Jair Bolsonaro, catholique qui a défendu pendant sa campagne des idées en conformité avec l’enseignement catholique, notamment la lutte contre l’avortement, la défense du mariage défini comme étant une union entre un seul homme et une seule femme (le seul qui soit un vrai mariage), la lutte contre la drogue et l’insécurité en général. On compte au Brésil 60 000 morts par assassinat et par an (290 par million d’habitants, ce qui est beaucoup plus qu’en France métropolitaine où on a compté 825 assassinats, soit 13 par million d’habitants).

Jair Bolsonaro, contrairement aux principaux hommes et femmes politiques du pays, n’a jamais été inquiété pour des affaires de corruption, alors qu’il est parlementaire depuis 27 ans. C’est incontestablement un avantage.

Le 7 octobre, jour de la fête de Notre-Dame-du-Rosaire, Il a obtenu un peu plus de 46% des suffrages exprimés au 1er tour. Il était donné à environ 20% quand Lula (président de 2002 à 2010, issu du Parti des travailleurs, extrême gauche) pouvait encore espérer se présenter. Après le refus de la candidature de Lula par les autorités électorales du pays (en principe indépendantes du gouvernement) pour avoir été condamné à de la prison ferme pour corruption, Bolsonaro, candidat du Parti social libéral (conservateur sur le plan social, partisan d’une économie de marché ou l’Etat doit peu intervenir sur le plan économique) n’a cessé de progresser dans les sondages.

La tentative d’assassinat dont il a été victime début septembre et pour laquelle il a été longuement hospitalisé notamment pour la grave blessure à l’abdomen qu’il a subie, a été suivie par la poursuite de sa progression dans les sondages, qui lui donnait 40% des suffrages juste avant le vote. Il a en fait terminé encore au dessus de ce résultat. Il obtient précisément 49 276 990 voix sur 107 050 673.

Son adversaire du 2e tour, Fernando Haddad, issu du Parti des travailleurs (extrême-gauche) a obtenu 29,3% des suffrages, soit davantage que ce qu’indiquait les instituts de sondage (25% pour ceux qui ont immédiatement précédé le vote).

Ciro Gomes (Parti démocratique du travail, centre gauche) a obtenu 12,5% des suffrages.

Geraldo Alckmin, du Parti social démocrate, qui est un parti de centre-droit malgré son nom (tout comme le Parti social démocrate du Portugal qui siège avec le PPE au Parlement européen) a obtenu 4,8% des suffrages.

João Amoêdo, du Parti nouveau (libéral), obtient 2,5%.

Cabo Daciolo, du Parti patriote (gauche) a réuni 1,3%, Henrique Meirelles, du Mouvement démocratique du Brésil (gauche), 1,2%.

Les 6 autres candidats ont obtenu moins de 1% chacun.

3 récents sondages, réalisés entre le 12 et le 17 octobre par les instituts Paraná Pesquisas, Real time big data et FSB Pesquisas donnent entre 59 et 61 % au 2e tour à Jair Bolsonaro.

Celui-ci est bien parti pour être le prochain président du Brésil, mais tant que l’élection n’a pas eu lieu, ne crions pas victoire. S’il est élu, Bolsonaro soutiendra sans doute Trump et Ivan Duque, le nouveau président de la Colombie élu en juin 2018.

Notre-Dame-du-Rosaire, aidez le Brésil à redevenir davantage catholique.

Gontran PAUME

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