Sanctoral

Saint Bonaventure, Evêque, Confesseur et Docteur, 1er Ordre capucin

Bonaventure, né à Bagnorea, en Étrurie, fut arraché, dans son enfance à une maladie mortelle, par les prières du bienheureux François, à l’ordre duquel sa mère avait fait vœu de le consacrer s’il se rétablissait. Aussi, parvenu à l’adolescence, résolut-il d’entrer dans l’ordre des Frères Mineurs ; il y parvint, sous la direction d’Alexandre de Hales, à un tel degré de science que, sept ans plus tard, après avoir remporté à Paris les palmes de « Maître », il expliqua publiquement avec le plus grand succès les livres des Sentences, que, dans la suite, il illustra aussi de commentaires célèbres. Mais ce ne fut pas seulement par la profondeur de sa science, ce fut encore par la pureté de ses mœurs, l’innocence de sa vie, son humilité, sa douceur, son mépris des choses terrestres et son désir des biens célestes, qu’il excella merveilleusement : bien digne, en vérité, d’être considéré comme un modèle de perfection et d’être appelé saint par le bienheureux Thomas d’Aquin, son ami intime. En effet, celui-ci le trouvant à écrire la vie de saint François : « Laissons, dit-il, un saint travailler pour un saint. » Embrasé du feu de l’amour divin, il était porté par un sentiment tout particulier de piété à honorer la passion de notre Seigneur Jésus-Christ, qui faisait l’objet constant de sa méditation, et la Vierge Mère de Dieu, à laquelle il s’était consacré tout entier ; et cette même dévotion, il s’appliqua de toutes ses forces à l’exciter en d’autres par ses paroles et ses exemples, puis à la développer par des ouvrages et des opuscules. De sa piété provenaient la suavité de ses rapports avec le prochain, la grâce qui s’attachait à sa parole, et cette charité débordante par laquelle il s’attachait étroitement tous les cœurs. Ces vertus firent, qu’à peine âgé de trente-cinq ans, on l’élut à Rome, du commun consentement de tous, ministre général de l’Ordre, et pendant vingt-deux ans, Bonaventure s’acquitta de cette fonction avec une admirable prudence et une grande réputation de sainteté. Il prit plusieurs mesures utiles à la discipline régulière et au développement de son Ordre, qu’il défendit avec succès, en même temps que les autres Ordres mendiants, contre les calomnies de leurs détracteurs. Mandé au concile de Lyon par le bienheureux Grégoire X, et créé cardinal-évêque d’Albano, le saint déploya, dans les affaires ardues du concile, une remarquable activité. Par ses soins, les discordes schismatiques furent apaisées et les dogmes de l’Église triomphèrent. C’est au milieu même de ces labeurs, la cinquante-troisième année de son âge, l’an du salut douze cent soixante-quatorze, que la mort l’atteignit, causant de profonds et unanimes regrets. La présence de tout le concile et celle du Pontife Romain lui-même, rehaussa ses funérailles. De nombreux et éclatants miracles l’ayant rendu célèbre, Bonaventure fut mis au nombre des saints par Sixte IV. Il a écrit beaucoup d’ouvrages, où son ardente piété, jointe à une érudition profonde, émeut le lecteur tout en l’instruisant. Aussi le pape Sixte-Quint lui a-t-il décerné à bon droit le nom de Docteur Séraphique. Son tombeau est à Lyon ; toutefois ses restes furent brûlés en 1562 par des Calvinistes fanatiques. Seule sa tête a été sauvée.

Martyrologe

Saint Bonaventure, de l’Ordre des Frères Mineurs, cardinal et évêque d’Albano, confesseur et docteur de l’église, qui le lendemain de ce jour s’en alla vers le Seigneur.

A Rome, l’anniversaire de saint Camille de Lellis, prêtre et confesseur, fondateur des Clercs Réguliers chargés du soin des malades. Célèbre par ses vertus et ses miracles, il a été inscrit au nombre des saints par le souverain pontife Benoît XIV; Léon XIII l’a proclamé patron céleste des hospitaliers et des infirmes. Sa fête se célèbre le 15 des calendes d’août (18 juillet).

A Rome encore, saint Just soldat, sous le tribun Claude. A l’apparition miraculeuse d’une croix, il crut au Christ, fut baptisé bientôt après, et donna tous ses biens aux pauvres. Arrêté par le préfet Magnétius, il fut battu à coups de nerfs de bœuf, coiffé d’un casque brillant, jeté dans un brasier; n’en ayant reçu aucune atteinte, pas même en un seul de ses cheveux, il rendit l’esprit en confessant le nom du Seigneur.

A Sinope, dans le Pont, saint Phocas martyr, évêque de cette ville. Sous l’empereur Trajan, il souffrit avec courage la prison, les chaînes, le fer et le feu pour l’amour du Christ, puis s’envola au ciel. Ses reliques furrent portées à Vienne, en France et déposées dans l’église des saints Apôtres.

A Alexandrie, saint Héraclas évêque. L’historiographe Jules l’Africain déclare s’être rendu tout exprès à Alexandrie pour le voir, en raison de sa grande renommée.

A Carthage, saint Cyr évêque, en la fête de qui saint Augustin prononça devant son peuple un discours.

A Côme, saint Félix, premier évêque de cette ville.

A Brescia, saint Optatien évêque.

A Déventer, en Gaule-Belgique (auj. la Hollande), saint Marcellin, prêtre et confesseur.

A Lima, au Pérou, saint François Solano, prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs et confesseur. Après s’être rendu célèbre dans les Indes occidentales par sa prédication, ses miracles et ses vertus, il s’en alla vers le Seigneur. Il a été inscrit au catalogue des saints par le souverain pontife Benoît XIII.

L’email a bien été copié

Vous pouvez retrouver tous les articles d'actualité religieuse de MPI, augmentés d'une revue de presse au jour le jour sur le site medias-catholique.info

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Les commentaires sont fermés