Le langage médiatico-politique est très bien rodé. Il a ses codes, ses automatismes et son rituel. Toujours les mêmes ! Mais c’est logique : les journalistes qui officient au royaume cathodique, comme la plupart des politiques, sont tous issus du même sérail et sortent, souvent, des mêmes écoles. Ayant reçu, à part quelques exceptions notables, les mêmes formations, ils ont les mêmes déformations. Et, plus ou moins bien formatés, ils ne sont là que pour prêcher “la bonne parole” au peuple et lui annoncer l’avènement d’un monde globalisé, multiculturel, métissé où tout se mélangera dans un magma incolore, inodore et sans saveur. Un monde où les particularismes des peuples seront gommés au profit des mœurs individuelles, notamment sexuelles. Ce sera plus rigolo !
 
Tous les transgressifs et transgenres de tous acabits sont déjà bien appréciés par nos bobos chroniqueurs. Mais pas seulement : les nomades déshérités, les migrants économiques et autres déracinés, qui viennent de pays lointains, exotiques ou orientalistes, ont une place de choix dans le traitement de l’information politique. La différence est devenue une valeur sûre. Surtout en période électorale ! On ne peut plus compter, tellement les exemples foisonnent, le nombre de responsables politiques qui, depuis des décennies, en opposition avec nos lois laïques et républicaines, ont accordé des passe-droits, des prébendes, à des communautés ethniques, religieuses, sexuelles ou culturelles. Pour justifier ces attributions et ces avantages, les mots employés sont édifiants : devoir de mémoire, droit à la différence, lutte contre l’islamophobie, pas d’amalgame, déterminisme religieux… Tout le langage de la repentance institutionnalisée a été employé pour nous anesthésier.
 
Nos experts en stratagèmes médiatiques croient que les fadaises qu’ils débitent à longueur de journée, peuvent encore avoir un impact quelconque sur nos réflexions et nos décisions citoyennes. Ils ne se rendent pas compte à quel point, plus grand monde ne tolère les inepties dont ils nous abreuvent. Et que leurs sondages prévisionnels, leurs élucubrations, leurs bavardages sans fin sur l’avenir politique des uns et des autres n’ont plus aucun effet positif. Car ils ne vivent plus, depuis longtemps, dans le même monde. Détachés d’un peuple qu’ils ne reconnaissent plus, ils ne comprennent plus rien. Leurs fonctions ne servent plus à rien et logiquement, un recyclage massif devrait très bientôt s’annoncer avec la venue du printemps… Qui ne sera pas non plus, le retour des oiseaux migrateurs !
 
Surprotégés par une complaisance évidente de la part d’un système qui a tout intérêt – à partir du moment où elle le sert – à leur laisser une liberté d’expression relative, ils ne voient pas que les temps changent. Mais ils sentent bien qu’ils ne sont plus en phase avec des idées patriotiques et protectionnistes devenues majoritaires… Chez certains, la peur et la panique sont nettement palpables : ça fait plaisir à voir !
 
Pour que notre bonheur soit complet, que tous les chantres de la mondialisation aillent voir si l’herbe est plus verte, ailleurs : cela nous fera des vacances !
 
Claude PICARD   

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Jeanne de France

Livre d’Alain Sanders

Jeannette est une petite fille de treize ans, vive et enjouée, qui n’aime rien tant que d’aller courir à travers champs avec ses amies.

Mais saint Michel lui apparaît et lui parle de la grande pitié qui est au royaume de France, envahi et opprimé par les armées anglaises.

Alain Sanders nous raconte ici la belle histoire de sa vie.

Avec 6 illustrations à l’intérieur du livre.

11 x 16,5 cm – 120 pages (éditions Clovis)

A partir de 8 ans

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