Nouveau coup de théâtre dans cette élection à suspense. Le juge Kevin Elsenheimer, un juge du Michigan, a autorisé la publication d’une analyse judiciaire des données du système de vote “Dominion” utilisé dans le comté d’Arntrim (Michigan).

Dans un premier temps, ce comté avait annoncé comme vainqueur Biden, avec 7 769 voix contre 4 509 à Trump. La machine, à qui on a demandé de recompter 2 fois les votes a, lors de ces deux recomptes, donné une large majorité à Trump, ce qui n’était d’ailleurs nullement étonnant dans un comté acquis aux républicains ces dernières années.

Le décompte final a été de 9 748 voix pour Trump (+ 5 239 par rapport au 1er décompte) et de 5 960 pour Biden (- 1 809).

Les responsables électoraux ont d’abord affirmé qu’il s’agissait d’une erreur humaine. Mais Russell James Ramsland, Jr., titulaire d’un MBA de l’Université de Harvard, membre de “Allied Security Operations Group”, un groupe de professionnels engagés notamment dans la cybersécurité a mené un rapport sur l’intégrité du système de vote Dominion dans ce comté. Ce rapport indique dans son article B-2, que le système de vote Dominion est “intentionnellement et délibérément conçu avec des erreurs inhérentes pour créer une fraude systémique et influencer les résultats de l’élection”. Le juge a donc autorisé la publication de ce rapport d’experts.

Du fait de cette analyse qui a été, je le rappelle, commandée par la justice, le parti républicain a décidé de faire voter aujourd’hui ses électeurs – tout comme l’ont fait aussi les électeurs du parti démocrate – dans 5 Etats: la Georgie (16 électeurs), le Nevada (6 électeurs), le Michigan (16 électeurs), la Pennsylvanie (20 électeurs) et le Wisconsin (10 électeurs). En tout 68 électeurs, soit 31 de plus qu’il n’en faut à Trump pour empêcher l’élection de Biden. Pour l’instant, les résultats “officiels” accordent ces 68 électeurs à Biden.

Ce sera aux deux chambres du Congrès de décider les votes de quels électeurs il faut compter. Ce cas est déjà arrivé au XIXe siècle. Si les deux chambres sont d’accord pour valider l’un des deux groupes d’électeurs, c’est ce groupe-là dont on comptera les votes qui ont été émis le 14/12/2020. La décision se fait Etat par Etat. S’il n’y a pas accord entre les deux chambres, l’Etat perd en principe la possibilité de participer au Collège électoral. Si le nombre d’électeurs pour lesquels il n’y a pas accord entre les deux chambres atteint 37, Biden ne pourra pas être élu, car 306-37=269 (il faut 270 voix pour être élu).

Dans le cas où aucun des candidats atteint 270 voix, l’élection est conférée à la Chambre des représentants, mais avec le principe 1 Etat=1 voix. Or, les représentants sont majoritairement républicains dans 27 Etats sur 50, majoritairement démocrates dans 20 et à égalité dans 3  (Michigan, Minnesota et Pennsylvanie).

Le 2e tour des deux élections sénatoriales fédérales qui aura lieu le 5/1/2021 sera très important. Si les républicains font élire au moins un de leurs deux candidats, ils garderont leurs majorité au Sénat et seront donc en mesure, sauf trahison d’un de leurs sénateurs, d’empêcher la prise en compte des voix des électeurs démocrates de ces 5 Etats et donc de permettre le réélection de Trump.

Rappelons que rien qu’en Pennsylvanie, selon les avocats de Trump, 682 770 votes par correspondance n’ont pas été suffisamment contrôlés (signature, domicile dans l’Etat, âge, nationalité). Des dizaines de témoignages de grande ampleur on été fait en justice: hereistheevidence.com.

Continuons donc à prier pour que cette élection ait une heureuse issue.

Gontran PAUME

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