Sanctoral 

 De la férie : messe du XXI° dimanche après la Pentecôte

Saint Frumence de Tyr, Évêque, Apôtre de l’Ethiopie

Saint Frumence est né à Tyr vers l’an 315. On ne connait pas ses parents, ni l’histoire de son enfance, mais les historiens estiment que vers l’année 330, sous le règne de l’empereur romain Constantin, un certain Meropius ou Mérope, philosophe, médecin de profession et fervent Chrétien, partit de Tyr pour faire un voyage d’exploration et d’évangélisation sur les côtes du sud de la mer Rouge vers l’Inde. Il amène avec lui ses deux élèves préférés, Edèse et Frumence. Son voyage achevé, il s’embarqua pour revenir dans sa patrie. Le navire qui le portait avec ses neveux s’arrêta dans un certain port pour y faire les provisions nécessaires à l’équipage. Les barbares du pays pillèrent le navire, et passèrent au fil de l’épée tous ceux qui le montaient. Frumence était alors assis sur le rivage, sous un arbre, avec son frère, et préparait sa leçon. Les barbares eurent pitié de leur innocence, de leur candeur et de leur beauté et les conduisirent à leur roi. Le prince éthiopien s’intéressa à leur sort et prit un soin particulier de leur éducation; il fit Édèse son échanson, et Frumence son trésorier et son secrétaire d’État. Étant près de mourir, il leur donna la liberté; mais la reine les pria de rester et de continuer à l’aider de leurs conseils jusqu’à ce que l’héritier du trône fût en âge de régner. Frumence profita de son autorité pour disposer ce peuple à recevoir la connaissance de l’Évangile, et fit bâtir une église pour les réunions des nouveaux chrétiens. Quand le prince eut atteint sa majorité, Frumence résigna entre ses mains l’administration du royaume et demanda la permission de retourner dans sa patrie. Arrivé à Alexandrie, il alla trouver saint Athanase, lui raconta son histoire, lui parla de la chrétienté naissante de l’Éthiopie, des bonnes dispositions de ses habitants, et le supplia d’envoyer un évêque et des prêtres pour travailler à la conversion du peuple entier. Athanase, plein de joie et d’admiration, lui dit: « Qui mieux que vous peut accomplir cette oeuvre? » Il l’éleva promptement au sacerdoce et à l’épiscopat et l’envoya prêcher l’Évangile. L’évêque fut accueilli avec bonté par le prince, qui se convertit et aida lui-même à éclairer la nation entière. Frumence fit bâtir de nombreuses églises. Ses miracles ne contribuèrent pas peu au succès de sa mission. Il eut à souffrir des menées des hérétiques ariens, qui cherchèrent à nuire à son apostolat; mais il demeura toujours invincible champion de la foi de Nicée et eut l’honneur d’être appelé par le grand Athanase: Père du salut. Le saint évêque continua d’édifier l’Église d’Éthiopie par ses discours, ses vertus et ses miracles, jusqu’à sa mort, à l’âge d’environ cent ans.

Martyrologe

 A Avila, en Espagne, la passion des saints Vincent, Sabine et Christète. Ils furent d’abord étendus sur le chevalet avec tant de violence que tous les jointures de leurs membres se disloquèrent; puis leurs têtes, appuyées sur des pierres, furent écrasées à grands coups de bâton jusqu’à ce que la cervelle s’en échappât: ils accomplirent ainsi leur martyre sous le préfet Dacien.

A Til-Châtel, en Gaule, saint Florent martyr.

En Cappadoce, les saintes martyres Capitoline, et Érothéide sa servante, qui souffrirent sous Dioclétien.

Aux Indes, saint Frumence évêque. D’abord captif, ensuite, ordonné évêque par saint Athanase, il propagea l’évangile dans cette province.

A Naples, en Campanie, saint Gaudiose, évêque africain: il vint en Campanie pour éviter la persécution des Vandales, et finit saintement ses jours dans un monastère près de Naples.

En Ethiopie, saint Elesbaan, roi. Après avoir vaincu les ennemis du Christ, il envoya sa couronne royale à Jérusalem, au temps de l’empereur Justin; puis, après avoir mené la vie monastique, selon le vœu qu’il en avait fait, il s’en alla vers le Seigneur.

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