Le Daily Mail nous a appris récemment que les étudiants universitaires ne seront pas notés pour leurs fautes d’orthographe, de grammaire et de ponctuation aux examens, car cela serait “élitiste”. En effet, insister sur un bon anglais au sein des Universités est désormais jugé discriminant à l’égard des minorités ethniques et de ceux qui ont fréquentés des écoles « peu performantes ».

En réponse à ces objectifs, certaines universités ont adopté ce que l’on appelle “l’évaluation inclusive”, un système plus souple qui a d’abord été mis en place pour mettre sur un pied d’égalité les étudiants souffrant de troubles tels que la dyslexie.

Ainsi par exemple, à l’université de Hull, une nouvelle politique stipule que l’exigence d’un niveau élevé de maîtrise de l’anglais écrit peut être considérée comme “homogène, nord-européenne, blanche, masculine et élitiste”. Tout ce que notre monde actuel vomit… Elle ajoute que les élèves dont l’anglais est une deuxième langue ou qui ont été scolarisés dans des écoles peu performantes peuvent être découragés si des normes élevées d’anglais écrit sont exigées.

De la même façon à l’Université des Arts à Londres, il a été établi que le personnel doit “accepter activement les fautes d’orthographe, de grammaire et autres erreurs de langage qui n’entravent pas de manière significative la communication, à moins que le cahier des charges n’exige un langage formellement précis”.

Ces décisions ne font pas l’unanimité. C’est ainsi qu’avec bon sens, le professeur Alan Smithers, expert en éducation à l’université de Buckingham, a déclaré : “L’évaluation inclusive me donne envie de pleurer. Les examens sont là pour faire la différence entre ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas, y compris être capable de dire clairement ce que l’on veut dire. Cette approche ne rendra pas service aux élèves pour trouver et conserver un emploi. Les écarts ne pourront être véritablement réduits qu’en soutenant davantage les étudiants et en leur apprenant à bien écrire plutôt qu’à ignorer leurs erreurs”. Et le professeur Frank Furedi, de l’université de Kent, d’ajouter : “L’évaluation inclusive est un instrument d’ingénierie sociale qui viole les normes de l’enseignement universitaire. En abaissant les normes d’évaluation, on réduit les attentes à l’égard des étudiants. Pire encore, la normalisation de l’analphabétisme flatte les étudiants au lieu de les éduquer”.

On ne peut qu’espérer que le scandale causé par cette décision abjecte et contre-productive, pure invention d’une société omnubilée par le besoin « d’intégrer » coûte que coûte les minorités, la bloquera un temps.  

Suzi Feufollet

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