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Voici la suite de la préface rédigée par le Cardinal Robert Sarah pour le livre de Marguerite A. Peeters, Le gender, une question politique et culturelle publié en Italie.

“(…) Les pauvres n’ont-ils pas de droits? Ce sont eux et leur développement qui devraient être au centre de la coopération internationale! Par contre, « les droits des homosexuels sont des droits humains et les droits de l’homme sont les droits des homosexuels”, cela semble être devenu le leitmotiv du discours actuel de la gouvernance mondiale et, par conséquent, on veut changer la culture populaire pour le libre choix de l’orientation sexuelle. Pire encore, les droits de l’homme sont utilisés pour imposer un tel projet idéologique, le secrétaire de l’ONU, d’une façon surprenante, déclarant « qu’aucune coutume ou tradition, qu’aucune croyance culturelle ou religieuse ne peut justifier le fait qu’un être humain soit privé de ses droits de l’homme” [Ban Ki-moon].

De quel droit sacrifie-t-on la culture et la foi des pauvres au nom de l’homosexualité, au nom des idoles de la décadence morale de l’Occident? Il est nécessaire aujourd’hui, de lutter en urgence pour concilier le droit avec le mariage et la famille, qui est un bien commun de l’humanité. Mariage et famille sont antérieurs au pouvoir politique qui a l’obligation de les respecter dans leur structure humaine universelle.

Au nom de l’idéologie de genre, on remplace le mariage par des unions civiles; on redéfinit les couples, le mariage, la famille et les enfants, pour promouvoir l’homosexualité et la transsexualité. On perd l’humanité, le sens de la réalité et de la raison des choses, et on contribue à la création d’une culture suicidaire.

C’est sémantiquement incorrect d’attribuer aux couples homosexuels le mot «mariage» et «famille» qui impliquent toujours le respect de la différence sexuelle et l’ouverture à la procréation. L’homosexualité s’oppose à la vie conjugale et familiale. Cela ne peut pas être une référence éducative pour les enfants; cela les ruine profondément et irréversiblement. Priver un enfant d’un père et d’une mère est une violence inacceptable (…) 

Il est inacceptable que les pays occidentaux et les organismes des Nations Unies imposent aux pays non occidentaux l’homosexualité et toute sa déviance morale, en utilisant des arguments économiques pour qu’ils révisent leur législation, et conditionnent leur aide au développement par la mise en œuvre de règles absurdes, subversives, inhumaines, contraires à la raison et à la réalité.

Promouvoir la diversité des «orientations sexuelles» en Afrique, en Asie, en Océanie, en Amérique du Sud signifie conduire le monde à la dérive totale de la décadence anthropologique et morale. Nous allons à la destruction de l’humanité! Les pays occidentaux se sont habitués à l’instabilité de leurs idées et à la construction d’idéologies aliénantes et éphémères comme le marxisme et le nazisme. L’exportation des idéologies à travers l’histoire a toujours fait beaucoup de mal à l’humanité. La pensée africaine ne peut pas être colonisée à nouveau. Après l’esclavage et la colonisation, on tente une nouvelle fois d’humilier et détruire l’Afrique en imposant l’égalité du genre. Il est essentiel que les Africains ne renoncent pas à leur sagesse et perspective anthropologique: le mariage et la famille, fondée uniquement sur la relation entre un homme et une femme. La sagesse africaine proclame que l’homme n’est rien sans la femme, la femme n’est rien sans l’homme, et les deux ne sont rien sans un troisième élément qui est l’enfant. Un enfant est le plus grand et le plus précieux don de Dieu. Il est l’expression la plus sublime de l’amour et de la fécondité généreuse du don mutuel des époux.

Une grande bataille a commencé avec de puissants moyens subversifs (…) L’effet corrosif de l’idéologie du genre, dit Marguerite A. Peeters, est si efficace dans la réalisation de ses objectifs qu’il pourrait donner lieu à un sentiment d’impuissance, de défaitisme et de laisser aller. Mais Marguerite Peeters rappelle que nous ne devons pas abandonner. (…)

Le discernement est la clé. Il faut être réaliste. Voir les choses de loin, dire la réalité actuelle dans la perspective la plus large possible. D’une part, nous devons être en mesure d’ouvrir les yeux sur les dures réalités de notre temps et, d’autre part, garder nos yeux sur le mystère de Dieu. Au lieu de rester dans des attitudes superficielles d’acceptation ou de rejet, il faut se réveiller et nous ouvrir à la lumière transcendante de la grâce. Nous devons «revenir à la source, revenir à la maison du Père» et maintenir la confiance dans la présence réelle de Dieu dans l’Histoire, une présence qui passe par notre coopération active et l’éveil de la conscience (…) “

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