Sanctoral

Les Saints Anges Gardiens

La fête de l’Ange protecteur de la cité ou du royaume apparaît en Espagne au XVème siècle. Celle de l’Ange gardien au diocèse de Rodez par le Bienheureux François d’Estaing en 1518. Elle a été inscrite au calendrier romain par décret de Paul V en 1608, comme fête facultative (Duplex ad libitum) au jour suivant la saint Michel, et assignée au 2 octobre par Clément X.

C’est une vérité de foi que les Anges, tout bienheureux qu’ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes; les paroles de Notre-Seigneur, l’enseignement des Docteurs et des Saints, l’autorité de l’Église, ne nous permettent pas d’en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons. C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs. Les Anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion: ils portent nos bonnes oeuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

Martyrologe

La fête des saints Anges Gardiens.

A Rome, la passion du sarde saint Modeste, diacre et martyr. Sous l’empereur Dioclétien, il fut tourmenté sur le chevalet, puis consumé par les flammes. Son corps, transporté dans la suite à Bénévent, fut déposé dans l’église qui porte son nom.

En Artois, la passion du bienheureux Léger, évêque d’Autun. Après lui avoir fait souffrir toutes sortes d’outrages et de tourments pour la défense de la vérité, Ebroin, maire du palais du roi Thierry, le fit mettre à mort.

A Nicomédie, saint Eleuthère, soldat et martyr, avec d’autres chrétiens sans nombre. Comme le palais de Dioclétien venait d’être incendié, ils furent accusés faussement d’être les auteurs du crime, et le cruel empereur ordonna, de les faire mourir par groupes. Les uns furent décapités, les autres livrés aux flammes, d’autres précipités dans la mer; quant à éleuthère, le premier d’entre eux, après avoir longtemps souffert de rigoureuses tortures qui semblaient lui donner une nouvelle vigueur, éprouvé par le feu comme l’or, il termina son glorieux martyre.

A Antioche, les saints martyrs Prime, Cyrille et Secondaire.

Le même jour, saint Gérin martyr, frère du bienheureux Léger, évêque d’Autun. Il fut lapidé par ordre d’Ebroin.

A Constantinople, saint Théophile moine. Après avoir été cruellement torturé par Léon l’Isaurien pour la défense des saintes images, puis relégué en exil, il s’en alla vers le Seigneur.

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