Un détenu musulman a attaqué au couteau deux surveillants au centre pénitentiaire de Condé-Sur-Sarthe. Les deux gardiens sont “très lourdement blessés au visage, et au ventre”, l’un d’eux ayant été “plus grièvement atteint” mais leur pronostic vital n’est pas engagé. Le détenu est toujours retranché dans une unité de vie familiale avec sa compagne. “Le caractère terroriste de cette attaque ne fait aucun doute”, a expliqué Nicole Belloubet, Garde des Sceaux. Les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS), des unités d’interventions spécialisées sont sur place ainsi que le Raid.

L’attaque s’est produite vers 9h30, l’assaillant aurait hurlé «Allah akbar». Détenu de droit commun, Michaël Chiolo, 27 ans, qui purgeait une peine de 30 ans, est considéré comme «radicalisé en prison», selon une source policière, citée par l’AFP. Il n’était cependant pas détenu dans le quartier pour radicalisés ouvert en septembre 2018, d’après FO. 

Converti à l’islam en 2010, le détenu purge une peine de réclusion criminelle pour arrestation, enlèvement, séquestration suivie de mort et vol avec arme, et d’un an d’emprisonnement pour apologie publique d’acte de terrorisme. Il est libérable en 2038.

A 16h, l’auteur de l’agression était toujours retranché, avec son épouse, dans une Unité de vie familiale. Selon maître Pauline Brion, l’ancienne avocate du détenu, il a rencontré sa compagne «en prison et ils projetaient de se marier». «Il avait écrit à quelqu’un après sa conversion pour qu’on lui trouve une épouse», a-elle encore précisé d’après l’AFP. «C’est vraiment une tentative d’assassinat. Il y avait du sang partout. L’unité de vie familiale était un champ de bataille», a ajouté Alassanne Sall, délégué FO de la prison également cité par l’AFP.

Or c’est dans ces mêmes prisons, où le problème de la “radicalisation islamiste” est omniprésent, que le gouvernement veut placer les djihadistes français partis se battre au côté de Daesh et qu’il veut rapatrier. Voilà bien la meilleure manière de multiplier les attaques terroristes sur le sol français.

Francesca de Villasmundo

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4 commentaires

  1. Pierre Gouverneur says:

    Il faut ou faudrait même s’habituer à être agressé mortellement ou tué au nom d’Allah, même par un détenu … et payer les frais de incarceration des djihadistes ….

  2. daflon says:

    Affaire banale et ordinaire.On sème ce qu’on récolte.

  3. Tinatine says:

    Pourtant les solutions existent : fouiller systématiquement les visiteurs de la famille , adopter le système américain pour les individus dangereux ( fers aux pieds , combinaison orange , visite au parloir derrière une vitre ) , on pourrait aussi rétablir la peine de mort pour ce genre d’ individus : ça résoudrait pas mal de problèmes d’ un coup . Il faudrait poursuivre Badinter devant les tribunaux : sa sinistre loi a mis en danger la vie d’ autrui .

  4. Cadoudal says:

    une autre solution:

    proclamer la croisade

    c’est pas à la mode , mais pourtant…

    çà nous éviterait les Bataclans à venir que la République nous prépare.