Le président russe Vladimir Poutine lors d'un interview avec des agences de presse internationales à Saint-Pétersbourg, le 5 juin 2024
Le président russe Vladimir Poutine lors d’un interview avec des agences de presse internationales à Saint-Pétersbourg, le 5 juin 2024

Du Général Schill à Macron, le sacrifice des Français pour l’Ukraine, en réalité pour les intérêts américains, est prôné. Moscou met en garde contre une escalade dont les occidentaux ne mesurent pas toutes les conséquences pour leurs nations et leurs concitoyens.

Des bruits de bottes par paliers, le temps de préparer savamment les esprits par de la géo-ingénierie sociale

Des bruits de bottes à l’Ouest contre l’Est résonnent de manière de plus en plus distincte, mais par paliers, le temps de préparer savamment les esprits par de la géo-ingénierie sociale. La semaine dernière, l’Occident a donné son feu vert à l’Ukraine pour frapper le territoire russe bordant la région de Kharkiv avec des armes occidentales. Pour certains analystes, cette décision qui signe un tournant dans cette guerre russo-ukrainienne pourrait être une manière, pour les Etats-Unis, de pousser la Russie à utiliser l’arme nucléaire et ainsi permette une riposte de l’OTAN.

Hier, en France, Emmanuel Macron et le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de terre, dans des déclarations parfaitement synchronisées, assurent que la nation est prête à des sacrifices. « Je sais notre pays fort d’une jeunesse audacieuse, vaillante, prête au même esprit de sacrifice que ses aînés », a déclaré le chef de l’État sans enfants lors d’un premier hommage à Plumelec, dans le Morbihan, pour le 80e anniversaire du Débarquement allié en Normandie.

Emmanuel Macron et le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de terre : la nation est prête à des sacrifices

Dans le quotidien La croix, le jour auparavant, le général Schill a évoqué la possibilité d’une entrée en guerre de la France pour venir en aide à un pays frontalier de la Russie :

« Je crois que la population française, la nation, est prête à des sacrifices pour défendre ce qui lui est cher. (…) nous faisons partie de l’Otan et nous sommes des initiateurs de l’Union européenne.

« Nous avons à ce titre une solidarité fondamentale avec un certain nombre d’alliés qui ont à leurs frontières une puissance, la Russie, laquelle s’est dotée d’un appareil militaire qui fait pression sur ses voisins. On ne peut exclure qu’elle tente de s’en prendre à l’un de nos partenaires, d’une façon ou d’une autre. Nous devons être capables de contribuer de manière importante à la défense collective de l’Europe dans le cadre d’une coalition. »

Les mises au point de Vladimir Poutine sur les diverses décisions atlantistes

De Saint-Pétersbourg où il assiste au 27e Forum économique international de Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a mis en garde, devant les agences de presse internationales, les pays de l’OTAN, espérant les ramener à la raison.

• Sur les discours alarmistes des Occidentaux quant à un attaque russe contre l’OTAN : « Qui a inventé cette connerie ? Ce serait absurde s’il n’y avait pas derrière l’idée de tromper leur propre population. » « A quoi cela sert-il vraiment ? A maintenir leur propre position impériale. »

• Sur les causes du conflit : « Personne en Occident ne veut se rappeler comment cette tragédie a commencé. Cela a commencé par un coup d’Etat en Ukraine. » « Pourquoi [la France et l’Allemagne] ont-ils négligé leurs obligations de garants des accords entre l’opposition et le gouvernement en vigueur à l’époque ? » « Ils sont donc responsables de ce qui s’est passé. A égalité avec les forces américaines qui ont provoqué la prise du pouvoir par des moyens anticonstitutionnels. »

« Vous ne pouvez pas prendre cela à la légère » conclut Poutine

• Sur les intentions de Washington : « Personne aux Etats-Unis ne s’intéresse à l’Ukraine, ils s’intéressent à la grandeur des Etats-Unis, qui ne se battent pas pour l’Ukraine ni pour le peuple ukrainien, mais pour sa grandeur et son leadership dans le monde. »

• Sur les frappes en territoire russe avec des armes occidentales : « Si quelqu’un considère possible de fournir de telles armes dans la zone de combats pour frapper notre territoire (…), pourquoi n’aurions-nous pas le droit de fournir nos armes du même type dans des régions du monde où seront frappées les installations sensibles des pays qui agissent ainsi contre la Russie ? »

• Sur l’utilisation de l’arme nucléaire : « Si les actions de quelqu’un menacent notre souveraineté et notre intégrité territoriale, nous considérons qu’il est possible d’utiliser tous les moyens à notre disposition. »

« Vous ne pouvez pas prendre cela à la légère » a conclut, fermement, le Président de la Fédération de Russie.

Francesca de Villasmundo

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