Bardella, futur 1er ministre de Macron ?
Bardella, futur 1er ministre de Macron ?

Dans le contexte actuel, de cette dissolution de l’AN soudaine, Macron reste le maître du temps, le semeur de chaos, et le RN, la première euphorie passée, pourrait se réveiller avec la gueule de bois et l’étiquette d’incapables sur le dos. Alors, voter ou non le 30 juin et 7 juillet prochains ?

Macron : moi ou le chaos

Durant la campagne des Européennes, Marine Le Pen a peut-être bien commis une erreur stratégique : d’appeler à une dissolution de l’AN si le parti macroniste prenait une claque. Aujourd’hui, le RN est emprisonné dans cette posture et peut difficilement en critiquer la soudaineté de la décision de Macron malgré que ce soit une mesure folle avant les JO et le maigre temps de campagne. Une autre erreur fut de ne pas appeler à la destitution du président Macron dont le gouvernement a régné à coup de 49.3, avant que la dette ne devienne abyssale, que la guerre ne se rapproche, que l’insécurité ne gagne même les campagnes, avant les JO qui vont être une catastrophe….

La situation actuelle est bien le pire moment pour gouverner, et là se situerait bien la machination infernale de Macron et de ceux qui tirent les ficelles derrière lui. Machination actée contre le RN mais plus globalement la droite catholique et nationale. Macron a l’habileté de « griller le RN » avant 2027, en le laissant à la place de son gouvernement d’incapables gérer une nation en désintégration avancée : dette pharamineuse provoquée par Lemaire, JO avec menaces d’attentats vrais ou sous faux-drapeau, l’occasion est trop bonne pour semer le chaos (les EU autant qu’Israël ont prévenu la France), syndicats en colère, inflation, vie chère, et surtout IIIe Guerre Mondiale aux portes. Il faut écouter les analystes sans œillères, par exemple madame Caroline Galactéros : les EU font tout pour provoquer une petite guerre nucléaire sur le sol européen, ce qui arrangerait leurs affaires internes et externes.

Si le RN forme le gouvernement en juillet, il va hériter de macron et de ses gouvernements successifs du pire

Si le RN forme le gouvernement en juillet, il va devoir composer avec ce pire jamais atteint, avec ce cycle de destruction, avec cette guerre à venir. Il va devoir gouverner sans moyens, avec l’Union Européenne qui a la majorité du pouvoir pour les décisions régaliennes, (le gouvernement de Meloni n’a pas pu mettre en pratique sa politique anti-immigration), avec Macron qui conserve la présidence et certains pouvoirs pour bloquer les décisions du gouvernement de cohabitation, et avec une rue en feu : les syndicats, les étudiants, les banlieues, les institutions qui vont laisser faire, vont se déchaîner, et ce que nous voyons aujourd’hui ne sont que les prémisses du soulèvement orchestré par les officines gauchistes qui nous attend et qui sera bien plus violent.

A cette ‘ingouvernance’ programmée par Macron, il faut rajouter 2 autres facteurs qui rendront l’exercice du pouvoir par le RN un piège : 1e ) Bardella âgé de seulement 28 ans, le pressenti pour être 1e ministre, n’aura pas les épaules ni la connaissance ni l’expérience pour supporter la pression immense qui va lui tomber dessus. Il va être très vite essoré, dépassé, cornaqué par des FM qui lorgnent déjà sur lui ; 2e) l’insuffisance de cadres tant politiques qu’administratifs expérimentés pour remplir les fonctions dans les ministères, et à l’AN. Ce dénuement, particulièrement dans le domaine administratif, est un boulet, un frein, un immense handicap pour mettre en pratique la politique choisie.

Le RN sera confronté à une impossibilité de gouverner dont Macron aura été l’artisan pour le piéger

Quelle sera le résultat de cette ‘ingouvernance’ qui aura comme décor l’obstacle macronien et le chaos dans la rue et les institutions, la dette, la guerre, l’immigration, l’insécurité, l’inflation (car tout ceci ne sera pas réglé, pourrait même empirer) ? Tout ce pire sera imputé au RN mais plus largement au camp appelé ‘extrême-droite’ par la conscience morale universelle, camp dans lequel les catholiques sont classés. Ils seront discrédités, déconsidérés, calomniés comme les faiseurs de chaos, pour très longtemps. Et d’ailleurs, certains milieux informés évoquent à demi-mot une possible révolution de couleur en France comme en Ukraine en 2014 ou lors de printemps arabes, mouvements qui furent tout sauf spontanés. Et on sait quelles étaient les forces tapies derrières…

Qui aura le pouvoir en 2027 ? Une hypothèse : Macron, qui pense à un 3e mandat ce que certains juges du Conseil Constitutionnel lui accordent déjà, démissionnera en 2026, arguera qu’il n’a pas terminé sans second mandat et briguera le 3e, exposera pour l’obtenir tout ce pire dont le RN n’aura en réalité qu’hérité mais qu’il n’aura pu endiguer, et brandira dans son discours toutes les peurs : peur du retour de l’extrême-droite, peur de la peste brune qui est source de chaos, etc. Une autre hypothèse : un autre pion comme Macron se présente. De toute manière, les Français ayant la mémoire courte, ils se détourneront du RN et du camp national l’accusant de tous les maux, et peut-être bien du pire, d’avoir déclenché une guerre.

Il faut tirer les leçons du passé : souvenons-nous de la IIe Guerre Mondiale ! Nous ne sommes pas dans un schéma bien différent. Le front populaire et la IIIe République laïciste, anti-cléricale, l’ont préparée, et elle fût si meurtrière. Tout, l’échec, l’armistice, la défaite, a cependant été attribuée après-guerre à Philippe Pétain mais plus fondamentalement, -car cela fonde la répartition politique arbitraire et totalitaire entre les bons et les méchants -, au camp national et catholique (parmi lesquels se trouvèrent bien des résistants que l’on a vite oubliés pour donner la gloire aux communistes et à la gauche). Depuis lors, sur ce camp est jetée l’opprobre vindicative tant par la gauche que par la droite molle, cette dernière étant assez bête pour se faire dicter la posture morale politiquement correcte par les anti-France. Ces élections législatives pourraient remettre une pièce dans la machine pour que le refrain sur le retour fantasmé de la « bête immonde » tourne en boucle pendant encore des décennies.

La camp national et catholique risque de porter, en 2027, la responsabilité de l’échec du RN programmé par Macron

Alors, aller voter ou non le 30 juin et 7 juillet prochains ? Il y a de bons arguments pour aller voter, d’autres de ne pas y aller. Voter pour le RN certainement limitera les dégâts pour quelques mois mais pourrait, le conditionnel est de rigueur car l’être humain et les peuples sont imprévisibles, provoquer un retour de bâton qui risque de faire plus mal que si on laisse les forces du système s’entre-déchirer entre elles et assumer la déroute cataclysmique de la France et une possible guerre dont elles sont les seules responsables.

Quoi qu’il en soit de ce que chacun fera en ses âme et conscience, les dés sont pipés, le pouvoir est ailleurs, l’extrême-centre comme on peut l’appeler aujourd’hui a donc de fortes probabilités de sortir gagnant en 2027 sur les décombres de la nation et du camp de la nation.

Si la claque cuisante de Macron est une réjouissance, que cette réjouissance superficielle ne nous aveugle pas : il reste avec les forces mondialistes, ce Deep State qui gouverne réellement les nations européennes et occidentales et dont il applique l’Agenda 2030 sans état d’âme, le maître du temps ! Tant que Dieu, le Vrai Maître du temps, le permettra…

Francesca de Villasmundo

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