Saint-Martin est en proie au chaos depuis le passage de l’ouragan. Dévastation, pillages, violences et scènes de racisme anti-blanc s’additionnent et les habitants dénoncent l’attitude des autorités. Beaucoup d’habitants de Saint-Martin soulignent que les autorités françaises sont plus promptes à venir en aide à des populations d’autres pays, alors que Saint-Martin est territoire français.

Les critiques sont également nombreuses à l’égard de la préfète de Saint-Martin. Elle a même été accusée d’avoir pris la fuite.

Le décodex du Monde prétend garantir la vérité à ses lecteurs et écrit :

A notre connaissance, la responsable n’est pas intervenue publiquement depuis samedi. Selon Radio Caraïbes International, citant une source préfectorale, elle n’a pas été démise de ses fonctions mais « renforcée par deux sous-préfets, un de l’administration centrale et un sous-préfet de la Martinique ». Contacté, le ministère de l’intérieur n’a pas répondu à nos sollicitations pour l’heure. Que la préfète déléguée soit restée à Saint-Martin ou non, il est fallacieux d’affirmer qu’elle aurait fui face à la catastrophe, ayant été en première ligne le jour de la catastrophe et ceux qui ont suivi.

Le Monde prend ainsi la défense de la préfète, représentante sur place de l’autorité, et nie la fuite de cette préfète tout en écrivant “Que la préfète déléguée soit restée à Saint-Martin ou non“, ce qui  est pour le moins confus voire contradictoire.

Quant à Radio Caraïbes International, dont Le Monde s’est bien gardé de livrer l’entièreté des propos, on peut lire sur son site internet ceci :

C’est le président de la collectivité de cette île du nord qui a semble-t-il  rendu la situation impossible à camoufler. Daniel GIBBS a tenté durant plusieurs heures en vain de joindre la représentante de l’Etat à St-Martin et il s’en est inquiété.  Dès lors, il était difficile de dissimuler l’évidence.  Motif de ce silence : la sous-préfète déléguée de cette île du nord s’est trouvée dans l’incapacité  d’assumer ses fonctions. Mais pas seulement elle. Toute son équipe. C’est le retour de flamme de la nuit du cyclone, où  ils ont tous subi un choc traumatique dû au passage de l’ouragan,  qui faut-il le rappeler, a détruit la préfecture de St-Martin. Une situation extrême qui avait obligé l’équipe préfectorale à passer toute la nuit dans une étroite pièce en dur, dans le noir, dans une grande promiscuité. « Elle a vu la mort en face », nous a déclaré une source préfectorale. Ceci explique cela et il a donc fallu prendre des dispositions pour gérer cette incapacité, avec souplesse. 

Toujours en place

Reste que, Anne Laubiès, il faut le préciser, n’a pas été relevé de ses fonctions. Dans le langage convenu, elle a été renforcée par deux sous-préfets, un de l’administration centrale et un sous-préfet de la Martinique. Par ailleurs d’autres cadres de l’administration sont également arrivés sur l’île, pour garantir le plein exercice de l’autorité de l’Etat sur ce territoire totalement dévasté.

Fuite ou pas fuite, l’autorité s’est révélée défaillante, abandonnant les habitants de Saint-Martin à leur triste sort…

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