L’Organisation mondiale de la santé (OMS) travaille avec une société d’analyse pour s’engager dans une «écoute sociale» qui surveille les comptes de millions de personnes sur les réseaux sociaux pour lutter contre la «désinformation sur les coronavirus».

Selon un article d’ information de l’OMS du 25 août intitulé «Immuniser le public contre la désinformation», l’OMS, qui est le bras “santé” des Nations Unies, affirme qu’il y a «une surabondance d’informations et la propagation rapide de nouvelles, d’images, et vidéos » concernant le coronavirus.

L’OMS a déclaré dans son communiqué de presse qu’elle travaillait avec «des collègues de l’initiative UN Global Pulse, qui utilise l’intelligence artificielle et les mégadonnées pour s’attaquer aux problèmes».

«Nous ne combattons pas seulement le virus», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans le communiqué de presse. «Nous luttons également contre les trolls et les théoriciens du complot qui poussent à la désinformation et sapent la réponse à l’épidémie.»

En juillet, l’administration du président américain Donald Trump a officiellement entamé le processus de retrait de son pays de l’OMS. 

L’OMS a tenu sa première « Conférence d’infodémiologie » en juin et juillet, au cours de laquelle elle a appelé à «l’adaptation, le développement, la validation et l’évaluation de nouvelles mesures et pratiques fondées sur des données factuelles pour prévenir, détecter et répondre à la fausse nouvelle et à la désinformation».

Selon l’OMS en février de cette année, bien avant même que la plupart des pays ne commencent à confiner en raison du coronavirus, une rencontré s’est tenue au siège de Facebook «pour savoir comment promouvoir des informations de santé précises sur le COVID-19».

L’OMS dit qu’elle «travaille avec plus de 50 entreprises numériques et plateformes de médias sociaux», dont Google, TikTok et YouTube, «pour s’assurer que les messages de santé basés sur la science de l’organisation ou d’autres sources officielles apparaissent en premier lorsque les gens recherchent informations relatives au COVID-19. »

L’OMS a inventé un terme pour parler de ce qu’elle considère comme de la «désinformation» sur le coronavirus : le message «infodémique», qui, dit-elle, «comme le virus … est très contagieux et croît de façon exponentielle».

C’est à cause de cette «infodémie» que l’OMS affirme utiliser «l’écoute sociale» avec des outils de «surveillance de l’apprentissage automatique» pour lutter contre les «fausses nouvelles».

L’OMS affirme que chaque semaine, elle examine 1,6 million «d’informations sur diverses plateformes de médias sociaux».

Les employés utilisent ensuite «l’apprentissage automatique» pour mettre en place une «taxonomie de santé publique nouvellement développée» afin de classer les informations en quatre thèmes différents, à savoir la cause, la maladie, les interventions et le traitement.

Tim Nguyen est un expert en technologie qui aide le réseau d’information de l’OMS sur les épidémies (EPI-WIN) à lutter contre la «désinformation». Dans le communiqué de presse de l’OMS, il a déclaré que la lutte contre les «fausses nouvelles» était arrivée «trop tard» dans le match.

«En réalité, contrer les fausses nouvelles ou les rumeurs ne fait que réagir ou atténuer lorsqu’il est trop tard», a déclaré Nguyen dans le communiqué. «Ce que nous avons mis en place au début de la pandémie, c’est ce que nous appelons une approche d’écoute sociale.»

Selon le communiqué de presse de l’OMS, «l’apprentissage automatique» donne des informations sur «les types d’émotions que les utilisateurs éprouvent».

«Au lieu de simplement diviser les données par type de sentiment (positif, neutre, négatif), l’analyse du langage peut faire la lumière sur l’anxiété, la tristesse, le déni, l’acceptation et d’autres émotions exprimées dans les publications sur les réseaux sociaux», déclare l’OMS dans son communiqué de presse. .

Réorganiser la société est le but de la manœuvre. «Nous ne le ferons pas, nous ne pouvons pas revenir à la façon dont les choses étaient auparavant», a déclaré le chef de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros [Adhanom Ghebreyesus].

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