La diabolisation de la consommation de viande au nom de la lutte contre « les changements climatiques » est en train de pousser les multinationales à produire de l’infecte nourriture synthétique.

Cette obsession politiquement correcte du réchauffement climatique anthropique induit les entreprises américaines à substituer aux traditionnels hamburgers des aliments synthétiques.

En octobre dernier la fausse-viande a débarqué aux États-Unis où le Département pour l’Agriculture (Usda ) et le Fda (Food and Drug Administration) ont donné leur feu vert à la vente de biftecks obtenus à partir de culture céréalières. Les deux organismes se sont accordés sur comment gérer la production de ce nouveau produit.

Cette viande synthétique, fausse-viande, arrivera dans les sandwichs des fast food d’ici l’an prochain. Burger King, une des chaînes de la mal-bouffe les plus connues, en a fait l’annonce après avoir révélé que son test sur le marché américain a été un succès. L’Impossible Whopper a été servi pendant un mois dans 59 points de vente de Saint-Louis dans le Missouri à partir du 1er avril dernier. Il a été totalement apprécié par la clientèle. Comme le rappelle le quotidien italien Il Messaggero la première expérimentation de hamburger créé en laboratoire remonte à 2013 quand le chercheur hollandais Mark Post servit à certains journalistes un hamburger fruit de deux années de travail et au coût exorbitant de 325 mille dollars. Un produit cher qui a alléché de nombreuses sociétés qui ont donc investi dans le projet futuriste, avec le but de servir cette viande synthétique dans les assiettes à partir de 2020.

Cette nouvelle tendance, qui étonnement se manifeste parallèlement à l’essor médiatique de la militante suédoise pour « le climat » Greta Thumberg, est le fruit d’une pressante campagne de propagande par les journaux au collier contre la consommation de viande naturelle : comme si pour lutter contre ce « changement climatique » il était suffisant de bannir viande et charcuterie de nos tables ! C’est bien plus une manœuvre subversive bien qu’indirecte d’asphyxier les identités culturelles en imposant une nourriture synthétique mondialisée et uniforme.

Cette obsession médiatique qui oppose viande et climat ne tient pas compte de la réalité ainsi que l’écrit Ettore Capri, professeur de Chimie agraire et environnementale de l’Université du Sacré-Cœur en Italie sur le journal libre La Verita :

« Ce que l’on est en train de créer est un tourbillon de nouvelles avec le but de convaincre ceux qui consomment de la viande que ce serait un bien d’arrêter, au lieu de les informer que c’est justement une diète équilibrée qui est viable pour le bien-être de l’humanité, pour l’environnement, et le développement social des territoires. »

Depuis des années, observe Capri, « l’on nous répète que, pour vaincre la bataille contre les effets climatiques, il faut cesser de manger de la viande et des jambons. Mais si nous ne mangeons ni viande ni jambons, il faut bien manger quelque chose d’autres qui satisfasse notre besoin de protéines et de glucides : en faisant le bilan, à la fin, ce changement d’alimentation avec une consommation plus importante de légumes provoque un effet analogue sur le climat. »

Comme le confirme une étude publié par The Lancet en juin dernier, dans les pays où le taux de bien-être socio-économique est élevé, les pays occidentaux, la mortalité pour cause alimentaire est liée principalement à l’excessive consommation de sodium et une ingestion insuffisante de céréales intégrales, de fruits frais et secs, de graines et légumes riches en oméga 3 et de fibres. En revanche les viandes rouges et transformées se trouvent à l’avant-dernière place des facteurs à risques liés à l’alimentation.

De plus si la nouvelle frontière de la nourriture « saine » et « eco-friendly » est représentée par les snacks comme les sachets de viande séchée ou les chips à la saveur de bacon sans aucun extrait naturel de cochon, alors, peut-être vaut-il mieux faire un pas en arrière et épouser une diète équilibrée, qui englobe aussi la viande, parce que c’est la consommation excessive qui fait mal à notre organisme. Et la « mal-bouffe » des multi-nationales américaines…

Francesca de Villasmundo




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