Le diocèse de Metz revient dans un communiqué sur la soirée sportive ayant eu lieu dans la cathédrale et sur l’intervention de la police dans ce même lieu pour expulser des fidèles récitant le chapelet. Comme nous allons le voir, le diocèse persiste et signe. Circulez, il n’y a rien à voir ! Le défilé des handballeuses, oui ! Des gens avec des drapeaux agenouillés sur les marches du chœur, non !

L’auteur du communiqué prétend rechercher l’apaisement mais s’engage dans une voie qui rend l’apaisement impossible. Au lieu de reconnaître que c’était une erreur d’organiser un tel événement dans la cathédrale (comme toutes les personnes raisonnables le comprennent), le communiqué justifie l’organisation de cette soirée et montre du doigt les fidèles qui sont venus dire un chapelet dans la cathédrale le samedi 17 et ont été, pour trois d’entre eux, expulsés par la police, à la demande du chanoine Thiry.

Non, il n’est pas honnête de parler d’une polémique qui ferait suite « à la manifestation, dans la cathédrale de Metz, de quelques membres de l’association Civitas. » La polémique a pour origine l’organisation d’une soirée sportive dans une église. Beaucoup de gens en ont été scandalisés, qui ne sont ni membres de Civitas, ni catholiques traditionalistes, ni même catholiques tout court. Il est peu probable que ces personnes soient convaincues et apaisées par les considérations du communiqué sur « la préparation des jeux olympiques de 2024 » ou sur « le lien entre sport et foi. »

D’ailleurs pourquoi parler de « manifestation » ? À cause des drapeaux ? C’était les drapeaux du Sacré-Cœur, de sainte Jeanne d’Arc et de saint Michel, comme le reconnaît le Républicain lorrain. Ne voit-on pas quelquefois des anciens combattants ou des scouts assister à la messe avec leurs drapeaux ?

Mais finalement le communiqué du diocèse nous révèle la raison qui a déterminé le chanoine Thiry à solliciter l’intervention des forces de l’ordre dans la cathédrale : les trois personnes à genoux sur les marches du chœur auraient « obstrué les voies de circulation dans la cathédrale. » Ces trois personnes auraient fait « une sorte de sitting à genoux à la croisée de la nef et du transept, en pleine voie de circulation. » A-t-on besoin de répondre à une affirmation aussi ridicule et qui se contredit elle-même ? La voie de circulation passe-t-elle sur les marches du chœur ? Le diocèse de Metz se moque-t-il du monde ?

Le communiqué déplore les paroles désagréables que certains fidèles ont adressées au chanoine Thiry. Quelqu’un aurait même prédit au chanoine « qu’il irait en enfer. » Ce serait effectivement très regrettable si c’était vrai, mais les personnes ayant assisté à la scène affirment au contraire que c’est une dame accompagnant le chanoine qui a dit cela aux trois personnes emmenées par la police. Le diocèse est-il mal informé, ou réécrit-il l’histoire à sa convenance ?

Jules Putois, pour la section Civitas Grand-Est.

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