Le Texas conservateur et pro-Trump, fortement opposé aux mesures extrêmes liés à la crise du covid recommandées par Biden et le monsieur covid américain, le docteur Fauci, témoigne à nouveau de son esprit contraire à l’air du temps. Le « Heartbeat Act » a été promulgué par le gouverneur du Texas, Greg Abbott, en mai, et est entré en vigueur mercredi dernier. Cette loi interdit l’avortement à partir de six semaines de grossesse.

Plus précisément, cette loi interdit les avortements après la détection de ce que les membres des associations qui luttent contre l’avortement appellent un rythme cardiaque fœtal. Elle donne aussi à toute personne le droit de poursuivre les médecins qui pratiquent un avortement après le délai de six semaines. La législation fait une exception en cas d’urgence médicale, qui exige une preuve écrite d’un médecin, mais exclut les grossesses résultant d’un viol ou d’un inceste.

La loi, l’une des plus restrictives du pays, est entrée en vigueur après que la Cour suprême n’a pas répondu à un appel d’urgence des prestataires d’avortement. Les médecins et les groupes de défense des droits des femmes ont fortement critiqué la loi.

Les associations et organismes promouvant l’avortement, tels Planned Parenthood et l’American Civil Liberties Union (ACLU), ont alors demandé à la Cour suprême de bloquer la législation.

Mercredi aux premières heures, l’ACLU a confirmé que la Cour suprême n’avait « pas répondu à notre demande », ajoutant : « L’accès à la quasi-totalité des avortements vient d’être coupé pour des millions de personnes ». Le groupe, qui affirme que jusqu’à 90 % des avortements au Texas ont lieu après six semaines de grossesse, a qualifié cette évolution de « manifestement inconstitutionnelle ».

Le groupe américain Planned Parenthood a également condamné l’interdiction, en tweetant :

« Quoi qu’il en soit, nous ne reculons pas et nous nous battons toujours. Tout le monde mérite d’avoir accès à l’avortement. »

Sans surprise, l’actuel président des Etats-Unis, Joe Biden, a critiqué cette loi encadrant l’avortement au Texas ainsi que la décision de la Cour suprême de ne pas la bloquer. Dans un communiqué, il a dénoncé le projet de loi comme « extrême », avertissant qu’il « nuirait considérablement » à l’accès à l’avortement, en particulier pour les Texans à faible revenu et les minorités raciales. Il a également ajouté que cette décision « provoque un chaos inconstitutionnel » et « insulte l’Etat de droit ».

Même si la loi qui vient d’être votée n’est pas totalement affranchie de l’air du temps, cela n’en reste pas moins une avancée dans la bonne direction. En ces temps de folie covidienne, autre face de cette culture de mort qui se veut globale, qui « insulte l’Etat de droit », c’est plutôt une bonne nouvelle.  

Francesca de Villasmundo

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