L’Eglise conciliaire, François régnant, se teinte des couleurs de l’arc-en-ciel, non celui qui relie les hommes à Dieu mais celui qui précipite les âmes en enfer. Le chemin synodal entrepris par le Vatican et qui doit durer jusqu’en 2024 appelle « à une mise à jour permanente à la lumière de Vatican II ». Ainsi ce que les réformateurs protestants n’ont pas obtenu en son temps, la Rome néo-moderniste et néo-protestante l’avalise.

Le bureau de presse du Saint-Siège a dévoilé le 27 octobre dernier le document guide de la prochaine phase du Synode sur la synodalité. L’équipe du Synode, composée par le cardinal Jean-Claude Hollerich (rapporteur général du Synode), le cardinal Mario Grech (secrétaire général du Synode des évêques), le professeur Anna Rowlands, le père Giacomo Costa (consultant du Secrétariat général du Synode), et Mgr Piero Coda (secrétaire général de la commission théologique internationale) a présenté des demandes pour une plus grande inclusion des groupes divorcés et « remariés », LGBT, et propose un diaconat féminin.

Ce document, intitulé Agrandir l’espace de votre tente, a été écrit à plusieurs mains par un groupe d’experts « théologiens, laïcs et évêques » pendant quelques jours en septembre. Comme indiqué précédemment par le quotidien web LifeSiteNews, parmi ces experts sont « inclus un certain nombre de personnes qui s’opposent à la messe traditionnelle et soutiennent la contraception ». Le texte est un résumé des nombreux rapports présentés par 112 des 114 conférences épiscopales, par 17 des 23 départements de la Curie romaine et par toutes les Églises orientales catholiques.

Les auteurs ont noté que le document n’est pas « un document concluant, car le processus est loin d’être conclu », ni fait partie du magistère « de l’Église, ce n’est pas non plus le rapport d’une enquête sociologique ». Au lieu de cela, « il reste un document théologique dans le sens où il est orienté vers le service de la mission de l’Église : annoncer le Christ mort et ressuscité pour le salut du monde ». Une annonce qui dans la pratique de ces hiérarques conciliaires oublieux des droits premiers du Christ Rédempteur sonne plutôt comme un abandon à tous les vents de la dépravation d’âmes certainement en peine mais laisser à leur penchant mortel. Ce n’est pas le Christ qu’annonce cette Eglise conciliaire mais un anti-évangile homocentré, homosexualiste, féministe, anti-Christ puisque contre les droits sacrés de Dieu.  

Ainsi l’équipe du Synode explique que l’Eglise doit être « plus accueillante » pour les LGBT et les « remariés ». Le document s’inspire des différentes relations diocésaines pour désigner des groupes de personnes qui se sentent « négligés et exclus ». Parmi ceux qui « ressentent une tension entre l’appartenance à l’Église et l’expérience de leurs relations émotionnelles », le document énumère : les divorcés et remariés civilement ; les parents isolés, les personnes dans les mariages polygames ; les personnes LGBTQ, etc. « Tout le monde a besoin d’une Église plus accueillante », précise le document.

Si le cardinal Grech a déclaré lors de la conférence de presse que « nous ne prenons aucune position » pour le moment, les réseaux sociaux des lobby lgbtqi ne s’y sont pas trompés en y voyant déjà une position d’ouverture vers l’acceptation des pratiques homosexuelles, transgenres, concubines et polygames par le simple fait que des prélats s’interrogent et étudient la possibilité d’une réponse positive. Si ces clercs s’en tenaient à la doctrine traditionnelle, la question en se poserait même pas : le Christ, Saint Paul, le dépôt de la foi immuable, le catéchisme, le Droit canon, condamnent fermement ces pratiques contraires à la loi morale, à la loi de l’Eglise, aux dix commandements, tout en prêchant la miséricorde envers le pêcheur qui passe l’obligation de quitter un état de vie peccamineux.

Dans ce document synodal, une grande attention est accordée également au rôle des femmes, y compris les appels à l’ordination des femmes. Le document indique qu’il est doublement nécessaire d’attirer des hommes « vers une appartenance plus active à l’Église et de permettre aux femmes de participer plus pleinement à tous les niveaux de la vie de l’Église ».

S’adressant aux médias réunis lors de la conférence de presse, le professeur Rowlands a déclaré que « la question du diaconat pour les femmes avait été soulevée à plusieurs reprises, à travers de nombreux rapports » ainsi que celui de l’ordination des femmes. Sans surprise les femmes qui militent pour l’accès de la gent féminine au sacerdoce ont accueilli favorablement cette partie du texte qu’elles estiment avoir été « encouragée » grâce aux divers « appels presque universels pour les femmes au gouvernement, les femmes prédicatrices et un diaconat féminin ».

La question des divorcés-remariés civilement et des polygames qui n’ont pas accès à la communion est abordée pareillement et toujours dans un sens qui se veut « inclusif ». Que n’oublient-ils pas ces théologiens orgueilleux de leur progressisme que Dieu reste Dieu et sa Loi sa Loi, et que leur « inclusion » conduit à l’exclusion éternelle !

Le Synode sur la synodalité a déjà été comparé à Vatican II. Cette description a été appuyée par le texte du nouveau document, qui a révélé que la conversion et la réforme « du synode » se traduisent par une réforme tout aussi continue de l’Église, ses structures et son style, dans le sillage de la volonté d’une « permanente ‘mise à jour’, précieux héritage de Vatican II auquel nous sommes appelés à nous adresser à l’occasion de son 60e anniversaire ».

« Le message du voyage synodal est simple : on apprend à marcher ensemble et à s’asseoir ensemble pour casser le même pain, afin que chacun puisse trouver sa place. Tout le monde est appelé à participer à ce voyage, personne n’est exclu. C’est ce que nous pensons être appelés à faire pour annoncer de manière crédible l’Évangile de Jésus à tous les peuples. C’est le chemin que nous essayons de suivre pour l’étape continentale. » Et encore : « [Une spiritualité synodale] ne peut être que celle qui accueille les différences et favorise l’harmonie, ce qui tire l’énergie des tensions pour avancer. »

Après la publication du nouveau texte, les évêques du monde entier doivent maintenant élaborer leurs réflexions locales sur le document. Par la suite, sept réunions continentales des conférences épiscopales auront lieu, qui se tiendront en Afrique, en Océanie, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique latine, en Europe et en Amérique du Nord.

Une fois tous les documents résultant de ces réunions terminés, ils formeront à leur tour la base du document de travail (Instrumentum laboris) – finalisé d’ici juin 2023 – pour le Synode des évêques qui se tiendra au Vatican du 4 au 29 octobre 2023.

L’évolutionnisme théorisé sous Vatican II, d’une Eglise qui doit continuellement s’adapter au monde, continue ses ravages doctrinaux et moraux. Après avoir vidé la doctrine de sa sève catholique pour ne garder que des mots vides de leur sens catholique premier, l’Eglise conciliaire vide la loi morale de sa catholicité pour marcher à l’unisson avec les us et coutumes contemporains gay-friendly et féministes. Viendra un jour, peut-être pas si lointain, où ces mêmes prélats s’interrogeront sur la possibilité d’une femme transgenre d’accéder au sacerdoce…

Faudra-t-il en arriver à de telles aberrations pour que le fidèle qui veut rester catholique et faire son salut applique le conseil donné par Mgr Lefebvre en 1989 :

« Ce que l’on peut espérer, c’est que les fidèles soient de plus en plus nombreux, qu’ils ouvrent les yeux et finissent par voir où se trouve la vérité et constatent que le salut est dans la Tradition et non dans l’Eglise conciliaire qui est de plus en plus schismatique. »

Francesca de Villasmundo

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