Lundi à l’Elysée, Emmanuel Macron s’est exprimé devant les ambassadeurs français et s’est lancé dans un discours qui sent déjà la campagne pour les élections européennes.

Le président de la république a promis aux diplomates français « un combat ». Pas un combat pour mettre fin à l’immigration illégale qui submerge l’Europe. Pas un combat contre le chômage ou l’insécurité. Un combat contre les « extrêmes et les nationalismes ».

Plaidant pour une Union européenne plus forte, dans l’esprit mondialiste qui l’anime, Macron a pris pour cibles le premier ministre hongrois, Viktor Orban, et le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini.

A la façon d’un Churchill du pauvre, Macron a déclaré que «Ce combat européen ne fait que commencer, il sera long, il sera difficile».

«Nous sommes au milieu d’une crise européenne», a néanmoins avoué Emmanuel Macron.

Mais au lieu de comprendre les inquiétudes des Français et de leurs voisins européens à l’égard d’une incessante succession de vagues migratoires qui conduit au grand remplacement, Macron a témoigné publiquement de son mépris, déclarant : «Les identités profondes des peuples ont resurgi avec leur inconscient collectif. Les extrêmes ont progressé et les nationalismes se sont réveillés. Est-ce une raison pour abandonner? Certainement pas […]. Il faut en réalité redoubler nos efforts».

Pitoyable représentation du pays légal férocement hostile au pays réel.

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