Eugenio Scalfari a rapporté dans l’édition du 1er novembre de La Repubblica (ensuite retiré) des éléments d’une conversation téléphonique tenue avec le pape François en date du 28 octobre :

“… la famille, qui est la base de la société, change continuellement comme tout change autour de nous. Nous ne devons pas penser que la famille n’existe plus, elle existera toujours parce que nous sommes une espèce sociale et la famille est la clef de voûte de la sociabilité, mais il ne peut pas être nié que la famille actuelle, “ouverte” comme vous le dites, contient des aspects positifs et des aspects négatifs. […] Les divergences d’opinions entre évêques font partie de cette modernité de l’Église et des diverses sociétés dans lesquelles elle a opéré, mais l’objectif est le même et, en ce qui concerne l’admission des divorcés aux sacrements, cela confirme que ce principe a été accepté par le Synode. Ceci est le résultat final, les évaluations sont de facto confiées aux confesseurs, mais à l’issue de chemins plus ou moins rapides ou lents, tous les divorcés qui le demandent seront admis.”

N’en déplaise aux aveugles volontaires, le pape dit vrai quand il affirme “en ce qui concerne l’admission des divorcés aux sacrements, le principe a été accepté par le Synode”. Quant à la crédibilité de l’information, il s’avère qu’Eugenio Scalfari bénéficie de façon récurrente et régulière d’un accès au pape qui lui livre ses pensées, ce qui montre la confiance qui règne entre les deux hommes.

Une telle déclaration est l’occasion de redire que cette nouvelle religion conciliaire n’est pas catholique, et qu’elle est même condamnée dans ses applications par l’Eglise catholique :

« Si quelqu’un dit que la foi seule est une préparation suffisante pour recevoir le Sacrement de la Très Sainte Eucharistie : qu’il soit anathème. Et pour qu’un si grand Sacrement ne soit pas reçu indignement et donc pour la mort et la condamnation, ce saint Concile statue et déclare que ceux dont la conscience est chargée d’un péché mortel, quels que contrits qu’ils se jugent, doivent nécessairement au préalable se confesser sacramentellement, s’il se trouve un confesseur. Si quelqu’un a l’audace d’enseigner, prêcher ou affirmer opiniâtrement le contraire ou même le défendre dans des disputes publiques, qu’il soit, par le fait même, excommunié. »

Concile de Trente

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