Ce 8 septembre 2021 était une journée importante pour la police de la pensée. Au menu, Zemmour et Cassandre, l’écrivain juif et l’enseignante catholique. Telle la hyène au rire repoussant quand elle a enfin trouvé sa proie, déchirer, de sa mâchoire puissante constituée des lois liberticides Pleven et Gayssot, la dépouille des mal-pensants, est son dada.

Comme la bête trapue, la pensée unique chasse en meute : journalistes, juges, magistrats, ministres et tartempion, toute la bien-pensance anti-raciste et antisémite se récrie, offusquée, devant un « Mais qui ? » et l’expression « Grand Remplacement ». Qui aurait cru qu’il arriverait un temps où un simple pronom interrogatif singulier, et des paroles usuelles décrivant ce que certains voient comme un état de fait, constitueraient un délit, un crime de lèse-majesté… « O tempora, o mores » !

L’essayiste Eric Zemmour était donc poursuivi pour injure et provocation à la haine après un discours prononcé le 28 septembre 2019, lors de Convention de la droite, organisée par les proches de l’ancienne députée du Front National Marion Maréchal-Le Pen. Ses propos ont heurté les chastes oreilles de huit associations parties civiles, dont la Ligue des droits de l’homme (LDH) et SOS Racisme. Evoquer le ‘Grand Remplacement’, déclarer qu’« entre vivre (et vivre) ensemble, il faut choisir », parler d’une « islamisation » de la France, affirmer que bien des problèmes de la France et de l’Europe sont aggravés par l’immigration et par l’islam, qu’une guerre ethnico-religieuse déchire la France — gangrenée par les « indigénistes », décidés à mener une « guerre d’extermination de l’homme blanc hétérosexuel catholique » — et que « nos progressistes si brillants […] nous ont ramenés à la guerre des races et à la guerre des religions » en considérant « que les hommes sont des êtres indifférenciés, interchangeables, sans sexe ni racines », sont des tabous, des provocations insupportables pour la conscience morale universelle.

Si le polémiste avait été condamné à payer une lourde amende pour injure et provocation à la haine en première instance par le tribunal correctionnel de Paris qui avait estimé que ces propos constituaient « une exhortation, tantôt implicite tantôt explicite, à la discrimination et à la haine à l’égard de la communauté musulmane et à sa religion », il a vu sa condamnation annulée et la cour d’appel de Paris prononcer sa relaxe, en ce mercredi 8 septembre.

Perdante face à Zemmour, la meute politiquement correcte a pu se repaître aujourd’hui d‘une autre proie, plus fragile, puisque sans aucune aura médiatique ou politique et n’appartenant pas à la même communauté religieuse que le journaliste.

S’ouvrait donc ce matin, devant le tribunal correctionnel de Metz (Moselle), le procès de la jeune Cassandre Fristot, traînée prestement dans les tribunaux, -voilà une justice lente et laxiste avec les délinquants en tout genre subitement bien expéditive-, pour avoir brandi une pancarte avec la question « Mais qui ? » lors d’une manifestation anti-passe sanitaire début août : une pancarte avec inscrits dessus les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d’affaires et intellectuels dont celui de Macron et Veran. Les noms encadraient le slogan « Mais qui ? » et l’exclamation « Traîtres !!! ». Que le motif est spécieux, dirons-nous même ridicule, -mais le ridicule ne tue pas dit l’adage-, pour intenter un procès !

Nos élites politiques et intellectuelles ont sauté sur l’occasion pour crier à l’antisémitisme, certaines personnes nommées étant juives. Il est vrai aussi que détourner l’attention permet à certains de ces bien-pensants de faire oublier la raison du mécontentement de Cassandre et autres manifestants, tout autant que leurs casseroles pécuniaires, sexuelles, abusives, etc. et incompétence politique, en ces heures si sombres pour la France. Et voici, par un tour de prestidigitation moralement correcte, une simple pancarte de manifestation jugée promptement « antisémite » par une classe politique à qui il ne faut pas grand-chose pour s’étouffer d’effroi et des organisations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, qui ne font plus recettes, tellement leurs préoccupations existentielles sont éloignées des réels problèmes des Français, et qui sont donc  toujours à l’affût de procès pour vivre, et même survivre. Les procès, c’est devenu leur fond de commerce…

Au total, le ministère public, rien de moins, et 13 organisations (les mêmes présentes contre Zemmour) se sont constituées parties civiles, dont le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), la Licra et SOS Racisme. « Le Crif constate qu’avant la haine était tue, et que maintenant elle est dévoilée. Dès lors, elle entre sous le coup de la loi et doit être punie », avait déclaré à l’AFP David-Olivier Kaminski, avocat de l’organisation.

La jeune femme, poursuivie pour « provocation à la haine raciale » n’était pas présente au procès car « elle est victime de menaces : elle n’allait pas venir s’exposer » a expliqué son avocat Me François Wagner, suivant ainsi courageusement les traces de son père Me Georges-Paul Wagner, qui fût l’avocat des proscrits et des dissidents de son temps.

Depuis qu’elle s’est retrouvée sur le devant de la scène à cause des pantomimes médiatiques et politiques de l’intelligentzia française, Cassandre Fristot n’a cessé de rappeler qu’avec sa pancarte elle visait les responsables de la crise sanitaire, au sein d’une manifestation critiquant ces mêmes responsables. Toute autre interprétation n’étant qu’extrapolation…

Le ministère public a quand même requit 3 mois de prison avec sursis et 3 ans d’inéligibilité à l’encontre de Cassandre Fristot. Et comme, en nos temps d’inversion et de perversion, de bêtise intellectuelle, de novlangue perpétuelle, de persécution des incorrects, il est difficile de clamer « J’ai confiance en la justice de mon pays », confions-la plutôt, en ce jour où l’Eglise catholique fête la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie, à cette Bonne Mère pour qu’Elle la protège des malveillants !

Francesca de Villasmundo

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