L’Église du pape François connait une uniformisation doctrinale sur la question des migrants. Dernièrement, même le conservateur cardinal américain Daniel DiNardo, président de la Conférence épiscopale américaine, s’est insurgé contre la politique anti-immigration de Donald Trump.

De sa plus belle plume, il a écrit une déclaration dans laquelle il manifeste auprès de Tump toute son appréhension concernant les politiques menées en matière  de gestion des flux migratoires par le gouvernement fédéral des États-Unis.

Le fait que la Maison Blanche intervienne actuellement au sujet de la nature juridique du droit d’asile, en en limitant les concessions et en le destinant à ceux qui n’arrivent pas aux États-Unis de manière illégale, tout particulièrement en traversant clandestinement la frontière avec le Mexique, poussent les hauts ecclésiastiques américains à prendre position contre cette intervention. En suivant en cela la position anti-Trump du pape François lui-même.    

Les prochaines élections présidentielles de 2020 inquiètent les évêques américains aux orientations plutôt progressistes. La sensation est que le Tycoon pourra compter sur une large part de votes provenant de la base catholique du pays, spécialement de celle pro-life, mais pas sur celle des prélats crossés et mitrés.

Cette hypothèse confirme une tendance enregistrée en Europe lors des dernières élections européennes : alors que l’Église conciliaire se positionne à gauche, toujours aussi emballé par le progressisme tant religieux que politique, les peuples quant à eux abondent dans le sens du « populisme » si décrié par les élites mondialistes de l’establishment. L’identité sous toutes ses formes gagne leur assentiment !

Dans sa lettre à la sève très bergoglienne, le cardinal américain expose cette idéologie de l’autre glorifiée par le pape latino-américain : 

« La norme ajoute de nouvelles barrières à la possibilité pour les demandeurs d’asile d’accéder à la protection sauve-vie, nous soustrait à notre devoir moral et empêchera les États-Unis d’assumer son rôle habituel de guide de la communauté internationale comme pourvoyeur de protection au nom du droit d’asile. »

L’Église officielle désire que les États-Unis ne perdent pas ce qui en d’autres circonstances a été appelé « la vocation de l’accueil » tandis que Donald Trump a aussi la nécessité de maintenir ce qu’il a promis à ses électeurs lors de la campagne électorale de 2018.

Mais de ces promesses, de la volonté du peuple américain de limiter l’immigration-invasion, l’Eglise d’outre-Atlantique n’en a cure. Le cardinal DiNardo demande à Trump un changement de cap radical sur la question de l’accueil des migrants. Les voix ecclésiastiques américaines qui sortent de politiquement correct en matière d’immigration sont vraiment peu nombreuses !

Francesca de Villasmundo

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