Les vagues de clandestins se succèdent en Italie depuis maintenant des années, sans interruption notoire. La seule chose qui change c’est la composition par nationalité du flux qui débarque sur les côtes de la botte : le Bangladesh est devenu le deuxième pourvoyeur de migrants.

Si les arrivées ne cessent d’augmenter, la route et l’origine diffères par rapport aux mois passés : c’est l’heure des Bengalis !

Selon le quatrième rapport concernant le plan de partenariat avec les pays tiers diffusé aujourd’hui par Bruxelles, les débarquements jusqu’au 10 juin ont été de 61.285 personnes, soit une augmentation de 25 % par rapport à la même période l’an dernier. La Méditerranée continue d’être un cimetière marin avec 1 562 morts comptabilisés depuis le début de l’année.

Derrière les chiffres, il y a une situation internationale qui évolue au sud du Mare Nostrum : si les Nigérians restent toujours la première nationalité des clandestins, les Bengalis passent de la neuvième position à la deuxième avec 7.072 migrants, la troisième étant détenue par les Guinéens. Les Asiatiques prennent donc la suite des Africains. Ce phénomène est parait-il lié à des agences pour l’emploi au Bangladesh qui vendent des faux permis pour aller en Libye, plaque tournante du trafic d’êtres humains pour l’Europe. Rejointe en avion, les aspirants au faux Eldorado européen s’embarquent ensuite pour les côtes italiennes.

C’est le prophétique Camp des Saints dans toute sa réalité dantesque !

Francesca de Villasmundo

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