La façon dont la ville de Paris a obtempéré aux injonctions de la clique Klarsfeld est symptomatique: il s’agit uniquement de sacraliser un martyr en raison de son appartenance ethnique…

Pour justifier du baptême d’une rue (ce qui ne s’imposait pas vraiment), la ville de Paris avait utilisé l’arme absolue: la “résistance”.

https://fr.timesofisrael.com/paris-la-plaque-de-la-rue-primo-levi-modifiee/

Or le martyrologe de Klarsfeld (le plus complet à cette heure) est très clair: “Lévi n’a pas été déporté pour faits de résistance, mais parce qu’il était juif!”

Dont acte! Primo Lévi ne s’est donc jamais signalé pour “acte de résistance”...

Mais cela faisait bien dans le tableau sauf à blasphémer: ternir l’image du martyre juif au profit du martyre résistant… Il y a des priorités à respecter tout de même!

On se rappellera alors ce morceau d’anthologie du susdit qui prend ici un relief très particulier :

« Avec le mensonge patiemment appris et pieusement exercé, si Dieu nous assiste, nous arriverons à dominer ce pays et peut-être le monde ; mais cela ne pourra se faire qu’à la condition d’avoir su mentir mieux et plus longtemps que nos adversaires. Je ne le verrai pas, mais toi tu le verras : ce sera un nouvel âge d’or, (…) tandis qu’il nous suffira, pour gouverner l’Etat et administrer la chose publique, de prodiguer les pieux mensonges que nous aurons su, entre-temps, porter à leur perfection. »

Primo Levi, Lilith, Le Livre de Poche No 3124, page 162

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