phospahteMois après mois, les campagnes alarmistes dans le domaine agricole tentent de sidérer la population : on apprend que, à cause du « réchauffement climatique » (qui est réel mais naturel, la Terre est dans un cycle de réchauffement qui nous ramène aux températures du XIIe siècle, qui s’arrêtera en 2050 et ramènera ensuite un mini-âge glaciaire comme celui du XVIIe siècle), il n’y aura plus de café en 2080, qu’il y aura pénurie de blé aussi.

La dernière campagne en date est l’annonce de l’épuisement des mines de phosphates, qui vont entraîner un effondrement de la productivité agricole. On en est loin quand on regarde les chiffres de près, puisque les réserves mondiales de phosphates sont de 45 milliards de tonnes pour une production annuelle de 165 millions, ce qui nous assures plus de deux siècles de réserves et non pas 90 ans. Dans le marché du phosphate, il n’est pas étonnant de trouver le groupe Vale, déjà cité dans l’article sur le fer. Le phosphore tiré du phosphate a pris le relais à partir de 1960 de l’engrais naturel qui reste bloqué à 3 millions de tonnes, soit 8 fois moins que son alter-égo minéral. Cependant, l’excès de phosphates en matière d’agriculture amène à l’appauvrissement des sols et à l’empoisonnement de l’eau. 

La Chine est actuellement la première productrice mondiale de phosphates avec 35 % de la production mondiale, devançant les Etats-Unis et le Maroc, 15 % chacun, le Maroc ayant les premières réserves mondiales. Le Proche-Orient produit également près de 15 % de la production mondiale avec les mines de Jordanie, d’Israël, de Syrie, de Tunisie et d’Arabie Saoudite.

Comme si cela ne suffisait pas, une pénurie de potasse est également à craindre. La potasse sert en effet à produire le potassium, indispensable à la production de fruits et légumes, de blé, de riz et de maïs. Les experts internationaux déclarent que la potasse sera épuisée dans 45 ans. Trois pays pèsent 65 % de la production mondiale de potasse : le Canada avec 30 %, la Russie avec 20 % et la Belarus avec 15 %. La Chine et l’Allemagne pèsent 10 % chacune, les autres producteurs notables étant Israël et la Jordanie.

Ces campagnes ne sont pas gratuites : elles prônent bien évidemment indirectement cette mode douteuse qu’est le « végan » et qui est venue en droite ligne de l’extrême gauche, sous prétexte de diviser par 3 la consommation de phosphates et annoncent que ces pénuries sont évidemment de la faute des pays du nord. Ces mouvements de paniques peuvent aussi servir à donner du crédit au Projet Gaïa visant à réduire la population de la Terre à 500 millions de personnes. L’avenir imaginé est souvent écrit dans les films du centre de propagande mondialiste qu’est Hollywood selon l’adage : le meilleur moyen d’empêcher de parler d’un complot est d’en faire un film. Quel est le point commun entre, au hasard, Soleil Vert, 2012, Running Man et le roman de Philipe K. Dick La Vérité avant-dernière ? Simple : dans un monde de pénurie, seule une petite minorité « d’élus » dispose à son seul profit de toutes les ressources qui restent, le reste de l’humanité étant voué à la famine (Soleil Vert), à la mort (2012) ou au parcage dans de véritables camps de concentration péri-urbains (Running Man) ou souterrains (La Vérité avant-dernière). Rien n’est gratuit en ce bas monde…

Un fait est très intéressant : le cours du phosphate ne bouge pas depuis janvier 2016, stable à 115 $ l’once. Il était resté fixe toute l’année 2006 jusqu’à avril 2007 à… 45,5 $ l’once, il flamba en deux mois à 80 $, où il resta ainsi toute l’année 2007 avec d’atteindre des records battu chaque mois, jusqu’à 430 $ en août 2008. Les cours ensuite s’effondrèrent, retombant à 90 $ toute l’année 2009, avant d’osciller violemment du simple au double, puis de se fixer à 115 $ depuis septembre 2014, avec des poussées mensuelles jusqu’à 123 $.

Le Maroc détient 75 % des réserves mondiales de phosphates, notamment au Sahara Occidental, qui revendique son indépendance depuis le départ des Espagnols en 1975. En 2012, le phosphate perdit la moitié de sa valeur (faisant boire le bouillon à l’économie marocaine) et comme par hasard l’an d’après, un contrat préférentiel de fourniture de phosphates était signé entre les Etats-Unis et le Maroc. La question sahraouie, pour laquelle le Maroc a préférée se faire exclure de l’OUA plutôt que de transiger, n’a pas d’autre cause que la volonté du contrôle mondial du phosphates. Il n’a pas que le pétrole sur terre…

Hristo XIEP

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