Archiviste paléographe, docteur en histoire de l’université Paris-Sorbonne, Charles-Eloi Vial est conservateur à la Bibliothèque nationale de France. Il signe la préface et les annotations de la réédition chez Perrin des Mémoires du Baron Fain.

Agathon Jean François Fain (1778-1837), fait baron d’Empire en 1809, a été premier secrétaire de Napoléon puis de Louis-Philippe. Son arrière-petit-fils, le baron Paul Fain, fit publier pour la première fois chez Plon au début du XXème siècle les mémoires de son ancêtre qui fut l’un des témoins majeurs de l’épopée napoléonienne.

Secrétaire de Napoléon, Fain n’était pas un grand politicien, mais plutôt un observateur avisé et un collaborateur de talent, davantage doué pour noter à la volée des décisions que pour les dicter lui-même. Il a longtemps fait partie de ces mémorialistes que les historiens citent mais dont on néglige la biographie. Des bureaux de la Convention aux ors du palais des Tuileries, il fut pourtant un habitué des arcanes du pouvoir depuis 1794 jusqu’à sa mort en 1836, ayant en outre bénéficié d’une ascension sociale hors du commun. Ses Mémoires sont la description minutieuse du quotidien laborieux de Napoléon au sommet de sa puissance. Son témoignage est essentiel pour quiconque cherche à comprendre l’histoire du Premier Empire. Il ne s’agit donc pas à proprement parler de mémoires, titre choisi par les premiers éditeurs, mais d’un témoignage sur Napoléon initialement destiné au cercle de ses enfants et petits-enfants.

MémoiresBaron Fain, éditions Perrin, 375 pages, 24 euros

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