Avec environ 18% des voix, -alors que les résultats connus ne sont pas encore définitifs-, les identitaires suédois sont déterminés à tenter une coalition avec les conservateurs qui ont obtenu, pour leur part, prés de 20% des voix.  Cette forte poussée des identitaires en Suède pourrait être déterminante lors des élections européennes de 2019 qui, de plus en plus, s’annoncent capables de renverser la majorité du  Parlement européen, car elle confirme “le sens de l’Histoire” chère aux marxistes, mais vers un retour des patries (la terre des ancêtres) en Union européenne. (Photo: Jimmie Akesson, chef du parti nationaliste Démocrate)

L’importante percée des identitaires n’est cependant pas aussi forte que le laissait prévoir les sondages. Gonfler les sondages de ceux qu’on veut perdre est une tactique bien connue pour démobiliser les troupes de l’adversaire tout en galvanisant les siennes.  Une tactique qui pourrait être tenue en échec si le “front républicain” à la suédoise venait à craquer et se transformer en “front du refus”.

Les Démocrates de Suède (SD), formation anti-immigration, nationaliste et europhobe obtiendrait 17,6 % des votes, après 12,9 % en 2014, échouant à devenir le deuxième plus grand parti de Suède.

Mais s’ils progressent moins qu’entre 2010 et 2014, les Démocrates de Suède se sont durablement imposés dans le débat politique et émergent en faiseur de rois entre les deux blocs. « Nous sommes les grands gagnants de cette élection (…). Nous allons exercer une véritable influence sur la politique suédoise », a lancé un Jimmie Åkesson triomphant à ses partisans réunis dans un restaurant de la capitale. « Je suis prêt à parler, à coopérer, à négocier avec tous les partis, mais je veux surtout inviter Ulf Kristersson à négocier », a-t-il ajouté.

L’opposition est déterminée à déloger les sociaux-démocrates mais pour construire une majorité solide, il lui faudrait dynamiter le cordon sanitaire qui, jusqu’ici, tenait les Démocrates de Suède à distance d’une influence politique directe. Le Monde

Les résultats de cette élection étant très fragmentés, de longues tractations s’annoncent pour la place de Premier ministre habituellement dévolue à la majorité parlementaire.

Ni le bloc « rouge-vert » sortant ni l’opposition du centre et de la droite n’ayant obtenu plus de 50 % des 349 mandats en jeu au Riksdag, le parlement suédois, de longues tractations s’annoncent de part et d’autre dans les semaines à venir. Les résultats encore provisoires donnaient les deux camps à égalité parfaite, à 143 mandats chacun.

[…] Le Parti social-démocrate du premier ministre Stefan Löfven perd près de trois points par rapport aux législatives de 2014, tombant à 28,4 % des suffrages, selon des résultats portant sur 99,8 % des circonscriptions.

[…] Le scrutin s’avère également décevant pour les conservateurs d’Ulf Kristersson qui perdent 3,5 points en quatre ans, atteignant 19,8 % des voix. Le Monde

Cette poussée des identitaires en Suède est un signe encourageant de plus pour un renversement de majorité au Parlement européen en 2019 au profit des eurosceptiques, identitaires, nationalistes et… de l’identité chrétienne.

D’abord triomphants à l’annonce des premiers résultats de sortie des urnes (16%) des Démocrates identitaires suédois, les médias “mainstream” ont du réviser à la baisse leur enthousiasme au cours de la nuit, puisque les résultats ont progressé jusqu’à prés de 18% et sont encore susceptibles de s’affiner au moment où j’écris cet article. S’appuyant sur les 16% annoncés un peu vite, les journalistes péroraient déjà sur une résistance d’un peuple suédois exemplaire… Or ce résultat confirme bien la poussée du front du refus de l’immigration-invasion dans tous les pays de l’Union européenne.

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

9 commentaires

  1. Cadoudal says:

    reste à voir comment nos tyrans licrasseux vont réagir à cette insubordination

    on va entendre hurler à la Bête Immonde qu’il faut accrocher à la corde de Nuremberg

  2. « un retour des patries (la terre des ancêtres) »
    La patrie n’est pas la terre des ancêtres mais celle des pères. L’ office d’ un traducteur et donc d’une traductrice est de traduire, pas d’« interprêter » dans le sens du politiquement correct.

    • Emilie Defresne says:

      Au mot à mot c’est la terre des pères, mais cela signifie la ,terre des ancêtres et non pas seulement celle des pères. Je n’ai pas traduit dans le sens du politiquement correct mais dans le sens commun.

      Et je ne suis pas traductrice en l’occurrence, m:ais auteur.

      • Emilie Defresne says:

        Sans compter qu’une traductrice n’a pas pour rôle de traduire au mot à mot, mais de traduire le sens avec les mots et les expressions qui traduisent le mieux le sens de ce qu’a voulu exprimer l’auteur.

        • Et comment la traductrice va-t-elle savoir le sens de ce qu’a voulu exprimer l’auteur, si ce n’est pas en lisant les mots qu’il a choisis pour s’exprimer ? C’est vous qui avez défini ‹ patrie › comme ‘terre des ancêtres’. La seule solution de votre présente difficulté aurait été d’inventer un mot signifiant littéralement ‘terre des ancêtres’, par exemple *ancêtrie (ou, moins féliciteusement, *parenterie), et puis attendre plusieurs décennies pour permettre à ce mot de s’établir dans le lexique. Enfin, ce qui est valable pour la traductrice l’est encore plus pour l’autrice, à cause de la plus grande responsabilité linguistique de celle-ci.
          Note lexicale : en vue de l’existence de la forme courante ‹ancestry› en anglais, je serais surpris s’il n’y en avait pas d’ancêtre en français, source de la plupart des mots latins en anglais.

          • Emilie Defresne says:

            Eh bien mon cher, vous avez tort. Comme quoi nul n’est parfait.

            • Emilie Defresne says:

              Et après un rapide passage sur les définitions des mots le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales me donne raison et Barrès aussi :

              PATRIE, subst. fém.
              I.
              A. − [L’accent est mis sur l’aspect concr., géogr.]
              1. Terre des ancêtres, pays natal. Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie? Dans son brillant exil mon coeur en a frémi (Lamart., Harm., 1830, p.392).Pour nous, la patrie, c’est le sol et les ancêtres, c’est la terre de nos morts (Barrès, Scènes et doctr., t.1, 1902, p.67):

              http://www.cnrtl.fr/definition/patrie

              Donc vous le voyez, inutile au français de passer par l’anglais pour se mettre à sa remorque en françisant un mot qui est inutile puisque le mot de Patrie suffit dans notre belle langue martyrisée par les anglicismes.

              • Vous n’avez rien compris de ce qu j’ai dit, parce vous aviez déjà votre parti pris. Je le dis plus clairement : La plupart des mots d’origine latine en anglais ne vient pas directement du latin mais de leur descendance française.
                En revanche, le mot français est un mot allemand et la quiche lorraine est un lothringischer Speck- und Eierkuchen (quiche parce que Kuchen en lorrain c’est Küchen). paminus dixit.

                • Emilie Defresne says:

                  Peut-être bien. Mais pour conclure, patrie à l’étymologie latine, signifie bel et bien “terre des ancêtres” en français… 😉

Médias-Presse-Info est une association à but non lucratif.

MPI a besoin de votre aide !

Notre besoin s’élève à 35.000 € pour 2019

btn_donateCC_LG

2350 récoltés 32.650 € manquants

2350 € récoltés / 35.000 € nécessaires

Il nous reste cependant 32.650 € à trouver !

btn_donateCC_LG

Merci de votre généreux soutien !