L’abbé Billecocq examine pour nous le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau.

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2 commentaires

  1. Nicolas Jaisson says:

    Rousseau n’a jamais prétendu que l’homme est indépendant; Au contraire, il revendique sa qualité de citoyen au motif que seuls les hommes réellement libres, c’est-à-dire débarrassés de leurs opinions individuelles, méritent d’appartenir à une société régie par le contrat social.

    C’est ce contrat social basé sur la& volonté générale qui rend les hommes libres et égaux en droits parce accordés à la “raison pure” qui est la raison débarrassée des préjugés nés des conventions sociales héritées de l’ordre ancien basé sur le droit naturel. Les hommes d’expérience, de foi ou de tradition ne méritent pas le titre de citoyen car ils ne sont pas libres, au sens où ils ne sont pas débarrassés de leurs attaches sociales et de leurs croyances politiques ou religieuses qui ne correspondent pas à l’opinion que les sociétés des hommes libres et égaux ont défini.

    Le bon sauvage n’est que le prétexte pour imaginer un homme nouveau libéré de ses attaches traditionnelles qui soit rendu suffisamment malléable pour créer un homme nouveau tel que l’anticipe les Loges maçonniques où l’on délibère à propos d’un monde factice qui doit succéder à l’ancien monde grâce au triomphe de la Raison. Cest en écoutant celle-ci que les “initiés” définissent les lois qui sont la transcription de la “volonté générale sur le plan juridique et associatif, en fait la volonté du petit groupe chargé de la transformation des moeurs et des comportements par leur socialisation. Le bon sauvage qui s’étonne de tout pour tout remettre en question joue le rôle de prototype du futur citoyen dont la vie entière sera gouvernée par l’Etat qui a la charge de défendre ses droits et donc de le soumettre à la volonté collective.

    C’est donc bien d’une matrice totalitaire destinée à la régénération de l’humanité dont il s’agit dans ce catéchisme des révolutionnaires de 1789 qui apporte toutes les réponses aux problèmes sociaux par la méthode consistant à suivre sa “petite voix intérieure” issue de la conscience sociale qui est exprimée par des individus affranchies des conventions de leur époque. hérités de la Foi, de la tradition ou de l’expérience Aucune trace d’individualisme ici, puisque dès le départ l’homme nouveau doit s’accorder en tous points au groupe dont il suit la conscience sociale qui lui dicte son comportement. Il s’agit bien d’un collectivisme en marche qui a pour objectif la socialisation complète des volontés individuelles qui doivent se fondre dans la volonté du groupe composé de citoyens libres et égaux débarrassés de leur volonté et de leurs conceptions propres.

    D’ailleurs dès le départ, la Révolution prendra un tour collectiviste avec la mise au pillage des demeures bourgeoises ou des châteaux d’aristocrates. Les Jacobins mettent en place une administration centralisée basée sur le dirigisme d’Etat qui met fin aux tentatives de libéralisme et tentent d’encadrer l’activité économique par des myriades de règlements qui produiront un véritable fiasco. Donc le retour à l’état de nature est aux antipodes d’une conception libertaire et individualiste mais signifie au contraire la fin de la conception chrétienne de la personne qui jouit de la liberté limitée par les dix commandements pour instaurer le règne de la société collectiviste qui prétend rendre les individus égaux en droits par l’encadrement réglementaire et la socialisation des volontés individuelles accordées à la volonté générale par la force de la loi. C’est le triomphe de l’Etat totalitaire collectiviste qui régit le monde d’aujourd’hui.

  2. Nicolas Jaisson says:

    Augustin Cochin (cf. infra les sociétés de pensée et la démocratie) est un des auteurs qui a le mieux démonté les rouages idéologiques de la machine révolutionnaire mise en oeuvre par les sociétés littéraires, les propagandistes en réseaux des Lumières, qui se sont muées en officines révolutionnaire en 1789.

    Ce sont elles qui ont transformé en méthode de transformation politique l’idéologie du contrat social imaginée par Rousseau. Nous vivons encore aujourd’hui,plus que jamais, sous ce régime révolutionnaire de nivellement permanent, afin de rendre les citoyens “libres et égaux en droit”s. Mais en fait toujours plus esclaves de la technocratie au pouvoir qui continue à leurrer les masses avec la défense des droits de l’homme justifiant des abandons toujours plus grands de leur espace d’autonomie au nom de la liberté citoyenne qui est le visage moderne de la tyrannie collectiviste..

    https://archive.org/details/lessocitsdep00coch/page/n10