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La Hongrie de Viktor Orban maintient sa ligne politique et sociale en défense de la famille traditionnelle. Le Parlement a accentué son offensive contre l’idéologie LGBT, à travers un paquet législatif qui inscrit le « genre » dans la Constitution et interdit de facto l’adoption aux couples de même sexe.

« La mère est une femme, le père est un homme », décrète un amendement à la loi fondamentale approuvé grâce au soutien des députés de la majorité, selon le site officiel de l’Assemblée. Ce texte, déposé le mardi 10 novembre,  définit le sexe comme étant uniquement celui de la naissance, et ajoute : « L’éducation est assurée conformément aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle et la culture chrétienne » du pays.

Dans son argumentaire, le gouvernement justifie cet amendement par la nécessité de « protéger l’enfant contre les possibles interférences idéologiques ou biologiques » du monde occidental moderne.

Le Parlement a en outre voté une loi autorisant seulement les couples mariés à adopter des enfants, ce qui exclut en pratique les homosexuels, qui n’ont pas le droit de s’unir en Hongrie. Des dérogations peuvent être accordées dans des cas exceptionnels.

Depuis le mois de mai, il est déjà légalement interdit d’inscrire un changement de sexe à l’état civil dans ce pays d’Europe centrale, membre de l’Union européenne (UE).

Dès son arrivée au pouvoir, Orban a fait réécrire la Constitution afin d’y inclure une clause définissant « l’institution du mariage comme l’union entre un homme et une femme ». La pression s’est intensifiée en 2018, quand il a promis une « nouvelle ère » culturelle.

La Hongrie, membre de l’Union Européenne depuis 2004, a également retiré l’accréditation officielle des études de genre.

Francesca de Villasmundo

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2 Commentaires
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Et alors !
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il y a 5 années

Malheureusement la France n’est pas la Hongrie ; loin de là !

pamino
pamino
il y a 5 années

« La Hongrie, membre de l’Union Européenne depuis 2004, a également retiré l’accréditation officielle des études de genre. »


Je fais appel aux locuteurs maternels de français, gardiens de la langue française, de ne pas imiter ce qui est déjà en anglais presque un fait accompli, c’est-à-dire que ‹sex› n’y veut presque plus dire que ‹la baise›, de sorte qu’on ait piraté le terme grammatique ‹gender› (masculin, féminin, neutre) au sens de ‹sexe› (mâle, femelle). Puisque j’ignore presque totalement la langue non-indoeuropéenne hongroise, je serais très intéressé de savoir si l’expression traduite avec ‹études de genre› y signifie des études de genre proprement dites (masculin, féminin, neutre) ou des études de sexe (mâle, femelle).

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