« Pour les immigrés clandestins, c’est la fin du laisser-aller. Préparez-vous à faire vos valises. Ils doivent partir, de manière civilisée et tranquille évidemment. »

Matteo Salvini, le nouveau ministre de l’Intérieur, a confirmé, le 2 juin dernier, la ligne anti-immigration du nouveau gouvernement italien :

« Nous sommes en train de travailler sur les ONG, mais ce qui est certain c’est que les États doivent retrouver leur rôle d’État. Et aucun « adjoint de passeur » (c’est-à-dire volontaire des ONG, ndlr) ne doit accoster dans les ports italiens. »

« Demain je vais à Pozzallo où ces dernières heures ont débarqués des hôtes non désirés. »

Cette ferme déclaration du président de La Ligue n’a pas plu au cardinal Francesco Montenegro, président de la Commission de la Conférence épiscopale italienne pour la Charité :

« Il est clair que la responsabilité des morts n’est pas seulement une question de déclarations électorales. Ce sont des morts qui pèsent sur la conscience de tous. Une solution doit être trouvée mais si c’est « mettons-les dehors » cela devient problématique parce que ce sont des vies humaines. Et on ne peut pas les écarter comme si de rien n’était. »

Toujours la même pensée unique de la bien-pensance qui favorise « le business » du trafic humain, business qui a « fructifié de façon démesuré sous le manteau de la solidarité » pour citer le nouveau premier ministre italien, Giuseppe Conte.

Francesca de Villasmundo

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