Donald Trump, président de la plus grande puissance mondiale, censuré… par Twitter ! C’est dire la super-puissance des réseaux sociaux dans le monde politique post-moderne.

Avec plus de 80 millions d’abonnés, Trump est largement actif sur Twitter, une manière de contourner la censure ou malhonnêteté de la presse mainstream à son égard.

Mais depuis plus de deux semaines un véritable bras de fer est engagé entre Trump et Twitter.

Le réseau social, dont le patron Jack Dorsey est un opposant politique de Trump et s’affiche comme un soutien des Démocrates américains, a décidé dernièrement, selon une modération toute subjective, de s’en prendre au président américain en signalant deux de ses tweets contre le vote par correspondance comme « trompeurs », en en masquant un troisième sur les affrontements de Minneapolis en le considérant comme une « apologie de la violence », et en désactivant une vidéo d’un autre tweet « suite à un signalement du détenteur des droits d’auteur ».

 

En réponse à ces attaques répétées, qui sont des attaques politiques, Trump s’active désormais pour limiter le pouvoir des plateformes. Le président américain a frappé un grand coup jeudi 28 mai en signant un décret visant à limiter la protection judiciaire des réseaux sociaux afin explique-t-il de « défendre la liberté d’expression ». 

Ci-dessous la fameuse vidéo censurée :

Francesca de Villasmundo

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Un commentaire

  1. Cela a-t-il vraiment de l’importance? Les présidents US sont en général interchangeables – John Fitzgerald Kennedy fut une exception rare et cela lui a coûté la vie – et obéissent aux desideratas intimés d’au-dessus (par ces petits malins rompus au boniment qui leur ont fourni la place en les promouvant comme autant de produits d’hygiène parfumée à bon marché pour surfaces industrielles). Ils ont, au demeurant, beaucoup moins de pouvoir que ce n’est le cas dans le régime présidentiel français mis en place par un De Gaulle – pas vraiment partisan de la démocrassie – avec la constitution de 1958… une loi-faîtière qui n’était évidemment pas prévue pour les reptiles qui se sont succédés dans les glissades toujours plus accusées dès après son élimination de la scène politique. La plupart de tout ce qui apparaît désormais en vitrine dans les exécutifs de nos pays ne sont que des figurant; des images sans grande importance – quand bien même elles sont parfois hautes en couleurs façon show-bizz – à coller sur autant de punching-balls pour servir à focaliser le courroux de nos peuples bernés sur des images. De simples exutoires. L’essentiel de ce qu’il nous faut défaire d’urgence est ailleurs. Hanouna président?