Yannick Sauveur a fait partie des proches de Jean Thiriart pendant près de vingt ans.

Jean Thiriart (1922-1992), peu connu du grand public, fut le fondateur d’une organisation transnationale appelée Jeune Europe qui, dans les années soixante, défendait le concept de nationalisme européen et préconisait une Europe de Vladivostok à Dublin.

Né à Bruxelles, Jean Thiriart avait commencé son engagement politique dès ses 14 ans (en 1936) au sein de la Jeune garde socialiste unifiée et l’Union socialiste anti-fasciste avant de rejoindre en 1941 les Amis du Grand Reich Allemand (AGRA), ce qui lui valut un séjour en prison après la guerre. A sa libération, il gagne très bien sa vie dans une activité d’opticien et structure même cette catégorie professionnelle dont il devient un représentant officiel. En 1960, l’ex-Congo Belge accède à l’indépendance et Thiriart s’active au sein des opposants à la décolonisation regroupés dans le Comité d’action et de défense des Belges d’Afrique puis le Mouvement d’Action Civique (MAC) qui prône la moralité publique et dispose d’un journal qui s’appellera tour à tour Belgique-Afrique puis Nation Belgique et enfin Jeune Europe qui apporte rapidement son soutien à la bataille pour l’Algérie française. Jean Thiriart apporte alors son appui à l’OAS.

Le Congo belge perdu, l’Algérie française perdue, Thiriart recentre son engagement dans la promotion d’un nationalisme européen dont l’ennemi est l’Amérique. Dès 1968, Thiriart se rend à Bagdad et s’intéresse au combat palestinien. Il prend aussi des contacts en Russie, qui est encore l’URSS. Puis défend le communautarisme comme alternative au communisme soviétique.

Au final, Thiriart reste un inclassable, aujourd’hui oublié et curieusement connu avant tout parmi les milieux nationalistes italiens. 

Thiriart, Yannick Sauveur, éditions Pardès, collection Qui suis-je ?, 128 pages, 12 euros

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Ce numéro 80 de la revue Civitas est un numéro spécial de 100 pages.

On y trouvera d’une part un dossier consacré au Great Reset. Pour beaucoup cette expression (en français Grande Réinitialisation) demeure un peu mystérieuse. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question anecdotique, bien au contraire.

On retrouve dans cette revue les interventions de Monseigneur Viganò, qui a exercé d’éminentes fonctions à la Curie et dans la diplomatie vaticane (Nonce aux États-Unis), Xavier Poussard directeur de la lettre confidentielle Faits et Documents, Lucien Cerise, Modeste Schwartz et Pierre Antoine Plaquevent spécialistes reconnus de cette question, Xavier Moreau, grand spécialiste de la Russie, Le général Delawarde ainsi que la courageuse Cassandre Fristot qui relate les persécutions et les condamnations dont elle a été victime pour avoir simplement porté, dans une manifestation, une pancarte avec la question QUI ?

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