Ce n’était pas, peut-être pas, son intention mais le Vatican en organisant en partenariat avec le Metropolitan Museum of Art’s Costume Institute de New York une exposition sur « la mode et l’imaginaire catholique » s’est fait le piédestal de la jet-set blasphématoire et sacrilège.

En février s’est tenue au Palais Colonna de Rome en présence du commissaire de l’exposition, Andrew Bolton, du rédacteur en chef de Vogue US, Anna Wintour, des stylistes Donatella Versace et Pierpaolo Piccioli (Valentino) sous la houlette du cardinal Gianfranco Ravasi, président des Conseils pontificaux pour la culture, l’archéologie sacrée et le patrimoine culturel de l’Église, la présentation en avant-première de cet événement artistique Heavenly Bodies : Fashion and the Catholic Imagination qui se tient à New-York du 10 mai jusqu’au 8 octobre prochain. 

25 galeries avec 40 objets religieux ayant appartenu à 15 papes et provenant de la sacristie de la Chapelle Sixtine, disposés à côté de vêtements et tenues inspirés par le monde catholique. Certains des objets provenant du Vatican sont tellement précieux qu’ils n’ont été concédés que pour quelques jours telles la tiare de Pie IX avec ses pierres précieuses et la chape de Benoît XV entièrement brodée d’or. Feront pendant à ces objets sacrés, des vêtements profanes dessinés par les couturiers de mode Dolce&Gabbana, Versace, Chanel, Valentino, Balenciaga, Sorelle Fontana, Capucci, Azzedine Alaïa, Ann Demeleumeester, John Galliano pour Dior, Jean Paul Gaultier, Yves Saint Laurent, Moschino, Elsa Schiaparelli, Gattinoni, Craig Green, Madeleine Vionnet, Isabel Toledo, Raf Simons, Thierry Mugler. 

Cette exposition a été précédée hier, mercredi 7 mai 2018, par le “traditionnel” Met Gala, soirée de gala destinée à recueillir des fonds pour les expositions du musée du costume new-yorkais, auquel ont participé des célébrités du show-biz, de la jet-set et les stylistes internationaux. Un vrai raout pour les richissimes de la planète, chaque place coûtant 30 000 dollars… Pour l’édition 2018, le Met Gala était présidé par Rihanna, Amal Clooney et Donatella Versace. Toutes les pires excentricités vestimentaires, si ce n’est le mauvais goût, ont été de la partie, comme de coutume. Et puisque cette année le thème était en corrélation avec le catholicisme, certaines de ces stars à la spiritualité sulfureuse, voire diabolique, n’ont pas hésité à commettre blasphèmes et sacrilèges.

La chanteuse Rihanna, membre de la secte franc-maçonne des Illuminati, était vêtue en pape avec tiare, chape et pierres précieuses. Une autre figure du show-biz, la militante Lgbt, qui s’est flattée d’avoir vendu son âme au diable, Katy Perry, vêtue par Versace, se prenait pour l’archange Saint-Michel, toute d’or vêtue avec des ailes blanches, alors qu’elle est plutôt adepte de l’ange noir déchu… L’actrice Zendaya s’est crue une nouvelle Jeanne d’Arc, mais ressemblait plus à une prostituée de luxe… Madonna, Lady Gaga, et autres stars décadentes et dépravées ont eu, avec leur couturier attitré, une imagination débordante pour singer le sacré catholique. Des images sorties des temples occultes et non de l’imaginaire chrétien.

Et c’est à cette parodie du catholicisme qu’a collaboré le Vatican et son représentant le cardinal Ravasi, il est vrai ami des frères

Francesca de Villasmundo

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3 commentaires

  1. Jean-Pierre DICKES says:

    On voit mal pourquoi le pape accepte de se faire ridiculiser par une mondaine. J’imagine Jésus dans un truc pareil. Quant à ce Rivasi il eut été bien inspiré de demander le programme.

    • MORAND says:

      C’est comme au temps de la Renaissance où la Papauté à force de vouloir améliorer son image s’est conformé au monde et a protégé des blasphémateurs et des païens. À une différence près (mais quelle différence !) : elle n’a à l’époque rien lâché sur l’essentiel, c’est-à-dire le dogme. Mais ça, c’était avant (Vatican II)

  2. Sancenay says:

    Ils auraient du coiffer leur “papesse ” , tel l’infortuné Roi Louix XVI d’un bonnet phrygien, plutôt que d’une tiare .Cela aurait eu le mérite d’être plus explicite , si ce n’est plus réaliste quant à la fin de l’histoire.

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