Pour la première fois dans l’histoire du Nicaragua, un projet de loi en faveur de l’avortement thérapeutique a été proposé le 06 octobre dernier. C’est l’Assemblée Nationale qui devra signer cette initiative qui a pour but d’interrompre la grossesse pour des raisons de santé ou en cas de viol.

L’objet de ce projet de loi, selon l’avocate Leslie Briceño, est « d’établir des principes et procédures qui devront s’appliquer lors des interruptions de grossesse pour des raisons de santé, ainsi que de garantir son accès aux femmes, sans discrimination par des raisons d’âge, de race, de religion, condition sociale ou politique, d’invalidité ou autres ».

Cette réforme prétend donc que les femmes puissent se faire avorter si elles ont été victimes de viol ou si elles sont en danger de mort à cause de la grossesse.

Fort heureusement, ce projet a provoqué la réaction des avocats catholiques du pays. Par exemple, l’avocate Jessica Lopez, membre de la Commission de la Famille de l’archidiocèse de Managua, a déclaré que « l’initiative prétend en fait légaliser l’avortement. C’est une loi qui ne change pas seulement le vocabulaire, mais qui est, en soi, un euphémisme, car l’interruption de la vie n’est valable pour personne. En aucun cas, je ne peux interrompre la vie de qui que ce soit ».

Par contre, les avocats, qui sont en faveur du projet de loi, souhaitent à tout prix que les députés analysent l’initiative et qu’ils ouvrent un débat politique. Ils vont même chercher à établir des dialogues avec eux en vue de leur convaincre de « son importance ».

Les députés du parti politique de gauche qui est au pouvoir à l’heure actuelle, le FSLN, et qui ont la majorité parlementaire, n’ont pas voulu se prononcer sur cette initiative qui légalise l’avortement pour des raisons de santé.

En 2006, l’Assemblée Nationale avait approuvé l’interdiction totale de l’avortement, même en cas de viol ou lorsque la femme était en danger. Le Code pénal nicaraguayen a été amendé à plusieurs reprises, ce qui a amené à l’interdiction totale de l’avortement, entrée en vigueur le 9 juillet 2008.

Espérons que les associations en faveur de la vie, ainsi que la population en générale se mobilisent rapidement afin d’arrêter ce projet de loi inique.

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