Mercredi des Quatre-Temps de Pentecôte

Les Quatre-Temps d’été coïncident toujours avec l’Octave de la Pentecôte. L’Eglise y offre à Dieu les prémices de la saison nouvelle et prie pour les prêtres qui, samedi prochain, vont recevoir l’Esprit-Saint dans le Sacrement de l’Ordre. La Station du Mercredi des Quatre-Temps se faisait toujours à Sainte-Marie-Majeure. C’est aux pieds de la Vierge, que l’Esprit-Saint remplit de ses grâces au Cénacle, que se réunissaient les nouveaux baptisés. La liturgie leur rappelait le miracle de la Pentecôte (1ère Lecture) et les prodiges opérés par les Apôtres, en vertu desquels le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur se multipliait de plus en plus (2ème Lecture). Mus par l’Esprit-Saint les catéchumènes ont aussi eu foi en Jésus, ils sont allés à lui et le Christ leur a donné à manger la vraie manne qui fait vivre éternellement (Ev.). Demandons au divin Consolateur de nous éclairer de plus en plus et de nous mettre, selon la promesse de N.-S., en pleine possession de la vérité (Or.)

Sainte Clotilde, Reine de France, Veuve

Sainte Clotilde était fille de Chilpéric, roi catholique d’une partie de la Bourgogne, et nièce du prince arien Gondebaud. Appelée par Dieu à la grande mission du salut de la France, elle fut élevée au palais de son oncle, assassin de sa famille. La mère de Clotilde avait déposé dans son coeur, avec la foi, les germes de la piété; aussi, dans une cour hérétique, sut-elle résister à toutes les sollicitations de Gondebaud et conserver la foi de son baptême. Clovis, roi des Francs, entendit parler de la beauté, des vertus et de toutes les grandes qualités de la jeune princesse et la fit demander en mariage à Gondebaud, qui n’osa la refuser. Le mariage eut lieu en 493. Clotilde comprit qu’elle n’avait été appelée à partager le trône d’un roi païen que pour remplir les vues de Dieu sur un peuple généreux mais non éclairé de la lumière de l’Évangile. Elle eut soin de gagner les bonnes grâces d’un époux magnanime, mais violent et barbare; elle usa de son influence pour lui parler de Jésus-Christ. Clovis l’écoutait avec intérêt; toutefois, il ne se hâtait pas; il lui permit cependant de faire célébrer le culte catholique dans le palais et consentit au baptême de son premier-né. Clotilde mettait sur la tête de cet enfant toutes ses espérances pour la conversion de son peuple, quand Dieu, dont les desseins sont impénétrables, le ravit à la terre. A la colère du roi, à ses reproches, la douce reine répondit: “Je remercie Dieu de ce qu’Il m’a jugée digne de mettre au monde un fils qui est maintenant dans le Ciel.” Un second enfant fut baptisé encore et tomba malade. Nouvelle et plus terrible colère de Clovis; mais les prières de Clotilde furent entendues, et Dieu envoya des Anges guérir tout à coup le petit agonisant. Le moment de la grâce était venu. A la bataille de Tolbiac, après un choc terrible, les Francs pliaient, quand Clovis, dans une illumination soudaine, s’écria: “Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire et Tu seras mon Dieu!” Le courage renaît à ses soldats et bientôt la victoire des Francs est complète. Peu après, Clovis était baptisé par saint Rémi, à Reims; ce fut le signal du baptême de la nation entière. Clovis mourut en 511, à l’âge de quarante-cinq ans, et Clotilde, dégoûtée du monde, éprouvée dans ses enfants, quitta bientôt la cour pour aller finir sa vie dans les larmes, les prières les aumônes, au fond d’un couvent. Prévenue du jour de sa mort, elle fit venir ses enfants, leur adressa ses dernières recommandations, et alla recevoir au Ciel sa récompense, le 3 juin 545.

Martyrologe

A Arezzo, en Etrurie, les saints frères martyrs Pergentin et Laurentin. Durant la persécution de Dèce, sous le préfet Tiburce, n’étant que de jeunes enfants, ils furent mis à mort par le glaive, après avoir souffert de cruels supplices et opéré de grands miracles.

A Byzance, les saints martyrs Lucillien et quatre enfants: Claude, Hypace, Paul et Denis. Avec ces derniers, Lucillien qui, de prêtre des idoles s’était fait chrétien, fut jeté dans une fournaise après avoir subi divers supplices: la pluie ayant éteint le feu, tous les cinq sortirent sains et saufs. Lucillien fut enfin mis en croix, les enfants décapités, sous le préfet Silvain, et tous consommèrent ainsi leur martyre.

A Cordoue, en Espagne, le bienheureux Isaac moine, qui, pour la foi du Christ, fut mis à mort par le glaive.

A Byzance, sainte Paule, vierge et martyre. Arrêtée au moment où elle recueillait le sang des martyrs Lucillien et ses compagnons, elle fut battue de verges et précipitée dans le feu; délivrée de ce supplice, elle fut enfin décapitée au lieu même où avait été crucifié saint Lucillien.

A Carthage, saint Cecilius prêtre, qui convertit saint Cyprien à la foi du Christ.

Dans l’Orléanais, saint Liphard, prêtre et confesseur.

A Lucques, en Toscane, saint Davin confesseur.

A Anagni, sainte Olive vierge.

A Paris, sainte Clotilde reine, qui par ses prières obtint la conversion à la foi du Christ, de son époux Clovis, roi des Francs.

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