Tribune libre

La guerre des 3 FN aura bien lieu

Les sondages actuels accréditent l’idée que Marine Le Pen pourrait sans doute accéder au 2ème tour de l’élection présidentielle de 2017, mais qu’elle perdrait face au candidat UMPS, peut-être par exemple, face au candidat euro-mondialiste Alain Juppé. Cette analyse est à mon avis un peu trop optimiste, même pour le 1er tour, car Marine Le Pen est incapable de rassembler les différentes mouvances frontistes et ne fait au contraire que créer et aggraver les divisions existantes.

Cette année, le 1er mai tombait un dimanche, et l’on a donc assisté à deux événements, presque simultanés.

D’un côté, Jean-Marie Le Pen a déposé une gerbe de fleurs au pied de la statue de Jeanne d’Arc et fait un discours, comme c’est la tradition au FN depuis longtemps. C’était là le FN historique. Bruno Gollnisch, Marie-Christine Arnautu et quelques autres y étaient. Ils sont maintenant menacés de sanction à cause de leur fidélité.

De l’autre côté, Marine Le Pen et ses sbires ont tenu un banquet, près d’une autre statue de Jeanne d’Arc. C’était là le néo-FN marino-philippotesque, le FN de gauche, cette sorte d’aberration politique néo-communiste, complètement en rupture avec la mouvance du FN historique. Marine Le Pen se plait à penser que les électeurs adhèrent à sa ligne, raison pour laquelle le vote FN augmente. Je crois au contraire que le FN continue d’être le réceptable naturel des mécontentements, qui sont de plus en plus nombreux et graves. Avec ou sans diabolisation, le FN reste anti-système, et il est le seul parti anti-système à posséder un tel poids électoral. Les autres sont des groupuscules. Les gens votent FN d’abord pour exprimer leur rejet de l’état catastrophique de la France, qui hélas que peut que continuer à sombrer.

Il y a en fait deux questions, liées certes mais différentes. Marine Le Pen peut-elle gagner en 2017 ? Sa ligne politique est-elle bonne pour la France ? A ces deux questions, je suis malheureusement amené à répondre négativement. Et donc la question suivante est de savoir que faire.

La mouvance FN-historique comprend de nombreuses personnes qui n’y sont plus, comme par exemple Roger Holeindre qui était présent ce dimanche au discours de Jean-Marie Le Pen. Beaucoup sont partis d’eux-mêmes ou ont été purgés, parfois d’ailleurs par Jean-Marie Le Pen lui-même, ironie du sort… Il est très douteux que la mouvance FN-historique puisse se satisfaire de la dérive gauchisante du néo-FN marino-philippotesque.

Notons au passage qu’au moment où les sombres analyses du FN-historique sont validées tous les jours par la triste réalité, le néo-FN marino-philippotesque rompt avec les fondamentaux du FN. Une aberration de plus.

La querelle interminable entre le père et la fille, entre Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen, cache l’émergence d’une troisième mouvance : le Frontisme de droite. Cette mouvance déborde largement le FN en tant qu’appareil partisan. On peut y compter le SIEL avec Karim Ouchikh, le célèbre anti-remplaciste Renaud Camus, et même des élus encartés à l’UMP-LR. Tous ces électeurs et élus ne peuvent se satisfaire ni du FN néo-communiste ni d’une fausse droite, vendue au mondialiste et à l’idéologie libérale-libertaire de la gauche caviar.

Les candidats principaux pour 2017 sont à peu près connus : sans doute François Hollande pour la gauche, Marine Le Pen pour le FN néo-communiste. Je note que j’avais prévu il y a 2 ans et demi que le croque-mort chauve Alain Juppé serait le candidat du Système.

La question est donc : qui est le plus à même d’incarner la mouvance Frontiste-de-droite ? Il faudrait une personnalité motivée par l’action politique, avec de bonnes idées bien de droite, sans complexes, respectable, plus ou moins connu et charismatique. Alors, je vous donne mon choix.

Vous pensez peut-être à Philippe de Villiers. Non, je pense plutôt à Robert Ménard. Mon avis est qu’une candidature comme celle de Robert Ménard signerait l’arrêt de mort instantané du FN néo-communiste marino-Philippotesque. De ma part, c’est plus qu’une prévision, c’est pratiquement un souhait. Fin mai 2016, Robert Ménard organise pendant 3 jours dans sa bonne ville de Béziers une sorte d’université qui va réunir de nombreux personnalités et je vous invite à suivre cet événement. Pour ne pas attendre 2022. Voilà le slogan. Etonnant non !? 

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

close

MPI vous informe gratuitement

Recevez la liste des nouveaux articles

Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Mots clefs ,
14 Commentaires
Les plus anciens
Les plus récents Les mieux notés
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires

Ce numéro 80 de la revue Civitas est un numéro spécial de 100 pages.

On y trouvera d’une part un dossier consacré au Great Reset. Pour beaucoup cette expression (en français Grande Réinitialisation) demeure un peu mystérieuse. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question anecdotique, bien au contraire.

On retrouve dans cette revue les interventions de Monseigneur Viganò, qui a exercé d’éminentes fonctions à la Curie et dans la diplomatie vaticane (Nonce aux États-Unis), Xavier Poussard directeur de la lettre confidentielle Faits et Documents, Lucien Cerise, Modeste Schwartz et Pierre Antoine Plaquevent spécialistes reconnus de cette question, Xavier Moreau, grand spécialiste de la Russie, Le général Delawarde ainsi que la courageuse Cassandre Fristot qui relate les persécutions et les condamnations dont elle a été victime pour avoir simplement porté, dans une manifestation, une pancarte avec la question QUI ?

On sait aujourd’hui qu’il est des questions qu’il est interdit de poser…

A commander dès maintenant sur MCP pour 10 € seulement !

 

%d blogueurs aiment cette page :