A la faveur de la crise politique qui sévit depuis deux ans et demi en Irlande du Nord, en la laissant sans gouvernement, Westminster a approuvé à une très large majorité deux amendements pour légaliser l’avortement et le « mariage » pour les duos d’invertis en Irlande du Nord si le gouvernement nord-irlandais n’est pas rétabli d’ici le 21 octobre prochain.

Ce véritable coup de force, destiné à faire avancer la culture de mort en Irlande du Nord, a suscité une vive réaction de la part de quatre évêques nord-Irlandais. Ils disent non à la légalisation de l’avortement et à la voie libre au mariage pour les duos d’invertis, décidés par la Chambre des Communes à Londres.

Mgr Eamon Martin, primat de l’Église Catholique Romaine irlandaise et évêque de Armagh, l’évêque de Down et Connor (Belfast) Mgr Noel Trenor, l’évêque de Derry Mgr Donal McKeown et celui de Clogher Mgr Larry Duffy, à la tête des plus importants diocèses du nord de l’île, ont signé une lettre conjointe où ils expriment leur désapprobation concernant ces décisions prises à Westminster. Une désapprobation que l’on pourrait croire fondée principalement sur les principes catholiques et les droits de Dieu alors qu’en réalité, si elle rappelle il est vrai « le droit égal à la vie de la mère et de l’enfant en son sein », se base cependant avant tout sur l’aspect « anti-démocratique » de la loi votée par la Chambre des Communes :

« Nous nous unissons, écrivent les évêques, aux centaines de personnes qui ont déjà exprimé leur préoccupation et voulons exprimer notre désappointement pour la manière dont on a usé comme jamais auparavant de la loi pour la formation du nouveau parlement d’Irlande du Nord pour pénétrer dans la législation avec un impact dévastateur sur le droit à la vie des enfants dans le sein de leur mère. Le droit à la vie et à l’amour de la mère et de l’enfant qui va naître et au bien de chaque société est fondamental, les citoyens méritent la plus grande participation au débat démocratique sur la législation qui doit régler un tel droit. »

En République d’Irlande au Sud, le « mariage pour tous » a été légalisé par référendum en 2015 et la même chose est advenue pour l’avortement en 2018. Ils ont eu la voie libre à une large majorité. Les quatre évêques font donc appel à l’esprit du Traité de paix pour demander que l’on réfléchisse de manière collective, comme cela fut dans le Sud, sur deux décisions aussi importantes :

« Le même type de critère regarde aussi la nature du mariage, lit-on dans le document. Ce qui est en train d’arriver à Westminster ces derniers jours mine inévitablement les droits fondamentaux des citoyens et le principe de dévolution qui est au cœur du Good friday agreement (accord de Belfast, en anglais : Belfast Agreement, en irlandais : Comhaontú Bhéal Feirste), officiellement nommé Accord de paix pour l’Irlande du Nord, ndlr). Cela doit être un motif de forte préoccupation pour tous les citoyens d’Irlande du Nord et pour quiconque a à cœur les droits à la vie comme le plus important droit humain. »

Les quatre évêques de conclure :

« Nous en appelons au premier ministre et au gouvernement de Westminster pour redresser ce changement de cap dans la loi pour la formation de l’exécutif en Irlande du Nord qui pour l’instant comprend des décisions que n’a jamais prises l’Irlande du Nord, et nous demandons aux citoyens nord-Irlandais de se réveiller et de décider seuls sur ces thèmes. Nous leur demandons de manifester leur attention pour chaque enfant qui n’est pas encore né et pour chaque mère et de le faire en demandant à chaque représentant politique de garantir dans notre législation accordée un égal droit à la vie. »

Cette angle d’attaque destiné à défendre la vie de l’enfant à naître et le respect du seul mariage digne de ce nom, l’union d’un homme et d’une femme, face au projet de loi de Westminster, en se basant sur les droits de l’homme, les droits humains, et le respect du vote démocratique, risque de ne pas résister longtemps sous les coup de butoir de la pensée unique. Il suffira en effet que les citoyens changent d’avis « démocratiquement », -et cela viendra, n’en doutons pas, grâce à une savante propagande médiatique à venir orchestrée par un maître en la matière, la conscience morale universelle-, pour que ces évêques conciliaires certainement de bonne volonté mais imbus des principes libéraux actuels plus que de la loi divine, doivent s’incliner, tristement certes, mais s’incliner tout de même devant la volonté du peuple, la nouvelle maîtresse des lois !

Seule une défense de la vie fondée en premier sur les droits de Dieu et la loi divine a le mérite d’être intemporelle, immuable, stable, et souveraine, face à une opinion publique et un vote démocratique par définition influençables.

Francesca de Villasmundo

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12 commentaires

  1. C’est le résultat d’un référendum. Ces évêques doivent respecter le choix du peuple.Vox populi vox dei.

  2. Ce n’ est pas la voix du peuple mais la voix de ceux qui manipulent le peuple .Tocqueville disait ” je ne crains pas la démocratie , les gens voteront pour qui on leur dira de voter .” Si le peuple n’ est pas disposé à bien voter , on trafique les résultats ou bien on n’ organise pas de référendum sur l’ immigration par exemple ou encore on attend le moment opportun pour l’ organiser : il y aura peut- être un référendum sur ce sujet lorsque la population issue de la diversité sera majoritaire ou presque , on ajoutera les voix des gaucho- bobos .

  3. Bien parle tinatine ,,a propos de mouche a daube ,ca me rappele la phrase de mon pere a chaque carence du systeme “”manque de moyen “Serait ce le cas pour MPI qui n utilise pas de bon trolicide ,,,le ver mlf 68 aurait il mute en mouche ??Il y a des maudits qui me rappelent la scene de mourir d aimer de Cayate .La detennue gay maso qui fait semblant d avoir eu un rapport avec annie girardot pour se faire avoinner par son “”homme ,,”la lie de la societe comme disait encore mon pere ,Des rodeurs ,,poetes de pissotiere ,,,

  4. Cohelet says:

    @au troll Sheldon
    Je cite wikipédia au sujet de “vox polpuli, vox Dei” :
    Elle apparaît d’abord pour désigner le mode de reconnaissance des saints dans l’Église catholique : c’est la réputation de sainteté dans le peuple chrétien qui fait le saint jusqu’au xiiie siècle. Ensuite, l’Église soumet le cas à un procès en canonisation, dans lequel l’argument de la popularité du saint est une condition indispensable : le rayonnement spirituel du candidat est un signe de sa participation à la sainteté de Dieu et apporte la certitude que son exemple est accessible au reste du peuple chrétien. Dans ce cadre-là, elle signifie plutôt : « Si le peuple pense qu’il est saint, c’est que Dieu doit aussi le penser ».
    C’est en 798 que le moine anglais Alcuin écrit à l’empereur Charlemagne qu’il faut se méfier de la voix du peuple, notamment en ce qui concerne l’élection par acclamation, afin d’éviter l’influence d’une émotion populaire éphémère et de permettre les conditions d’un jugement historique dépassionné.

    Au xvie siècle, l’opinion de Machiavel est bien différente :

    « Ce n’est pas sans raison qu’on dit que la voix du peuple est la voix de Dieu. On voit l’opinion publique pronostiquer les événements d’une manière si merveilleuse, qu’on dirait que le peuple est doué de la faculté occulte de prévoir et les biens et les maux.»

    Trois siècles plus tard, Hegel écrit que l’adage est faux si l’on veut dire que l’opinion est le substantiel de l’État.

    Machiavel, Hegel,… On sait de quel côté vous vous situez.

    Vous allez nous répéter ad nauseam les trois expressions latines que vous connaissez ?
    Faîtes attention à vos propos, un jour ça se retournera contre vous, on ne se moque pas impunément et indéfiniment de Dieu.
    Passez une bonne journée.

  5. Claude Timmerman says:

    Sheldon, plus qu’un autre je crois avoir été ici, vous concernant, l’expression de la défense d’une certaine pluralité d’expression de l’opinion… Il serait cependant normal que vous jouiez alors aussi le jeu!
    Vous avez tout à fait le droit à titre personnel d’estimer que “Dieu est né de l’imagination des hommes” mais ayez l’honnêteté de le soulignez: c’est votre opinion personnelle qui n’autorise pas une affirmation globale et péremptoire comme vous le faites. Car c’est la perception de la nature de Dieu qui est le fruit de la pensé, de la réflexion, de la croyance; etc. des hommes.
    Non pas son existence!
    On vit aujourd’hui une époque finalement passionnante où après le règne stérile du “hasard et de la nécessité” – des décennies durant – les manifestation de l’existence de Dieu finissent par être démontrées par la science, même si les chercheurs concernés – professant toujours l’athéisme par bien-pensance – cachent cette réalité de leurs constatations en s’abritant derrière un autre nom: on parle de “déterminisme” pour ne pas avoir à parler de Dieu ou de “schéma divin” et devoir finalement avouer convenir que “Dieu est bien derrière”…
    Le scientifique que je suis (et vous n’en êtes pas!) est stupéfait depuis plus de vingt ans de voir comment dans l’infiniment grand (astro-physique) comme dans l’infiniment petit (biologie moléculaire) l’idée de l’origine non aléatoire des phénomènes s’affirme tous les jours… Et les conclusions s’accumulent…
    L’exemple le plus éclatant de ce fait s’observe dans le “grand design” de Stephen Hawking – considéré comme le plus grand astrophysicien de cette fin de siècle et le plus grand athéiste de cette période – où il explique comment la combinaison des dernières théories (big bang, mécnique quantique, etc.) permet parfaitement d’expliquer l’origine de l’univers “sans intervention divine”. Sa formulation est explicite:
    Et il écrit textuellement:
    ” A l’origine il y a eu une pulsation. Sans elle rien aurait existé et c’est parce qu’elle s’est produite que l’univers a pu être créé.” (sic!)
    Il faudrait beaucoup de très mauvaise foi pour refuser de voir là une nouvelle formulation d’un texte qui aura bientôt deux mille ans: le prologue de l’évangile d’un certain Jean I, 1-3:
    “In principio erat Verbum erat apud Deum et Deus erat Verbum ; hoc erat in principio apud Deum; omnia per ipsum facta sunt et sine ipso factum est nihil quod factum est .”
    Remplacez “Verbe” par “Pulsation” …
    Voyez que l’idée de Dieu s’impose d’elle-même aux plus grands scientifiques et que seule sa perception est du domaine de l’imaginaire des hommes!

    • Cher monsieur je vous remercie du soutien que vous avez apporté ici même. Chose assez rare pour être souligné. Quand à mon affirmation un brin provocatrice j’en conviens elle se base sur un livre d’un collègue du CNRS. Et l’homme créa les dieux. Dont je vous recommande la lecture.

  6. Soupape says:

    A Claude Timmerman,

    Je ne vous comprend pas.

    En effet, vous écrivez :
    ” Car c’est la perception de la nature de Dieu
    ” qui est le fruit de la pensée, de la réflexion, de la croyance; etc.
    ” des hommes.”
    ” Non pas son existence !”

    En réalité c’est Dieu qui a pris l’INITIATIVE de parler aux hommes,

    si bien que son Existence découle trivialement de cette initiative,
    et que les Détails de sa Nature (et aussi de ce qu’IL nous veut)
    sont REVELES par Ses Paroles …

    C’est donc Ses Paroles qu’il s’agit de lire et de comprendre.

    Compte tenu de la difficulté à comprendre les Paroles de Dieu,
    je vous conseille fortement
    d’invoquer le Dieu des Apôtres de Jésus-Christ
    et de lui demander son aide … pour vous les faire comprendre ;.
    ça vous servira aussi … d’entrée en matière avec LUI (Prière).

    Autrement vous essayerez d’IMAGINER la “Nature de Dieu”
    “comme fruit de la pensée,”
    “de la réflexion, et de la croyance des hommes” (sic)
    … et vous ne parviendrez jamais à aucune certitude.

    Ce que vous obtiendrez par cette méthode,
    sera le dieu abstrait et à usage personnel
    que vous aurez imaginé dans vos ratiocinations,
    je dis bien “imaginé”, puisque vous ne lui parlez jamais.

    Vous êtes comme beaucoup :
    Vous cherchez à approcher Dieu … “en catimini”,
    en essayant de LE connaître … par vos propres moyens,
    mais SURTOUT … en évitant de LUI parler !!!

    Et voilà pourquoi votre Dieu n’est qu’une abstraction,
    … avec laquelle vous n’avez jamais aucune relations …