A la suite des référés déposés par Civitas, auxquels d’autres avaient ensuite emboîté le pas, et du jugement du Conseil d’Etat rendu le 18 mai, le ministre de l’Intérieur et des Cultes Christophe Castaner a signé un communiqué de presse qui autorise les messes dès aujourd’hui.

22 mai 2020

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, annonce avoir convenu avec les représentants des cultes des modalités de reprise des cérémonies religieuses.

Depuis le début de la crise sanitaire, les responsables des cultes en France ont fait preuve de réactivité et de responsabilité face à l’épidémie. Si les lieux de culte n’ont jamais été fermés, des restrictions ont dû être imposées pour les cérémonies religieuses alors même que le confinement se déroulait lors de fêtes religieuses particulièrement importantes, notamment pour nos concitoyens chrétiens, juifs et musulmans.

Conscients de cette situation, le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont entretenu un dialogue constant avec les responsables des cultes et dès le 4 mai au Sénat, le Premier ministre annonçait l’intention du Gouvernement de permettre la reprise des cérémonies religieuses, dans le respect des règles sanitaires pour la fin de mois de mai.

Par une décision du 18 mai, le Conseil d’État a jugé que la reprise des cérémonies religieuses pouvait être envisagée sous réserve du respect de règles sanitaires strictes. Ce matin, lors d’une nouvelle réunion de concertation, le ministre de l’Intérieur et les responsables des cultes ont pu s’accorder sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous.

Ainsi, un décret qui paraîtra dans les prochaines heures et entrera immédiatement en vigueur, prévoit que :

  • les lieux de culte seront tenus, comme tous les autres établissements recevant du public, de respecter les gestes barrières ainsi que les mesures de distanciation physique. Le gestionnaire du lieu de culte sera en charge du respect de ces prescriptions ;

  • les organisateurs s’assureront du respect de la règle la distanciation physique d’au moins un mètre entre deux personnes, en déterminant ce faisant le seuil maximal de fréquentation. Les organisateurs demeurent évidemment libres de fixer un seuil inférieur ;

  • le port d’un masque de protection sera obligatoire lors des cérémonies religieuses ;

  • une attention particulière sera portée sur les entrées et les sorties des édifices. Pour chaque lieu de culte, une personne identifiée sera ainsi désignée par l’organisation pour réguler le flux, veiller au nombre de personnes présentes à l’intérieur des bâtiments et éviter les attroupements aux abords de ceux-ci ;

  • la désinfection des mains sera obligatoire à l’entrée des lieux de culte.

Les préfets de département pourront interdire l’ouverture ou ordonner la fermeture d’un lieu de culte si ces règles ne sont pas respectées.

Par ailleurs, à ce dispositif nécessaire pour la sécurité sanitaire des fidèles comme des célébrants, viendra s’ajouter l’application de recommandations élaborées par chaque culte et adaptées à leur pratique rituelle.

Si l’objectif d’une reprise généralisée des cérémonies religieuses reste le 3 juin, il sera ainsi possible, dès la publication de ce décret, sous la responsabilité du gestionnaire du site et dans le respect des règles et obligations convenues avec les représentants des cultes, de célébrer à nouveau, progressivement, des offices.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, déclare : « Cette décision est le fruit du dialogue riche et permanent que nous avons entretenus avec les cultes depuis le début de cette crise sanitaire. Nous avons travaillé et trouvé une solution pour permettre la reprise des cérémonies religieuses tout en assurant la protection sanitaire de chacun. Notre volonté de protéger les Français et de limiter la circulation du virus n’a pas changé. Nous avons confiance dans la prudence et la vigilance exemplaires des responsables des cultes. »

 

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8 commentaires

  1. Il est HORS de question que je porte une muselière pendant la messe !

  2. Xavier S. says:

    La Messe traditionnelle présente l’avantage d’être célébrée dos à l’assemblée, au maître-autel situé derrière le banc de communion, dans le fond de l’abside, ce qui représente une distance suffisament “hygiénique” par rapport aux fidèles. Le port du masque ne pourra donc pas être imposé au prêtre qui y officie, ni aux servants, contrairement à la nouvelle messe,”face au peuple”, pour laquelle on a rapproché le plus possible la table-autel des fidèles (à la croisée des transepts ou parfois au milieu de l’assemblée).
    Le port du masque pose un problème pour le prêtre: il ne peut pas refléter l’image d’un Christ masqué, c.à.d. entravé et soumis à une autorité civile. D’autre part, le masque apparaîtrait comme un élément étranger et mondain qu’il porterait en plus des ornements sacrés du culte, lesquels l’habillent de la tête aux pieds.

  3. toto says:

    Le vicelard Castagnette s’est mis d’accord avec les vicieux de la CEF pour pondre cette infamie. Car le gouvernement n’a pas à donner des directives à l’intérieur des églises, il s’est adjoint les judas d’épiscopes. Il n’y a pas à obéir à des vicelards. Pas de masques, pas de désinfection
    Le vicelard Cooper exulte, cet inculte qui mérite un pied au cul(te).
    Les drs Delepine écrivaient que ce confinement était pondu pour humilier les Français. Ce décret est pondu pour humilier encore plus les Catholiques. Basta!

  4. Onclin says:

    @la Mésange:
    J’ai la même perception que vous, c’est la dictature du monde qui entre dans le premier pouvoir, c’est à dire le divin pour mieux l’asservir par le détail mensonger d’un rhume banal. « La rhinopharyngite (ou naso-pharyngite, communément nommée rhume banal) est une infection fréquente et généralement bénigne des voies aériennes supérieures (cavité nasale et pharynx) par un virus, principalement les picornaviridés (dont les rhinovirus), les adénovirus ou les coronavirus. »
    Je pense qu’il y a un moyen de sortir du trou c’est appliquer la même règle que dans les avions, eux n’ont aucune exigence de distance sociale, etc. Pourquoi les avions qui sont des lieux publics sont-ils dispensés de toutes obligations, car les gens sont dans les avions comme des harengs en caque et cela est interdit dans les lieux de culte. Civitas doit encore aller devant le Conseil d’Etat pour faire voler en éclat ce manque de raison du législateur.

  5. Geneviève says:

    Les gestes barrières ne sont à prescrire que vis-à-vis de Satan et ses sbires !
    Ils ne font pas partie de la Sainte-Messe, tout comme le bâillon.

  6. Geneviève says:

    Pour les matérialistes athées : la désinfection des mains pour se protéger des virus

    Pour les gens de foi : l’eau bénite pour se prémunir des démons

  7. Sandrine says:

    Ce pauvre inculte illettré de Castaner ne sait même pas écrire français. Il signe un communiqué de presse qui commence, en son nom, par une grosse faute d’orthographe :
    “Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, annonce avoir convenu (…)”
    Il fallait corriger : “Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, annonce être convenu (…)”
    Le verbe “convenir” se conjugue avec l’auxiliaire “être” et non “avoir” dans le sens où il est ici employé.

    Mais plus personne ne sait écrire le français, même pas les journalistes, et tout le monde trouve cela normal. C’est affligeant.

  8. Soupape says:

    A Sandrine,

    Le premier décret, celui du 15 mars 2020 …
    écrivait “la France hexagonale” … au lieu de “la France Métropolitaine”

    Le ministre ne sait ni écrire, ni se raser …
    C’est bien un fra-mossâne ! …