Sanctoral

Saint Mathias, Apôtre

L’épître de la messe nous donne le récit de l’élection de saint Mathias (« Le Donné »), tel que les Actes des Apôtres l’ont conservé. On y insiste sur le double fait que, disciple de Jésus, Mathias avait été le témoin de tout ce qu’il avait dit et fait, et que c’est Dieu qui l’a désigné par le sort pour être adjoint aux autres Apôtres en remplacement de Judas disparu. Ainsi mandaté par Dieu pour être le prédicateur et le témoin des secrets du Père révélés au monde par son Fils, saint Mathias est devenu un de ceux que Dieu a mis à la tête de son Église pour faire connaître son nom sur toute la terre de génération en génération. On pense que personnellement il alla prêcher l’Évangile en Éthiopie et y subit le martyre.

« En ces jours-là, Pierre se levant au milieu des frères (or le nombre des hommes réunis était d’environ cent vingt), dit : Mes frères, il faut que s’accomplisse ce qu’a écrit et prédit l’Esprit-Saint par la bouche de David, touchant Judas, qui a été le guide de ceux qui ont pris Jésus : qui était compté parmi nous, et avait reçu sa part au même ministère. Et il a acquis un champ du salaire de l’iniquité, et s’étant pendu, il a crevé par le milieu, et toutes ses entrailles se sont répandues. Et cela a été connu de tous les habitants de Jérusalem, en sorte que ce champ a été appelé en leur langue, Haceldama, c’est-à-dire champ du sang. Car il est écrit au livre 1 des Psaumes : « Que leur demeure devienne déserte, et qu’il n’y ait personne qui l’habite, et que son épiscopat, un autre le reçoive. » Il faut donc que de ceux qui se sont unis à nous pendant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous, à commencer du baptême de Jean, jusqu’au jour où il a été enlevé d’au milieu de nous, il y en ait un qui devienne témoin avec nous de sa résurrection. Et ils en présentèrent deux, Joseph, qui s’appelait Barsabas, et qui a été surnommé le Juste, et Mathias. Et, priant, ils dirent : Vous, Seigneur, qui connaissez les cœurs de tous, montrez lequel vous avez choisi, de ces deux, afin de prendre place dans ce ministère et cet apostolat, dans lequel Judas a prévariqué pour s’en aller en son lieu. Et ils leur distribuèrent les sorts, elle sort tomba sur Mathias, et il fut associé aux onze Apôtres. » (Dom Guéranger)

Saint Mathias. Autrefois, saint Mathias n’était pas honoré à l’égal des douze Apôtres, car le nombre douze était déjà rempli par saint Paul. On le nommait parmi les hommes apostoliques, comme Étienne et Barnabé. C’est pourquoi son nom ne se trouve pas dans la première, mais dans la seconde liste des saints du Canon romain. C’est S. Pie V qui donna une vigile à sa fête et plaça cette fête sur le même rang que celle des autres Apôtres.

On garde une partie de ses reliques à l’abbaye de Saint-Matthias de Trèves, et à Sainte-Marie-Majeure de Rome. Mais les Bollandistes disent que les reliques de Sainte-Marie-Majeure qui portent le nom de saint Matthias, pourraient ne point être de l’Apôtre, mais d’un autre saint Matthias, évêque de Jérusalem vers l’an 120.

Saint Taraise, Patriarche de Constantinople (750-806) 

Saint Taraise, né à Constantinople au milieu du VIIIe siècle, fut un homme suscité par la Providence pour la défense de la foi. Bien jeune encore, ses mérites l’élevèrent à la dignité de consul et de secrétaire de l’empereur. C’est de là que, tout laïque qu’il était, comme un nouvel Ambroise, il dut monter sur le trône patriarcal de Constantinople; mais, en homme de caractère, il posa ses conditions, dont la première tendait à l’écrasement de l’hérésie des iconoclastes, si fameuse par sa haine contre le culte des saintes Images. Quelques hommes de science et de vertu, dont le caractère était plus fougueux que le sien, lui firent des reproches de la douceur et de l’esprit de conciliation qu’il montra en plusieurs occasions difficiles; mais jamais sa modération ne le fit transiger avec son devoir, et il sut plus d’une fois se montrer inflexible quand la gloire de Dieu et l’intérêt des âmes le demandaient. Nous trouvons dans ces différentes manières d’agir des Saints une importante leçon: la prudence des uns, la fougue des autres, ont souvent été justifiées selon les circonstances; deux conduites opposées, ayant également pour fin la gloire de Dieu, peuvent être inspirées semblablement par la grâce. Outre son zèle pour la foi, Taraise, au milieu du faste oriental, montra une pauvreté tout évangélique; il fut admirable par la simplicité de sa vie, la frugalité de sa table, la brièveté de son sommeil, sa bonté paternelle envers les pauvres de Jésus-Christ. Parmi les traits de sa charité, on cite son dévouement à protéger la vie d’un homme injustement accusé, qui s’était réfugié dans l’asile inviolable de l’Église, et dont il réussit à démontrer l’innocence. L’un des points caractéristiques de sa vie, c’est son amour pour la Très Sainte Vierge Marie. Il nous reste de lui, sur les mystères de la Mère de Dieu, des pages aussi nourries de doctrine qu’enflammées d’éloquence:  “De quelles louanges Vous comblerons-nous, s’écrie-t-il, ô Vierge immaculée, Vierge sans tache, ornement des femmes et splendeur des vierges!” Rien de plus beau peut-être n’a été dit sur la Sainte Vierge, que cette page admirable où il La salue vingt fois en rappelant tous Ses titres glorieux.

Martyrologe

En Egypte, l’anniversaire des saints martyrs Victorin, Victor, Nicéphore, Claudien, Dioscore, Sérapion et Papias, mis à mort sous l’empereur Numérien. Les deux premiers, après divers genres de supplices, courageusement endurés pour la défense de la foi, furent décapités; Nicéphore supporta les tourments des grils ardents et des flammes, puis fut coupé en morceaux; Claudien et Dioscore furent livrés aux flammes; Sérapion et Papias périrent par le glaive.

En Afrique, les saints martyrs Donat, Just, Hérénas et leurs compagnons.

A Constantinople, saint Taraise évêque, célèbre par son érudition et sa piété. On a la lettre que le pape Adrien Ier lui écrivit pour la défense des saintes images.

A Nazianze, en Cappadoce, saint Césaire, qui fut le fils de la bienheureuse Nonna, le frère des bienheureux Grégoire le Théologien et Gorgonie, et que le même Grégoire assure avoir vu dans les rangs des bienheureux.

Au monastère d’Heidenheim, diocèse d’Eichstadt, en Germanie, sainte Walburge vierge, fille de saint Richard, roi d’Angleterre, et sœur de saint Wilibald, évêque d’Eichstadt.

 

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