Le quotient intellectuel (Q.I.) est une mesure de l’intelligence par des tests dits psychométriques. Le Q.I. est connu depuis plus d’un siècle. La moyenne pour un humain est fixée à 100. Sur le plan mondial les psychologues ont constaté une progression de 3 à 5 points par décennie durant le XXème siècle. On en a déduit une loi dite de « l’effet Flynn », à savoir qu’un groupe de population donné aura toujours un Q.I. inférieur à celui de sa descendance. Or l’Université d’Oslo, vers les années 1970, a constaté un plafonnement. Depuis le Q.I ne cesse de diminuer. Le suivi scientifique a concerné 730.000 jeunes. À partir de 1975, la chute du Q.I est des 7 points par génération. Ce qui est considérable. Cela veut dire que la France aurait perdu 14 points sur cent.

Flynn lui-même a constaté que les enfants avant l’adolescence avaient un Q.I. qui montait. Celui-ci « décrochait » ensuite après la puberté. Le point de décrochage se situait après le service militaire et n’était pas lié à la génétique ; autrement dit il n’y avait pas de prédisposition dans une famille ou une région donnée. Force est donc de rechercher dans « l’environnement culturel » et le mode de vie.

En France, il faut être aveugle pour ne pas voir la réalité qui se traduit par l’érosion des connaissances au baccalauréat, facilitée par le laxisme et la démagogie des hommes politiques. Flynn lui, met en avant la chute de la lecture dans les sociétés industrialisées ; et son remplacement par les écrans : plus particulièrement les réseaux sociaux, les jeux vidéo et la télévision ; laquelle est depuis longtemps reconnue comme atrophiant les fonctions cognitives. Quant à l’Education Nationale, n’en parlons pas : la récitation par cœur et la dictée ont été supprimées. Macron a rétabli cette dernière. De même il n’y a plus de classement, ce qui supprime toute émulation.

Cette inversion de l’effet Flynn s’est vue immédiatement contrée par une journaliste du Telegraph, arguant qu’il faudrait abandonner le Q.I. et trouver un autre système de mesure. Le truc classique consistant à casser le thermomètre pour ne pas voir l’évolution de la température.

Une autre chose aussi pouvant être considérée comme inquiétante. Ces conclusions concernent nos pays occidentaux. Mais dans les pays en voie de développement le Q.I. augmente selon l’effet Flynn. N’hésitons pas à le dire : il faut compter sur ces pays pour éviter le chaos intellectuel qui guette nos pays décadents et abrutis par la société de consommation et le mondialisme. ( ref : National Academy of Sciences, 11/06/2018, d’après la revue Cerveau).

Jean-Pierre Dickès

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3 commentaires

  1. Heureusement il y a le Dr Dickès qui, lui, ne casse pas son bon vieux thermomètre. Il y a plein d’illettrés qui écrivent ici, et même les auteurs des articles font quelquefois de grosses fautes de grammaire. Texte admonitoire : ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ Λόγος, in principio erat Verbum, au commencement était le Verbe, am Anfang war das Wort, in the beginning was the Word.

  2. Jean-Pierre DICKES says:

    Bien sûr. Vous êtes un homme cultivé ; il y en a peu. Mon père médecine lisait Homère dans le texte. Il connaissait par les pays et leurs villes. Il lisait aussi le latin. Il était médecin et passait son temps libre à lire Miroir de l’Histoire et Historia. Y a-t-il un médecin aussi lettré ; je voudrais bien le cnnaître.

  3. La vaccination obligatoire est également une des causes de la baisse du Q.I. en Occident. De nombreux médecins ont été témoins de la baisse du Q.I. d’enfants après qu’ils eurent été vaccinés.