Le fiasco économique du régime socialiste de l’inepte Maduro, qui rejoindra tôt ou tard dans les poubelles de l’histoires le Chili d’Allende et le Nicaragua d’Ortega, a entrainé un exode massif de la population, exactement comme on l’avait constaté à Cuba qui a perdu plus d’un quart de sa population, parmi les plus diplômés et les plus compétents.  Depuis 2014, ce sont 146.000 Vénézuéliens qui ont demandé l’asile politique aux pays d’Amérique latine, plus 444.000 qui ont utilisés d’autres procédés d’immigration légale, 240.000 dont le dossier et en cours d’étude et encore plus qui sont rentrés illégalement. Les Tarjeta de Movilidad Fronteriza, une sorte de visa temporaire permettant d’aller acheter de la marchandise dans les zones frontalières, ont été distribués à hauteur d’1,6 million.

Selon le journal de gauche espagnole El Pais, on a assisté à une explosion des immigrants vénézuéliens depuis 2015 :

Plus de 10.000 % d’augmentation : Pérou (+ 14.975 %)

Plus de 1.000 % : Colombie (+1686 %), Brésil (+1360 %), Chili (+1222 %).

Plus de 100 % : Panama (+669 %), Argentine (+639 %), Bolivie (+572 %), Paraguay (+410 %), République Dominicaine (+378 %), Uruguay (+363 %), Equateur (+344%), Mexique (+104 %),

Plus de 1 % : Trinidad & Tobago (+73 %), Costa Rica (+38%), Espagne (+26 %), Canada (+16 %), Etats-Unis (+14 %), Italie (+2 %), Portugal (+2%).

Le nombre de réfugiés vénézuéliens atteint des sommets : dans le pays voisin et honnie, la Colombie, le cap du million de réfugiés a été franchi (1,032 million). Le reste des pays d’Amérique du Sud (Brésil excepté) accueillent 680.000 Vénézuéliens, les Etats-Unis plus de 300.000, 210.000 pour l’Espagne et plus de 50.000 pour l’Italie. Pour le Brésil, la barre des 40.000 a été franchie, à la grande exaspération du nouveau président qui a menacé d’envoyer l’armée rétablir l’ordre.

Notons que les partisans du port d’arme ont un nouvel exemple avec le Venezuela. Ils lancent actuellement une campagne sur Tweeter juxtaposant deux « une » des pages « Amérique latine » de la BBC : celle du 1er juin 2012 titrant « Le Venezuela interdit la possession de fusils à titre personnel » et celle du 22 juin 2018 titrant : « Crise vénézuélienne : les Nations Unies déclarent que les forces de sécurité ont tué des centaines de personnes ». En incitant bien sûr au lecteur à envisager un lien de cause à effet. En tout état de cause, un article de l’Observatoire de la Christianophobie du 10 octobre annonce qu’un « prêtre des pauvres » a été assassiné par les sbires de Maduro le 8 octobre dernier. Arrêté le 5 octobre, Fernando Alban, conseiller de commissions humanitaires de quatre paroisses de la capitale du Venezuela (Santa Rosalía, San Pedro, El Recreo et San Agustín) où il était très actif dans l’aide et le secours aux pauvres des quartiers les plus misérables de la capitale et opposant au régime de Maduro, Fernando Albán s’est « suicidé » en tombant du 8e étage de l’immeuble du Service bolivarien du renseignement national (SEBIN)… Il a été accusé de « complicité avec une organisation terroriste », accusation facile tant à Caracas qu’à Paris.

Un malheur n’arrivant jamais seul, c’est toute l’économie du Venezuela qui s’est écroulée. A commencer par le bolivar, dont les tourments actuels rappellent les meilleurs dialogues de Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages, quand la monnaie sud-américaine était dénigrée par Léontine Palpicart : « Bolivars, bolivars, tu m’offrirais de la sterling, du mark, de la couronne je dirais banco. Même du yen, je dirais banco. Mais le bolivar, ce n’est que jamais que du bolivar, Alfred, Alfredovitch, c’est-à-dire petite monnaie nègre (…) Tu me proposes du papier à cul contre du dollar US et tu voudrais qu’on traite au cours officiel. Est-ce que tu me prends pour un enfant de cœur ! (…) Tes biffetons de carnaval tu pourrais aller jouer au Monopoly avec ». Avec une inflation de 82700 % pour le mois de juillet 2018, il faut 14,8 millions de bolivars pour avoir 2,4 kilos de poulets (soit 2,2 $), 9,5 millions pour 1 kilo de viande (A,45 £), 8 millions pour un paquet de couches (1,22 $), 7,5 millions pour 1 kilo de fromage (1,14 $), 5 millions pour 1 kilo de tomates (0,76 $), 3,5 millions pour un savon (0,53 $), 3 millions pour 1 kilos de carottes (0,46 $), 2,6 millions pour un rouleau de papier-toilette (0,40 $ )et 2,5 millions pour un kilo de riz ou de pâtes (0,38 $).

Hristo XIEP

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2 commentaires

  1. M. Xiep se garde bien de préciser que l’opposition vénézuélienne est à la solde des Etats-Unis et que les graves problèmes économiques que connaît le Venezuela sont essentiellement dus aux pressions exercées par l’Oncle Sam et la bourgeoisie comprador (elle veille, notamment, à ne pas approvisionner les magasins) et, partant, traîtresse.

  2. Bainville says:

    “..les graves problèmes économiques que connaît le Venezuela sont essentiellement dus aux pressions exercées par l’Oncle Sam et la bourgeoisie comprador…”
    Ah ! vraiment.
    Leçon marxiste universitaire énoncée, qui est sans rapport avec la destruction systématique par le socialisme de Chavez appliqué avec persévérance à un pays doté de moyens remarquables pourtant.

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