Le pape Paul VI sera bientôt « canonisé » selon les normes conciliaires. Le Saint-Siège vient en effet de reconnaître un miracle attribué au pontife, celui de la naissance d’Amanda, une enfant venue au monde après avoir survécu à la rupture du placenta. Le miracle en question doit servir à la cause de la canonisation. L’officialisation de la nouvelle est arrivée par le diocèse de Brescia. Après l’examen des consultations médicales et théologiques, ce sera au pape François de décider le jour de la « canonisation ». La date qui semble possible serait celle du premier dimanche d’octobre.

Le miracle en lui-même, survenu en 2014, serait intervenu « par l’intercession » de Paul VI qui est mort à Castelgandolfo en 1978. La mère de l’enfant, originaire de Vérone, en Italie, a été priée au sanctuaire des Grâces de Brescia, un lieu de dévotion de Giovanni Battista Montini. Au cinquième mois de grossesse elle subit une rupture du placenta, un fait qui aurait pu compromettre la vie de la maman et du bébé. La maman, qui ne veut pas avoir recours à l’avortement préconisé par le médecin, prie alors, à côté d’une religieuse, au sanctuaire cité. Amanda est née au 6e mois de grossesse et a grandi depuis sans aucun problème grâce donc à l’intercession de Paul VI qui a été « béatifié » par François le 19 octobre 2014.

Mais est-ce un miracle, telle est la question qui se pose ? Puisque un décollement placentaire n’est pas toujours mortel ni pour l’enfant ni pour la mère et peut-être compatible avec la poursuite de la grossesse. Et qu’aujourd’hui un enfant peut tout-à-fait vivre normalement en naissant au 6e mois de grossesse, « miracle » de ce sacro-saint progrès tellement chéri par les progressistes aux commandes au Vatican…

Ce « miracle » apparaît plus comme une fumisterie destinée à « canoniser » le pape du Concile. « Les fumées de Satan » n’en finissent plus d’asphyxier les esprits de la Rome néo-moderniste et néo-protestante…

Francesca de Villasmundo

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16 commentaires

  1. Tout se dévalorise : la grammaire, la théologie …

    • @ A pamino …

      Les destructions commencent toujours par une changement de FORME …
      On nous dit : “Bénin ! bénin ! simple changement de forme …” …

      Mais la forme, c’est le symbole de l’idée …
      Donc attaquer la forme, c’est attaquer l’idée …

      Si bien que, dans un premier temps,
      l’idée est “attaquée, … sans être attaquée, … tout en étant attaquée” ! … …

      Et au bout d’une génération, sans coup férir (ou presque), on change le FOND …
      Et voilà les cocus … Ceux du cucuménisme, par exemple …

      Toute la méthode des charlatans … et des .°..°..°. … se résume à cela.

      • Je ne saurais être plus d’accord. Bénin, oui, comme un tumeur bénin.
        Gr. ἰδεῖν ‘voir’ donne εἶδος ‘forme’ et ίδέα ‘idée’.
        Lat. specio ‘regarde’ donne ‹species› ‘beauté’ (‘nigra sum, sed speciosa’) et ‹espèce›.
        Lat. forma ‘beauté‘, formosus ‘beau’ ; forme, formel, formalité.
        Puisque ces mots sont trop éloquents, on préfère l’illocution à l’élocution, puisque l’éloquence peut entraîner l’électrocution.
        Διάβολος, transcrit en latin ‹diabolus›, est un composé de διά ‘durch’ et βάλλω ‘jette’, donc approximativement ‘celui qui jette des bâtons dans les roues’.
        Παραβάλλω ‘projette’, παραβολή ‘projection’, ‘parabole’.
        οἶκος ‘maison’, οἰκῶ ‘habite’, ἡ οἰκουμένη [sc. γῆ] ‘l[e monde]’habité’, ὁ οἰκουμενισμός ‘œcumenismus’, ‘*habitisme mondial’. (Debout, les damnés de la terre !)
        Nota : un * précédent signifie que la forme n’est pas attestée.

  2. Cadoudal says:

    maintenant les saints sont en enfer;

    st Paul VI sera en bonne compagnie
    avec st Luther, récemment canonisé
    par Imbroglio.

  3. Cadoudal says:

    au programme :aussi

    réhabilitation de l’ évêque Cauchon

    qui a élimé une nationaliste identitaire légitimiste ,

    qui ne comprenait rien aux valeurs du métissage laïc et obligatoire

    intolérante avec les pauvres migrants anglais,

    qui refusait de les considérer comme des chances pour la France

  4. AU SUJET DU BRIGANDAGE DE VATICAN II:
    28 novembre 2014 11h09 Les Autorités de l’Église ont perdu la “notion de sainteté”; elles ont modifié et adapté à leur convenance les procédures, elles ont notamment écarté le “promoteur de la foi” si indispensable et il en a résulté qu’elles n’ont plus le sens du discernement, elles y ont renoncé. Le “critère essentiel de Charité” a bel et bien été abandonné, il est donc clair qu’il n’est plus retenu dans le cadre d’une procédure de canonisation… Même ceux qui s’intéressent de loin à ces questions en ont pris conscience… (The Onion, on March 6, 2014 http://www.theonion.com/articles/desperate-catholic-church-now-offering-sainthood-t,35456/: Desperate Catholic Church Now Offering Sainthood To Anyone Who Regularly Attends Weekly Mass) Tel ou tel personnage a l’air un peu plus sympathique que les autres, on ne cherche surtout pas à approfondir, il plaît, donc il est proclamé “saint” et tout le monde suit comme des moutons… et ainsi, le Magistère (comprenez les plus hautes Autorités) s’est ridiculisé et a perdu toute crédibilité et voilà comment de “mauvais pasteurs” méprisent leurs ouailles et achèvent de détruire notre chère Église…
    C’est tout simplement monstrueux et scandaleux.
    Je ne me réjouis pas de la canonisation des Papes conciliaires qui ont “découronné Notre Seigneur Jésus-Christ” en substituant le “culte de l’homme” à “celui de Dieu” et qui ont ainsi sabordé la Sainte Église, nous conduisant inéluctablement au désastre…
    C’est “l’homme qui se fait dieu” à la place de “Dieu fait homme”; à la “religion nouvelle” correspondent de “nouveaux saints”!
    Dans cette nouvelle “église”, “on brise avec le passé pour devenir des hommes nouveaux, l’esprit de secte remplace l’amour du prochain, l’orgueil individuel grandit dans l’ombre!…” (Cardinal Tommaso Bernetti – 4 août 1845).
    Ces béatifications et canonisations précipitées de Papes “réformateurs” sont des actes inutiles, controversés, absurdes et dommageables; il s’agit de l’introduction dans l’Église de ferments supplémentaires de division. En définitive, c’est la réforme de Vatican II qui est célébrée à travers cette frénésie… Les Autorités de l’Église canonisent leur funeste réforme. C’est une façon de la verrouiller pour que plus personne ne puisse la remettre en question. Dites-moi quels sont les bons fruits de Vatican II et des Papes qui ont œuvré à ce Concile dévastateur et en ont promulgué les décrets, tout en sévissant contre les catholiques fidèles?
    Certes, nul ne sait, excepté Dieu, qui est saint ou ne l’est pas…
    Tout ceci est extrêmement troublant et certainement malsain.

    • @Lionel
      Votre analyse est juste et pertinente et montre bien l’étendue du problème. Il s’agit de canoniser la révolution dans l’Eglise, protestantisée à marches forcées par ceux qui devraient la défendre. Nous avons encore à avaler d’autres couleuvres: la neutralisation “d’Humanae vitae” dans ce qu’elle a de catholique, la réhabilitation de l’apostat idolâtre de la fausse science évolutionniste, Teilhard de Chardin. Ces réjouissances nous attendent pour 2018. Le culte direct et public de Lucif€r ne saurait tarder, avec l’avènement de l’Antéchrist.
      Saint Noël quand même, le temps des tribulations sera court.

    • @Lionel ; je me joins aux propos de toto, « analyse juste et pertinente ».
      « “on brise avec le passé pour devenir des hommes nouveaux, […]” (Cardinal Tommaso Bernetti – 4 août 1845). » Cette phrase a-t-elle éte enlevée de son contexte pour donner « Du passé faisons table rase », écrit un bon quart de siècle plus tard ?

  5. Cadoudal says:

    Paul VI , 7 dec 1965

    “la religion du Dieu qui s’ est fait homme s’est rencontrée avec une religion
    (car c’en est une) de l ‘homme qui se fait Dieu.
    Qu’est-il arrivé ? un choc , une lutte , un anathème ?
    cela pouvait arriver ; mais cela n’ a pas eu lieu .
    Une sympathie sans bornes pour les hommes l’ a envahi tout entier.
    …nous aussi plus que quiconque , nous avons le culte de l ‘homme.”

    “un courant d’ affection et d’ admiration a débordé du Concile sur
    le monde moderne
    l’ Eglise s’ est proclamée servante de l ‘humanité
    le concile a tout ordonné à l ‘utilité de l ‘homme “

    • @ A Cadoudal

      Pourriez-vous nous donner les références de ces passages de Paul VI ?
      Merci de faire cette recherche en temps de Fête …

      Bon et Saint Noël à ceux qui attendent la Délivrance …
      Seigneur, délivre-nous de l’oppression du mondialisme !

      Dans nos rues, des foules d’hébétés marchent sans but …
      Ces foules sont ternes, ne croient à rien, et puent la décadence …

      La décadence, … c’est le silence de Dieu, fruit des péchés accumulés …
      Vraiment …les hommes ne sont pas beaux à voir … lorsqu’ils sont coupés de Dieu …

      Oui, la décadence … c’est l’Enfer …

      • Cadoudal says:

        de mémoire , c’est le discours de clôture du Concile Vatican II prononcé par Paul VI,

        lequel s’ efforçait de résumer la raison d’ être dudit Concile

  6. Un minimum de vérification orthographique ne ferait pas de mal dans ce journal :”la maman a été priée” . Comment comprendre cela . Elle a été priées d’avorter par son gynéco mais je suppose qu’en fait elle a plutôt été prier ce Pape d’intervenir pour elle . Le respect de la langue est le premier devoir de droite ! ! !

    • Boutté,
      Je dirais de préférence “qu’elle est allée prier ce Pape…”

    • @Boutté : Je suis entirèrement d’accord sur la très mauvaise orthographe de bien des contributeurs, mais il n’y a pas de faute d’orthographe dans « la maman a été priée », ni même – d’orthographe ! – dans « Elle a été priées d’avorter par son gynéco », alors je ne vous comprends pas très bien.

      • Pamino,
        “Elle a été priées d’avorter…”, priée (sans s), qui a été priée? c’est elle, féminin singulier.