Selon les dernières données de l’Agence Internationale de l’Energie parues lors du Salon de l’automobile de Francfort le 14 novembre 2017, il y a actuellement un parc d’un peu plus de 2 millions de voitures électriques, c’est-à-dire les voitures à batterie électrique et les voitures hybrides rechargeables, la France occupant une honorable 7e place.

La Chine constitue près d’un tiers du parc mondial de voitures électrique avec 648.770 véhicules (soit 32 %), devançant les Etats-Unis avec 563.710 véhicules (soit 28 %). A eux deux, ils représentent plus de la moitié du parc mondial. Voici le reste des 12 principaux pays (sachant que les pays situés au-delà du 12e rang mondial totalisent un parc de 87.480 véhicules) :

3 – Japon : 151.250

4 – Norvège : 133.260 (soit un tiers du parc norvégien)

5 – Pays-Bas : 112.010

6 – Royaume-Uni : 86.420

7 – France : 84.000

8 – Allemagne : 72.730

9 – Suède : 29.330

10 – Canada : 29.270

11 – Corée du Sud : 11.210

12 – Inde : 4.800

Pour ce qui est des marques, les chiffres du 1er semestre 2017 selon les données du site allemand Electric Vehicle World Sales Database donnent une marque française dans les 10 premières marques mondiales, à savoir Renault à la 8e place, en compagnie de 3 marques chinoises, 2 allemandes, 2 japonaises (dont le 6e, Nissan, filiale du groupe français) et 2 américaines.

1 – Tesla est évidemment le leader mondial avec 51.884 véhicules produits (y compris celui envoyé dans l’espace…).

2 – BMW : 48.796

3 – BYD (Chine) : 46.019

4 – BAIC (Chine) : 36.081

5 – Nissan : 33.620

6 – Toyota : 31.909

7 – Chevrolet : 27.359

8 – Renault : 22.771

9 – Zhidou (Chine) : 22.514

10 – Volkswagen : 18.506

La voiture électrique est-elle la panacée de demain ? En ce qui concerne les économies en pétrole, aucun doute. Mais que dire du reste ??? Les voitures électriques, si elles constituaient la totalité du parc automobile mondial (Nicolas Hulot veut qu’elles constituent la totalité du parc français pour 2040), entraînerait une baisse de la demande de platinoïde de 53 % et de celle d’acier de 1 %. La légère face sombre de la voiture verte, c’est l’explosion de la consommation de lithium de 2898 % et celle de cobalt de 1928 %… Pour ceux qui voudrait approfondir l’enjeu du lithium, je les renvoie à un de mes précédents articles. Histoire de corser l’affaire, les terres rares verraient leur demande augmenter de 655 %, celles du graphite de 524 %, du nickel de 105 %, du cuivre de 22 %, du manganèse de 14 % et de l’aluminium de 13 %. Comme disait Régis Laspalès « ça fait moins rire ça ! ».

Autre léger problème souligné par Isabelle Klein sur le site Infoguerre le 26 décembre 2017  :

« Le français ne peut pas partir en vacances en VE, l’autonomie n’est que de 100 à 300 kilomètres. Ce constat n’est pas applicable à tous les pays. En effet, culturellement les Chinois sont différents : la voiture n’est utilisée que localement. Actuellement en France, il y a uniquement 16 000 bornes dont 7 500 dans les réseaux d’autopartage. Le temps de recharge dans le meilleur des cas est de 20 minutes, il faudrait donc 10 fois plus de bornes que de pompes à essence. On en est loin. Les constructeurs automobiles communiquent beaucoup en annonçant des améliorations à venir quant à l’autonomie de la VE. La conséquence est de créer un attentisme de la part des consommateurs potentiels. Pourquoi acheter aujourd’hui une voiture qui sera non seulement obsolète dans 2 ans et qui ne sera pas revendable ? »

Bref, la voiture électrique n’est qu’un transfert de problème et ne résoudra pas grand-chose. Par contre, son imposition pourrait permettre à certaines firmes de s’enrichir rapidement…

Hristo XIEP

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