« Ici, les portes sont ouvertes tous les jours de l’année, et à tous, inconditionnellement. C’est notre fierté, à nous Eglise Catholique, d’accueillir vraiment tout le monde. »

Chanoine Dominique Thiry

Défilé de mode dans la cathédrale

Tout le monde a maintenant entendu parler de cette soirée de présentation de l’équipe féminine de handball qui a eu lieu le 5 septembre dans la cathédrale de Metz, soirée au cours de laquelle on a pu voir les joueuses défiler en tenue de sport puis en tenue de vile sous les applaudissements du public.

Quelle douleur de voir la vieille église transformée en théâtre, sans que cela ne paraisse déranger personne. En regardant dans le journal les images de la soirée, on croyait voir on ne sait quelle peuplade marchant sur les vestiges d’une civilisation perdue. Pourtant il s’agit de la France, et les personnes qui ont assisté à ce spectacle portent encore le nom des Français et de chrétiens.

Que dire, en outre, du langage employé par les journalistes pour décrire l’événement. Un large parterre de fidèles… Un moment de communion… La grande messe du Metz Handball… Les mots de la religion étaient détournés de leur sens comme la cathédrale était détournée de sa fonction. Tout cela avait quelque chose de profondément gênant. Il y avait comme de la moquerie dans ce langage. Une volonté d’offenser et de tourner en ridicule se dissimulait sous les figures de style.

Le chanoine Thiry face à la bête immonde

Des gens se sont dit que cette profanation ne devait pas passer comme une lettre à la poste, et ils ont décidé de venir réciter un chapelet dans la cathédrale, pour exprimer leur désapprobation, et pour implorer le pardon du Dieu auquel ils continuent de croire (n’en déplaisent aux journalistes du Républicain lorrain et à leurs maîtres).

On sait comment cela s’est terminé. Dès que nous sommes entrés dans la cathédrale, le chanoine Thiry s’est adressé à nous d’une façon hostile et autoritaire et nous a demandé de sortir. Plus de bienveillance, de dialogue, d’ouverture à l’autre… Disparu, le sourire hypocrite et mécanique qui singe la charité ! Le chanoine Thiry avait compris qu’il avait affaire à des intégristes, des gens avec lesquels il ne faut pas prendre de gants.

Le chanoine Thiry, gardien des itinéraires d’évacuation

Ignorant les injonctions arbitraires du chanoine, nous sommes entrés dans l’église et avons commencé notre chapelet. Le chanoine vint alors se camper devant nous, au milieu de notre prière, nous ordonnant à nouveau de sortir, au prétexte que nous gênions le passage, ce qui est parfaitement faux.

Merci à Neo Salva pour l’image. Contrairement aux journaleux du Franc-maçon lorrain, qui volent sans vergogne les photos de ceux sur qui ils bavent, rendons à chacun ce qui lui appartient.

D’après ce que nous ont rapporté des personnes qui étaient à côté du chanoine pendant qu’il téléphonait à la police, il semblerait que ce dernier ait eu de la peine à convaincre celle-ci d’intervenir.

Le chanoine a de toute évidence abusé de son autorité. Il n’y avait aucun motif valable pour nous expulser. Il est extrêmement regrettable que les policiers aient obéi à cet ordre manifestement illégal et arbitraire, qui est un nouveau scandale et une nouvelle profanation.

L’enfer

Tandis que nous sortions de la cathédrale, accompagnés par des policiers, une dame qui accompagnait le chanoine nous a prédit que nous irions brûler en enfer. Je croyais savoir que l’enfer n’avait plus d’existence officielle depuis Vatican II. En réalité, je découvre qu’il existe encore : il accueille exclusivement des catholiques intégristes.

Je croyais aussi que des chrétiens ne pouvaient pas souhaiter l’enfer à leur prochain. C’était encore une erreur. Chez les néo-chrétiens, cela est permis apparemment.

La chutzpah du président Weizman

« Je voudrais avant tout remercier le Président Weizman pour ses mots très bienveillants à notre égard, mais surtout pour l’audace qu’il a eu de venir toquer à la porte de notre chère cathédrale Saint-Etienne. Eh bien c’est cette audace qui a retenu toute l’attention du Chapitre. Et c’est cette audace qui nous a fait dire unanimement : banco, on y va.« 

Chanoine Dominique Thiry

Il paraît que le président Weizman est israélite, si on en croit un article du Point. Pourquoi n’a-t-il pas choisi la synagogue de Metz pour organiser la soirée en l’honneur de l’équipe de handball ? L’année prochaine, peut-être ? L’audace du président Weizman ira-t-elle jusque-là ? Comme dirait le chanoine Thiry : Banco, on y va !

Jules Putois

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