marine-jean-marie-le-pen-mpiLa rupture semble maintenant bien consommée. Après l’interview donnée à Rivarol (interview à retrouver ici), où Jean-Marie le Pen redonnait son appréciation de “détail” en parlant des chambres à gaz, redisait son refus de condamner Pétain et de le considérer comme un traître et s’inquiétait des influences néfastes et notamment chevènementiste au Front National, sa fille et présidente du mouvement, Marine Le Pen, a fait la déclaration suivante au journal Le Monde :

« Je m’oppose à la candidature de Le Pen, parce qu’il est dans une spirale entre la stratégie de la terre brûlée et le suicide politique. Le FN ne veut pas être pris en otage de ses grossières provocations. Son but est de me nuire. Nous allons réunir le bureau exécutif pour trouver le meilleur moyen de protéger les intérêts du mouvement. »

Et voici Marine Le Pen prise dans les filets de la dédiabolisation : choisir entre son père ou le pouvoir, il n’y a pas de doute qu’elle choisira l’Elysée. S’il est vrai qu’on ne voit pas l’intérêt pour Jean-Marie le Pen d’aborder de nouveau ces questions dont il connait parfaitement l’exploitation qui en sera faite, Marine Le Pen quant à elle plonge dans la pensée unique, devenue incapable de remettre les choses à leur juste place. Car il est bien certain qu’une fois que Marine Le Pen aura accepté et fait sien l’ensemble des dogmes de la pensée unique, alors elle ne représentera plus en rien un danger pour le système qui effectivement l’aura laissé accéder au pouvoir.

C’est le piège de la démocratie et plus particulièrement du suffrage universel qui ne peut s’exonérer de la démagogie : conserver ses principes, c’est renoncer au pouvoir ; conquérir le pouvoir, c’est nécessairement faire sien le credo maçonnique.

Marine Le Pen, de par l’ordre de ses propres ennemis, va devoir se séparer de son père. En même temps, celui-ci ne peut s’en prendre qu’à lui-même, ayant donné le parti à sa fille qu’il savait dénuée de principes, écartant son compagnon de lutte politique, Bruno Gollnisch, sans doute moins charismatique mais bien plus apte à défendre les idées nécessaires à un début de redressement.

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