Sanctoral

De la Sainte Vierge (vultum tuum)

La Chaire de saint Pierre à Rome

L’Église célèbre solennellement, en ce jour, le souvenir de l’entrée du Prince des Apôtres à Rome et de sa prise de possession du siège épiscopal de la ville éternelle. Les Actes des Apôtres font allusion à cet événement d’une importance primordiale dans l’histoire du monde. Quand saint Pierre, emprisonné par le roi Hérode, eut été délivré par l’ange, il visita dans la nuit la communauté chrétienne rassemblée, lui donna les recommandations nécessaires puis, disent les Actes, « il se leva et se rendit dans un autre lieu » (Act. XII, 17). Où se rendit Pierre ? Les Actes ne le disent pas, peut-être pour ne pas trahir sa résidence, mais la tradition indique Rome. C’était en l’an 42 après J.-C. C’est pourquoi la Tradition admet que Pierre a été évêque de Rome pendant 25 ans. En 1558, Paul IV décida que l’accession de Pierre au siège de Rome serait célébrée solennellement, le 18 janvier. Jusque là, on ne célébrait que le pontificat de Pierre (le 22 février). Dès lors, le 18 janvier fut consacré à la Chaire de saint Pierre à Rome, et le 22 février, on fêta la fondation de l’Église d’Antioche, la première que saint Pierre ait gouvernée. Il y a maintenant dans l’Église deux fêtes de la Chaire de Saint-Pierre. La vénérable Chaire de Pierre qui, jusqu’au Ve siècle se trouvait dans le Baptistère de Saint-Pierre, se trouve aujourd’hui dans l’abside de la basilique vaticane. La précieuse relique ne se compose plus que de quelques morceaux de bois, reliés depuis les temps anciens par des plaques d’ivoire, sur lesquelles se trouvent des figures. Malheureusement, le Pape ne peut plus s’asseoir sur cette antique Chaire, car, au temps de la Renaissance, elle fut renfermée dans un reliquaire colossal, œuvre de Bernin. L’Évangile de la messe nous rappelle la fameuse proclamation par saint Pierre de la divinité du Christ et la réponse de Notre-Seigneur, fondement des privilèges du Chef de l’Église. L’Introït et les autres pièces de chant sont l’affirmation de cette primauté; presque toutes reprennent comme un refrain « Tu es Petrus ». Les Oraisons font appel à la puissance que cette primauté confère à saint Pierre. L’épître est l’exorde de sa lettre écrite de Rome aux fidèles d’Asie. L’Église, qui associe toujours le souvenir des deux grands Apôtres, fait mémoire de saint Paul à la messe et aux vêpres. On ajoute la mémoire de sainte Prisque, vierge et martyre, contemporaine de saint Pierre et de saint Paul, dont le martyrologe romain place aujourd’hui l’anniversaire du martyre sous le règne de l’empereur Claude.

Sainte Prisque, Vierge et Martyre

Prisque, noble vierge romaine, fut accusée à l’âge de treize ans d’être chrétienne, sous l’empire de Claude, et conduite par son ordre au temple d’Apollon pour sacrifier aux idoles. Comme elle détestait cette impiété, on la souffleta rudement et on la mit en prison ; puis, en ayant été retirée, et persévérant avec constance dans la foi, Prisque fut cruellement battue de verges, frottée de graisse bouillante et de nouveau enfermée en prison. Trois jours après, on l’exposa dans l’amphithéâtre pour y être dévorée par un lion ; mais celui-ci, oubliant sa férocité, se jeta humblement à ses pieds. Elle eut encore à souffrir dans son cachot de la privation de toute nourriture durant trois jours ; on l’étendit ensuite-sur le chevalet, on la déchira avec des ongles de fer, on la jeta dans un brasier, mais miraculeusement préservée, elle en sortit saine et sauve. Elle eut enfin la tête tranchée hors de la ville, et joignit à la palme de la virginité la couronne du martyre. Son corps fut enterré par les Chrétiens sur la voie d’Ostie, à dix milles de Rome, le quinzième jour des calendes de février.

Martyrologe

A Rome, la passion de sainte Prisque, vierge et martyre, qui, sous l’empereur Claude, reçut la couronne du martyre après de nombreux tourments.

Dans le Pont, l’anniversaire des saints martyrs Mosée et Ammone. Etant soldats, ils furent d’abord condamnés aux mines et enfin livrés aux flammes.

Au même lieu, saint Athénogène, vénérable théologien. Avant d’être jeté dans le feu, où il devait consommer son sacrifice, il chanta avec joie une hymne qu’il laissa par écrit à ses disciples.

A Tours, en Gaule, saint Volusien évêque: fait prisonnier par les Goths, il rendit son âme à Dieu en exil.

Au monastère de Lure, en Bourgogne, saint Déicole abbé; irlandais d’origine, il fut disciple du bienheureux Colomban.

A Tours, en France, saint Léobard reclus, qui se rendit admirable par son abstinence et son humilité.

A Côme, sainte Libérate vierge.A Bude, en Hongrie, sainte Marguerite, vierge, de la famille royale des Arpadiens, moniale de l’Ordre de saint Dominique. Célèbre par la vertu de chasteté et par une très rigoureuse pénitence; elle a été inscrite au catalogue des Saintes vierges par le souverain pontife Pie XII.

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