Nombreux sont ceux qui stigmatisent à loisir « l’obscurantisme islamique » et l’absurdité des déclarations de certains responsables religieux musulmans, notamment sur le plan scientifique.

Heureusement, le Talmud nous permet de redresser les erreurs qu’une science dévoyée aurait répandues…

Ce livre (en fait une collation de plus de dix milles pages, découpé en six traités reprenant les opinions des rabbins sur les sujets les plus divers) que Bernard Henri Lévy considère comme l’un des « livres fondamentaux de notre civilisation », est censé apporter – par la voix de ceux qui passent leur vie à l’étudier – la réponse à toutes les questions…

Les grandes fêtes juives – qui s’échelonnent en ce moment du nouvel an (Roch Hachana) au grand pardon (Yom Kippour, précédé du jour du massacre expiatoire de poulets des Kapparot) – sont l’occasion pour les pratiquants de se documenter sur certains aspects particuliers des divers rites prescrits.

C’est l’un des rôles du site en langue française Torah-box où tout un panel de rabbins répond aux questions pratiques les plus diverses qui leur sont posées sur le net.

A la question « pourquoi tremper la pomme dans le miel ?

http://www.torah-box.com/question/roch-hachana-pourquoi-tremper-la-pomme-dans-le-miel_14259.html

la réponse du rav Gabriel Dayan est lumineuse :

Ainsi les botanistes ignorants apprennent aujourd’hui grâce au Talmud que, sur le pommier, les fruits apparaissent avant les feuilles !

C’est dans le traité Seder Mo’ed, Chabatth 88a…

Le pommier est un arbre originaire d’Asie centrale, de la région d’Alma-Ata (Kazakhstan) où se trouvent encore des forêts de ces pommiers « sauvages » originels, (Malus sieversii) qui sont la source (confirmée par de récentes recherches ADN) de toutes les variétés de pommes domestiques et cultivées depuis l’antiquité.

Alma-Ata est d’ailleurs une conversion russe soviétique de la forme kazakhe « Almaty ».

« Almaty » signifie en kazakhe « Ville des pommes » et « Alma-Ata » signifie littéralement, en russe, «Ailleul – pomme ».

Hors cette région est connue depuis l’antiquité sumérienne.

Aux confins orientaux de l’empire assyrien, c’est vers cette région que seront déportés les juifs d’Israël lors de la conquête du premier royaume quand l’armée de Salmanazar V bat les troupes israélites et assiège la capitale Samarie. (La ville tombera en 722 av. J.-C)…

C’est vers cette Asie centrale que l’essentiel des populations composant les dix tribus dites « perdues » – toutes sauf celles dites de David et de Benjamin – seront déportées et remplacées en Palestine par des Assyriens qui seront connus ultérieurement sous le nom de « Samaritains » premier objet de xénophobie pour les juifs…

C’est dire que ce pommier sera très bien connu et probablement le plus anciennement connu des Israélites…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Malus_sieversii

Il est donc normal que le talmud de Babylone le mentionne et que la « science rabbinique » y consacre nombre de commentaires.

Il n’est pas difficile de vérifier la justesse ces dires : il suffit de prendre une photo de ces pommiers par exemple au stade de la floraison…

Force est de constater une présence foliaire fournie et avancée, ce qui nous contraint malheureusement alors à faire deux hypothèses que nous laisserons au choix du lecteur :

  • Cette photo a été truquée par un illustrateur forcément antisémite (compulsif et viscéral).

  • Chez M. Sieversii, si les fleurs s’épanouissent effectivement après la sortie des feuilles, c’est donc bien que les fleurs doivent – selon le Talmud – y apparaître après les fruits !

Et ça, en botanique, c’est vraiment un scoop !

Claude Timmerman

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