De la férie : messe du X° dimanche après la Pentecôte

Sanctoral 

« Invention » de saint Etienne, Protomartyr

La fête de l’Invention des reliques de saint Étienne, ou St Étienne d’été, fut supprimée du calendrier Romain par Jean XXIII. Elle figure néanmoins parmi les messes pro aliquibus locis du missel de 1962.

Le corps du Protomartyr fut retrouvé à Caphargamala près de Jérusalem le 5 décembre 415. Ses ossements sacrés furent immédiatement transportés dans l’église de Sion, mais de nombreux fragments furent distribués aussi aux diverses églises de Palestine et d’Afrique où ils opérèrent bien vite de nombreux miracles. Quelques reliques, données par saint Augustin à la Vierge Démétriade, arrivèrent jusqu’à Rome, et ce fut l’origine des deux églises de Saint-Étienne sur la voie Latine, et de Saint-Étienne cata Galla Patricia, au Vatican. Il semble que la fête du Protomartyr, le 2 ou le 3 août, soit beaucoup plus ancienne que l’invention de ses reliques ; et certains la mettent en relation (entre autres quelques manuscrits du Martyrologe Hiéronymien) avec le fameux sanctuaire de Saint-Étienne à Ancône, dont aujourd’hui aurait eu lieu la dédicace. En 439, l’impératrice Eudoxie fit transporter le corps du premier martyr à Constantinople — non pas à Rome comme le veut une légende postérieure — et il fut déposé dans la basilique de Saint-Laurent.

Saint Pierre-Julien Eymard, Confesseur

Saint Pierre-Julien Eymard est né à La Mure, diocèse de Grenoble, le 4 février 1811, de parents de modeste condition, mais très chrétiens. On put comprendre, dès ses premières années, qu’il serait un grand serviteur de l’Eucharistie, car il ressentit de très bonne heure un irrésistible attrait pour le très Saint-Sacrement. Tout jeune, il aimait à visiter l’église, se cachait derrière l’autel, fixait les yeux sur le Tabernacle « pour y prier plus près de Jésus et L’écouter ». Être prêtre, monter un jour à l’autel, consacrer et distribuer l’Eucharistie, tel était dès lors le rêve de cet enfant prédestiné. Sa vocation fut longtemps éprouvée par la résistance de son père et par sa mauvaise santé; mais son énergie triompha de tous les obstacles, par le secours de Marie, dont il aimait à visiter les sanctuaires vénérés, surtout celui de Notre-Dame du Laus. Prêtre en 1834, vicaire, puis curé, pendant plusieurs années, il se montra partout un saint et un apôtre.  Son amour pour la Sainte Vierge le fit entrer dans la Société de Marie, où il remplit bientôt de hautes fonctions avec toutes les bénédictions de Dieu. Sa Mère céleste lui révéla, à Fourvières, sa vraie vocation, celle de fonder une Congrégation du très Saint-Sacrement (1). Sa grande foi triompha de toutes les difficultés, et ses oeuvres prospérèrent merveilleusement, pour la gloire de Jésus-Hostie. Épuisé de fatigues, il mourut prématurément le 1er août 1868. On peut dire sans exagération qu’il fut le promoteur, par lui-même et par ses religieux, de toutes les grandes oeuvres eucharistiques de notre temps. Le Pape Pie XI l’a béatifié le 3 août 1925, le Pape Jean XXIII l’a canonisé le 9 décembre 1962.

(1) – Fondateur de la Congrégation des Pères du Saint-Sacrement et de celle des Servantes du Saint-Sacrement

Martyrologe

A Philippes, en Macédoine, sainte Lydie, marchande de pourpre. Comme nous l’apprend saint Luc dans les Actes des Apôtres, elle fut la première dans cette ville, à croire à l’évangile, quand l’apôtre saint Paul y vint prêcher.

A Naples, en Campanie, saint Aspren évêque. Il fut guéri d’une infirmité, puis baptisé par l’apôtre saint Pierre, qui l’ordonna ensuite évêque de cette ville.

A Constantinople, l’anniversaire de saint Hermel martyr.

Dans les Indes, sur les confins de la Perse, la passion des saints moines et d’autres fidèles, que le roi Abenner, persécuteur de l’église de Dieu, fit mettre à mort après divers supplices.

A Autun, la mise au tombeau de saint Euphrone, évêque et confesseur.

A Anagni, saint Pierre évêque. Après s’être distingué d’abord dans l’observance monastique, puis par sa vigilance pastorale, il s’endormit dans le Seigneur.

A Bérée, en Syrie, les saintes femmes Marane et Cyre.

A Jérusalem, l’Invention du bienheureux Etienne, premier martyr, et des saints Gamaliel, Nicodème et Abibon, à la suite d’une révélation que Dieu en fit au prêtre Lucien, au temps de l’empereur Honorius.

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