Des Mgrs mitrés et crossés aux pop-stars à paillettes, l’intelligentzia de la bien-pensance choisit Carole Rackete, le capitaine du Sea Watch, propulsée nouvelle star médiatique de l’altruisme humanitariste et mondialiste : elle est devenue l’idole, non des jeunes, mais de vieux soixante-huitards ou immigrationnistes assumés, qui sont des combats progressistes laïcs ou religieux.

Chanteurs, partis, intellectuels de gauche radicaux-chics, prélats modernistes, « ils sont avec Carole », et tant pis si elle a violé la loi, ce n’est qu’un point de détail sans importance, et tant pis si elle collabore à la destruction des nations européennes et du peu de civilisation chrétienne qui y survit, c’est un autre point de détail négligeable…

Mgr Gian Carlo Perego, l’évêque de Ferrara-Comacchio, pense que la jeune Allemande est comme Garibaldi. Ex-directeur de Migrantes, la fondation de la Conférence épiscopale italienne, en première ligne dans la propagande pour l’accueil inconditionnel des clandestins, il est convaincu que Carole est une héroïne du « nouveau » monde multi-culturel en marche :

« Le port de Lampedusa peut lui être dédié, propose-t-il. Garibaldi, assassin et brigand contre l’État, aujourd’hui est un héros (révolutionnaire italien du Risorgimento italien). Nous laisserons l’histoire jugée qui est le vrai héros : celui qui ferme un port et chasse ou celui qui sauve des vies. »

L’Église d’Allemagne est en première ligne également dans la défense de la jeune femme. Hier l’archevêque de Hambourg, Stefan Hesse, au nom de la Conférence épiscopale allemande, a jugé « inacceptable » le comportement italien envers Carole Rackete. Les jours précédents, c’était le président de l’Église évangélique, Heinrich Bedford-Strohm, qui s’était insurgé contre le gouvernement de la botte. Ensemble avec le cardinal Reinhard Marx, ils financent et parrainent la collecte de fonds des talibans de l’accueil à bord du Sea Watch.

Présentateurs télé et chanteurs italiens sont aussi du côté de la bonne conscience morale universelle qui dicte que le Bien consiste à recevoir toute la misère du monde s’engouffrant illégalement dans le Vieux Continent et le mal d’y résister.

La collecte de fonds en Allemagne et en Italie destinée à payer les frais légaux du capitaine du Sea Watch, Carole Rackete, les sanctions et le bateau séquestré a déjà dépassé le million d’euros. Le business de l’humanitarisme a encore de beaux jours devant lui…

Francesca de Villasmundo

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