Monseigneur Ángel Lucio Vallejo Balda et son amante  Francesca Immacolata Chaouqui, tous deux nommés l'organisation des structures économiques et administratives du Saint-Siège (COSEA) par le pape François
Monseigneur Ángel Lucio Vallejo Balda et son amante Francesca Immacolata Chaouqui, tous deux nommés l’organisation des structures économiques et administratives du Saint-Siège (COSEA) par le pape François

Véritable « association de malfaiteurs » au sein du Vatican, ils voulaient tout simplement réaliser la volonté du pape François en divulguant à l’extérieur des informations et documents réservés sur des scandales financiers du plus petit état du monde.

Deux journalistes, Gianluigi Nuzzi (le journaliste du premier Vatileaks qui a éclaboussé Benoit XVI) et Emiliano Fittipaldi, deux religieux, Monseigneur Lucio Vallejo Balda, prélat espagnol, et  Nicolas Maio, collaborateur du monseigneur. Une consultante italo-marocaine sulfureuse, Francesca Immacolata Chaouqui, sont au banc des accusés du procès Vatileaks 2 qui a repris samedi 12 mars 2016, à huit clos, devant le Tribunal de l’État de la Cité du Vatican, après plusieurs mois interruption. 

Coup de théâtre au cours de l’audience : le principal accusé, monsignor Balda, qui était aux arrêts domiciliaires au Collège des Pénitents depuis décembre, a été de nouveau enfermé en prison au Vatican. La magistrature vaticane en a décidé ainsi puisque l’inculpé se serait rendu coupable de tentatives de falsification des preuves en violant l’interdiction de communiquer avec l’extérieur.

De son côté,  Francesca Immacolata Chaouqui, l’autre protagoniste de ce Vatileaks 2, a demandé par une lettre écrite au pape François de pouvoir être libéré « du secret pontifical » pour pouvoir exercer pleinement son droit à la défense .

Les débats reprennent lundi 14 mars. Mais déjà, les deux journalistes ont témoigné de leur satisfaction samedi :

« Pendant ces trois mois [d’arrêt du procès, ndr], a souligné Emiliano Fittipaldi, des choses importantes sont arrivées : dans mon livre j’écrivais que Bertone [le cardinal Bertone, ndr] avait reçu 200 mille euros du Bambin Gésu pour la réfection de son appartement et maintenant il en a restitué 150 mille; j’écrivais que Pell [le cardinal Pell, ndr] avait de sérieux problèmes pour des présomptions d’avoir couvert des prêtres pédophiles et aujourd’hui, en effet, il a demandé pardon pour ne pas avoir fait assez; enfin, j’écrivais sur les coûts élevés et injustifiés pour les béatifications et exactement il y a deux jours le Pape a publié un document avec lequel il revoit les normes pour empêcher des dépenses folles pour les causes. « 

Francesca de Villasmundo

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