Malgré des divergences dans les chiffres selon les sources citant l’International Federation of Robotics, elles montrent toutes que la France accuse un retard certain en matière de robotisation. Selon le rapport de la banque Natixis daté du 8 février 2018 Politiques économiques soutenant l’investissement des entreprises et la robotisation : peuvent-elles redresser les gains de productivité ? la France comptait en 2016 127 robots par tranche de 10.000 ouvriers, sources similaires données par l’article « 127 robots pour 10.000 salariés » paru le 16 janvier 2018 sur le site de La Fabrique de l’Industrie,  132 selon les données parues sur le site Statista. On est très loin des leaders en la matière telle la Corée du Sud ou même l’Allemagne. Voici les données des robots en 2016, avec (N) pour Natixis et (S) pour Statista.

Corée du Sud 550 (N)/631 (S)

Singapour : 488 (S)

Allemagne : 251 (N) /309 (S)

Japon : 276 (N) / 303 (S)

Suède : 229 (N)

Danemark : 211 (S)

Etats-Unis : 203 (N) / 189 (S)

Taïwan : 190 (chiffre de 2015)

Italie : 161 (N) /185 (S)

Espagne : 151 (N) / 160 (S)

Canada : 145 (S)

France : 127 (N) / 132 (S)

Suisse : 128 (S)

Autriche : 128 (chiffre de 2015)

Finlande : 126 (chiffre de 2015)

Pays-Bas : 120 (chiffre de 2015)

Slovénie : 110 (chiffre de 2015)

Tchéquie : 93 (chiffre de 2015)

Australie : 83 (S)

Slovaquie : 79 (chiffre de 2015)

Royaume-Uni : 74 (N) / 71 (S)

Chine : 68 (S)

Inde : 3 (S)

La Corée du Sud a ainsi vu son nombre de robots multiplié par 5 depuis 2002. En l’an 2017, la Chine a prévu d’acheter 115.000 robots, la Corée du Sud 43.500, le Japon 42.000, l’Allemagne 21.000, Taïwan 9.000, l’Italie 7.100, la France 4.700, l’Espagne 4.300, le Royaume-Uni 1.900.

On estime que les professions les plus menacées par la robotisation sont les employés de banque (taux de probabilité d’être remplacé par un robot : 98 %) ; les réceptionnistes et agents d’information (96 %) ; les conseillers juridiques (94 %) ; les vendeurs au détail (92 %) ; les chauffeurs de taxi (89 %) ; les cuisiniers employés dans la restauration rapide (81 %). En fin de liste, les instituteurs, médecins et chirurgiens (0,4 %) ; les avocats (4 %) ; les musiciens et chanteurs (7 %) ; les journalistes reporteurs et correspondants (11 %).

Hristo XIEP

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